[ANIME] Vampire in the Garden

Animé américano japonais de 5 épisodes de 25 minutes environ sorti au printemps 2022 sur Netflix
production originale du studio Wit (également à l’origine du film Bubble)
Genre et thèmes : drame, fantastique, musique, amitié, vampire
Site web officiel : Lien

Dans un monde post apocalyptique où vampires et humais sont en guerre, Momo est une adolescente, fille d’une haute dignitaire de l’armée humaine. Alors que cette dernière use de sa position pour offrir un emploi tranquille à sa fille, Momo se lasse. Alors qu’une de ses anciennes collègue lui donne une ancienne boite à musique cassée, Momo lui promet de la réparer et d’écouter la mélodie ensemble. A savoir que dans le monde des humains, tout art est interdit, et spécialement la musique qui peut attirer les vampires. Le soir où elles doivent se retrouver, les deux jeunes femmes se trouvent mêlées à une fusillade. Alors que son amie décède, Momo fait la rencontre de Fine, la reine des Vampires. Elle aussi semble lasse de sa vie.

Des vampires et un animé court, ce sont deux facteurs qui me poussent à lancer le lecteur Netflix. Dans cette histoire post apocalyptique, on peut retrouver des inspirations comme Thelma et Louise, avec les deux femmes en cavale, ou bien Roméo et Juliette. Si l’amour entre Momo et Fine est platonique et ressemble à de l’amitié, il est clair que la Reine des Vampires a des tendances lesbiennes. Cet amour est l’incarnation de nombreux interdits : l’amour saphique, l’amour de deux races différentes, l’amour entre deux clans ennemis…

L’autre pilier de la série est la culture, et notamment la musique. Tout ceci est interdit chez les humains alors que les Vampires en profitent largement. Pourtant la musique rassemble Fine et Momo, comme d’autres personnes en background. La culture semble un moyen de rassemblement et de paix, un idéal à atteindre, une utopie.

On remarque également une autre opposition entre ces peuples : les humains vivent plutôt misérablement, dans des lieux militarisés. Alors que les vampires habitent des demeures luxueuses où ils jouissent de bals et autres réjouissances. Malgré cette satire légère des classes sociales, le faste ne semble pas rendre plus heureux.

L’image du vampire est intéressante: d’apparence humaine, ils apprécient les arts. Ce qui les différencie des autres productions, c’est leur faculté à voler en modifiant leurs bras. Ils ont également la possibilité de s’administrer une sorte de drogue qui les transforme complètement en sorte de chauve souris géante (albinos, car les vampires semblent des êtres albinos) à la force colossale. Mais cela signe généralement leur arrêt de mort. On ne sait pas d’où vient cette drogue ni quel est son véritable but, puisque les vampires qui l’utilisent sont généralement au combat et acculés par l’armée humaine. Il aurait été intéressant d’en savoir plus sur ce point.

Côté réalisation, les décors sont superbes. Les paysages enneigés et paisibles jurent avec la violence des tirs et du sang versé. Mais ce qui est dommage, c’est que le charadesign ne suit pas. Lors de plans moins rapprochés, les visages et les détails sont vraiment négligés. C’est dommage car de mon point de vue, les expressions des visages et leurs particularités sont important pour l’identification et l’attachement aux personnages. J’espère que ce désagrément ne sera pas le même dans le long métrage Bubble (du même studio) que j’ai sur ma wishlist depuis sa sortie sur Netflix.

De même, tout va très vite aussi du côté du scénario. C’est dommage car il aurait été intéressant également d’approfondir la psychologie des personnages (je pense par exemple à l’oncle de Momo). L’histoire méritait un plus ample développement pour une meilleure compréhension.

Un bilan mitigé pour un animé qui se regarde rapidement avec beaucoup de plaisir, de réflexions et d’émotions.

Journal de visionnage ~Mai 2022

Ayant été bien malade la semaine dernière, j’ai pris beaucoup de retard dans l’écriture de mes articles, et je m’en excuse. Voici donc seulement le point sur mes visionnages effectués le mois dernier.

