Allégeance sous les cerisiers de Fukiya Furo

ammégeance sous els cerisiers couverture
Dans le Japon féodal, deux clans s’affrontent pour obtenir le trone : les Taira et les Minamoto. Ushiwakamaru, héritier des Minamoto, est un apprenti bonze turbulent. Refusant cette voie, il fuit au Nord. Mais il est poursuivit par Benkei, un guerrier émérite qui souhaite lui dérober son épée légendaire. Rapidement, les deux hommes tombent amoureux et s’allient.
Ce manga est un oneshot yaoi plutot épais. Les dessins sont plaisants, le trait vif. Les chapitres sont plutot longs. Ce volume permet de découvrir trois histoires : tout d’abord, la vie antérieure de Ushiwakamaru et Benkei, où les rapports maitre-vassal étaient inversés, mais l’amour déjà présent. Ensuite, l’histoire précitée. Et enfin, en bonus de fin de volume, l’histoire de la jeunesse de Yoritomo, lorsqu’il était apprenti.

Note : C’est ainsi que j’ai compris la lecture de ce livre. D’autres personnes y ont vu trois histoires distinctes.
allegeance sous les cerisiers planche
Je ne suis pas spécialiste de l’histoire féodale du Japon. Aussi j’ai été rapidement prêtée à confusion : les personnages changent de nom avec leur statut, ou dans l’histoire de vie antérieure qui passe sans transition à l’actuelle, etc. C’est dommage pour nous occidentaux car aucune indication n’est donnée dans le livre et je pense qu’on manque de culture pour saisir les personnages qui sont visiblement des figures historiques ayant réellement existé. Cela ne nous empeche pas bien sur d’apprécier la romance et la beauté des planches.
Le choix du one shot est particulier. Même si le prélude et l’histoire bonus apportent un nouvel éclairage, je trouve que les histoires sentimentales manquent de développement et se cantonnent à quelques scènes de sexe. D’ailleurs tout va très vite dans ce manga, que ce soit pour les sentiments ou la trame historique. Ces ellipses et ce rythme renforcent mon sentiment précédent d’être un peu perdue.
Je tiens quand même à saluer l’originalité de cette histoire, que ce soit par le choix de l’époque ou par ses références nippones. Outre la réincarnation, on y parle par exemple de Tengu. Les Tengu sont un type de créatures légendaires de la religion populaire japonaise, considérés comme des dieux shinto ou comme des yōkai. (monstres).
Ce n’est donc pas un « simple » roman graphique yaoi, mais un récit construit sur de piliers solides et fantaisistes. Je pense que l’histoire aurait mérité d’être étalée sur plusieurs volumes pour gagner en profondeur et en compréhension.
allegeance sous les cerisiers planche
Informations complémentaires : 228 pages – 7,95 euros – Pour public averti – Editions Boy’s Love, Hana Collection – septembre 2019
Yaoi  : désigne une œuvre mettant en scène un récit romantique ou sexuel entre hommes


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