Films

Venom (film de super héros américain – Netflix)

Lors d’une expédition d’exploration spatiale, un vaisseau de la Life Foundation retourne sur Terre avec à son bord quatre échantillons de symbiotes extraterrestres. Mais durant l’entrée dans notre l’atmosphère, le vaisseau connaît une avarie et s’écrase dans l’est de la Malaisie. Depuis son immense complexe à San Francisco, Carlton Drake, puissant et mystérieux PDG de la fondation, gère les opérations. Il parvient à faire rapatrier trois des quatre échantillons. Le quatrième s’est enfui en prenant possession du corps d’une femme âgée.
À San Francisco, le journaliste Eddie Brock est chargé d’interviewer Carlton Drake, après de nombreuses rumeurs prétendant que la Life Foundation utilise des cobayes humains. Eddie trouve des éléments dans les courriels de l’ordinateur de sa fiancée, Anne Weying, avocate dont le cabinet collabore étroitement avec la Life Foundation. Mais en accusant publiquement Drake de tuer ses cobayes sans apporter de preuve formelle, il est renvoyé de son travail et perd en même temps sa fiancée et son appartement.

Un film Marvel que je n’avais pas encore vu (datant de 2018) J’ai profité d’une soirée pizza avec mes ados pour le regarder. Un film sf mêlant action et humour avec efficacité. Il aborde des thématiques importantes comme l’éthique, la vie extraterrestre, la politique, l’équité du journalisme…

Mais aussi…

Mary et la fleur de la sorcière (film d’animation japonais – Netflix)

C’est l’été. Mary vient d’emménager chez sa grand-mère dans le village de Redmanor. Elle s’ennuie ferme. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois tous les sept ans. On l’appelle la « fleur de la sorcière ». Celle-ci imprègne les mains de la petite fille de magie. Mary réussit alors à animer un balai de sorcière qui la conduit jusqu’à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie. Prise de panique, elle n’ose avouer qu’elle n’est pas une véritable élève et se laisse entrainer par la directrice dans la visite des lieux.

J’ai vu ce film dans le cadre du challenge de rattrapage de films asiatiques.
Un animé fantastique plutot classique mais qui reste un bon divertissement. Pour relire mon article complet, c‘est par ici.

Séries :

Heartstopper saison 1(drame romantique britannique – Netflix)

Charlie Spring et Nick Nelson sont élèves à Truham. Charlie, introverti et intellectuel rêveur, est ouvertement homosexuel. Nick est le charmant rugbyman populaire de l’école que tout le monde suppose être hétéro mais qui s’interroge sur son orientation sexuelle au moment où il devient très proche de Charlie.

Il s’agit de l’adaptation du roman graphique britannique éponyme d’Alice Oseman. C’est un roman ultra populaire et ne pouvant pas y avoir accès, j’ai décidé de regarder l’adaptation en série sur Netflix. J’ai beaucoup aimé sa fraicheur et sa façon d’aborder la question de la sexualité et de l’identité lors de l’adolescence. Les acteurs m’ont convaincue et je ne pense pas être la seule puisque deux saisons supplémentaires ont été commandées.

Rick et Morty saisons 1 à 4 (animation science fiction américaine – Netflix)

La série suit les mésaventures de Rick Sanchez, un scientifique cynique et fantasque, et de son petit-fils, Morty Smith, perturbé et facilement influençable, qui partagent leur temps entre une vie domestique et des aventures interdimensionnelles.

La série provient d’une courte parodie animée reposant sur la trilogie de films « Retour vers le futur », créée par Roiland pour Channel 101, un festival de court métrage cofondé par Harmon. Et c’est une grande réussite. Animation pour adulte (on retrouve de nombreuses allusions sexuelles et pas mal de violence), celle-ci dépote par son humour noir et ses incalculables clins d’oeil parodiques au monde de la pop culture. Tout est passé au vitriol et c’est purement jouissif ! Je ne peux que vous conseiller vivement si vous êtes dans ce genre de trip et que vous ne connaissez pas.
Je regrete juste que la saison 5 ne soit pas dispo sur Netflix mais demande l’abonnement à une énième plateforme de streaming…

Solar Opposites saisons 1 et 2 (animation science fiction américaine – Disney +)

La planète Schlorp était une Utopie parfaite. Après qu’un astéroïde l’ait détruite intégralement, cent adultes et leur réplicant (ainsi qu’un Pupa) sont partis à travers la galaxie à la recherche d’une nouvelle maison. C’est ainsi que les Solar Opposites se sont échoués sur Terre, une planète surpeuplée. Alors que Korvo cherche à réparer leur vaisseau afin de repartir, les trois autres s’adaptent à la vie humaine.
Certains épisodes présentent une histoire parallèle autour d’humains miniaturisés par les enfants Solar Opposites, vivant dans une sorte d’univers post-apocalyptique dans le mur de la chambre des ados.

Cette série pour adultes américaine est produite par les papas de Rick et Morty. C’est ce qui nous a motivé à y jeter un œil. Si l’humour noir, la violence, le sexe y sont toujours présent, l’accent est plutot mis sur la critique de la société américaine. C’est moins léger que Rick et Morty, et beaucoup moins popculture. Cela m’a donc moins plus (trop de sexe inutile à mon goût et pas assez de rigolade, ni de clins d’oeil) Elle n’en est pas moins une bonne série.

Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour plus de visionnages asiatiques (Je viens de terminer un drama par exemple)
Et vous, que regardez-vous actuellement ?

Mary et la fleur de la sorcière

Film d’animation japonais de 1 h 42, sorti en 2017 au Japon et en février 2018 en France
Disponible sur Netflix depuis mars 2021
Genre et thèmes: drame, fantastique, magie, sorcellerie
Studio d’animation: Studio Ponoc
Site web officiel : Lien / Lien 2

C’est l’été. Mary vient d’emménager chez sa grand-mère dans le village de Redmanor. Elle s’ennuie ferme. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois tous les sept ans. On l’appelle la « fleur de la sorcière ». Celle-ci impregne les mains de la petite fille de magie. Mary réussit alors à animer un balai de sorcière qui la conduit jusqu’à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie. Prise de panique, elle n’ose avouer qu’elle n’est pas une véritable élève et se laisse entrainer par la directrice dans la visite des lieux.

Film visionné dans le cadre du challenge de rattrapage de films asiatiques

Mary to Majo no Hana , de son titre japonais, est un film de Hiromasa Yonebayashi, animateur du studio Ghibli ayant notamment réalisé Arrietty et Souvenirs de Marnie. Produit par le studio Ponoc, qui se compose d’ex-animateurs de Ghibli, celui-ci adapte le roman de Mary Stewart, The Little Broomstick. A noter que le roman est disponible en France chez les éditions Ynnis sous le titre « Le balai magique ».

Couverture du roman en version française

A son arrivée sur Netflix, ce long métrage m’intéressait mais je n’avais pas encore pris le temps de le visionner. Et ce fut une belle découverte. L’animation est plutot bien réalisée. Les scènes ayant lieu dans la foret ou dans les nuages m’ont particulièrement plues.

Côté scénario, il est plutot classique, mais il reste plaisant. C’est un subtil mélange de Harry Potter et Le chateau ambulant, saupoudré de Kiki la petite sorcière. Les rebondissements sont un peu déjà vu pour qui est habitué à ce type de narration. Et j’ai rapidement deviné qui était la sorcière à qui appartient le balai magique. Mais cela n’a pas gaché la féérie de l’histoire.

Les personnages sont eux aussi plutot classiques. Mary est ce genre de petite fille attachiante. Elle est accompagnée de deux chats magiques. Les méchants sont égocentriques et avides de pouvoir. Certains spectateurs déploreront le manque d’imagination, ou iront même jusqu’à fustiger la « ressucée » façon best of de Miyazaki.

Je ne sais pas quel est le degré de liberté prise par le studio pour l’adaptation du roman.
Un long métrage plutot classique mais graphiquement réussi, mêlant une fois encore le folklore japonais aux anglicismes. Il vous fera passer un bon moment sans rester dans les mémoires.

Journal de visionnages ~Avril 2022

Après mes lectures, voici mes derniers visionnages qui finalement sont plutot nombreux malgré les vacances scolaires (période où je ne regarde pas beaucoup les plateformes)

Films
Les cinq légendes
(film d’animation américain – Netflix)
L’aventure d’un groupe de héros, tous doués de pouvoirs extraordinaires. Emmenées par Jack Frost, un adolescent rebelle et ingénieux, ces cinq légendes vont devoir, pour la première fois, unir leurs forces pour protéger les espoirs, les rêves et l’imaginaire de tous les enfants.

Un ancien film d’animation (2012) choisi par mon ainée pour une soirée familiale. Un conte sympathique et bien ficelé pour un bon divertissement.

Mais aussi…
Silenced
(drame coréen -Netflix)
Kang In Ho est le nouveau professeur d’arts de l’école pour enfants sourds Ja Ae, à Mujin. Il a du laisser sa fille malade aux soins de sa mère à Séoul, son épouse étant décédée. En chemin, Kang In Ho va avoir un accident de voiture avec une jeune femme très engagée, Seo Yu Jin.
Film sud coréen basé sur le roman « Les enfants du silence » de Gong Ji Yeong inspiré de faits réels concernant des abus sexuels commis sur les étudiants sourds d’une école de Gwangju. Je vous en ai largement parlé dans un article spécial.

The Pirates ~ The last royal treasure (aventure coréen – Netflix)
A l’époque Joseon, Wu Mu Chi et son groupe de bandits fuient l’armée royale coréenne après avoir volé leurs biens. Proche de la fin, ils sont sauvés par un équipage de pirates, dirigé par Hae Rang. Une femme, jeune et belle, mais assez forte et intelligente pour être capitaine d’un équipage masculin. Ensemble, ils vont se mettre en quête du dernier et du plus important trésor royal restant de cette époque.
Un film d’aventure comique divertissant dont je vous ai parlé plus amplement la semaine passée.

Revisionnage
Retour vers le futur
(science fiction américaine – Netflix)
Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme, auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l’expulser du lycée. Ami de l’excentrique professeur Emmett Brown, il l’accompagne tester sa nouvelle expérience : le voyage dans le temps via une DeLorean modifiée. La démonstration tourne mal : des trafiquants d’armes débarquent et assassinent le scientifique.

Un grand classique des années 80 qu’il est sans doute inutile de vous présenter. Je l’ai fait découvrir à mes ados qui ont adoré tous les deux, bien qu’ils aient des gouts différents. Une bonne soirée !

Séries et dramas :
Motherland Fort Salem Saison 1
(dystopie américaine – Disney +)
Lors des exécutions de sorcière à Salem il y a trois cent ans, le gouvernement américain passe un accord avec les magiciennes afin d’arrêter leurs persécutions. Celles-ci doivent alors former une armée d’élite au service du pays. De nos jours, alors que trois jeunes femmes démarrent leur entraînement pour devenir des combattantes hors pair grace à la magie, le pays est attaqué par une bande de sorciers terroristes refusant les accords.

Aimant les histoires de sorcières, j’avais mis cette série sur ma wishlist. Le scénario est original et son approche de la sorcellerie intéressante : elles pratiquent leur magie grace à la voix. Je n’ai pas vraiment aimé les premiers épisodes pour leur coté trop « américain » et trop axés lovestory. J’ai eu peur que ce soit un Beverly Hills sauce sorcière, mais fort heureusement la seconde partie de la série revient au scénario initial avec une bonne dose d’action. Un trio de personnages attachant qui me donne envie de voir la suite… qui j’espère sera bientôt diffusée sur Disney + (car dernièrement ils annulent la diffusion des séries qui m’intéressent et ça commence à m’agacer!)

Mais aussi…
Bulgasal
(fantastique coréen – Netflix)
Durant l’ère Joseon en Corée, un enfant maudit est abandonné par son père. Détesté par tout le village, il est recueilli par un militaire. Une fois adulte, Dan Hwal aide son père adoptif dans la traque des démons et particulièrement du Bulgasal, une sorte de vampire qui se nourrit de sang humain. Lors de cet affrontement, le monstre vole l’âme du guerrier afin de se réincarner en humain. 600 ans plus tard, Dan Hwal est sur les traces de Min Sang Wun. Voulant se venger, il retrouve l’humaine devenue blanchisseuse et n’ayant plus aucun souvenir de sa vie passée de monstre. Malgré tout, elle est constamment harcelée par des entités étranges.
Mon coup de coeur série de ce début d’année. Je vous en ai grandement parlé dans un article dédié.

Demon Slayer (animé fantastique japonais – Netflix)
Depuis les temps anciens, une légende parle de démons mangeurs d’hommes qui se cachent dans les bois. Pour cette raison, les citadins locaux ne s’y aventurent jamais la nuit. Un tueur de démons y déambulerait la nuit, chassant ces démons assoiffés de sang. Pour le jeune Tanjirô, ces rumeurs vont bientôt devenir sa dure réalité …Depuis la mort de son père, Tanjirô a pris sur lui pour subvenir aux besoins de sa famille. Malgré cette tragédie, ils réussissent à trouver un peu de bonheur au quotidien. Mais un jour , Tanjirô découvre que sa famille s’est faite massacrer par un démon et que la seule survivante, sa sœur Nezuko, est contaminée par le sang démoniaque. À sa grande surprise, Nezuko montre encore des signes d’émotion et de pensées humaines. Il décide alors de se lancer sur la trace des démons pour apprendre comment aider sa sœur à redevenir humaine.
Dernier animé japonais en date que j’ai regardé avec mon fils. Une découverte très sympa dont je vous ai parlé dans un article spécial.

Platinum End (animé fantastique – ADN)
13 anges sont envoyés au Japon et doivent choisir chacun un humain qui recevra le pouvoir de vie et de mort sur les autres hommes pendant 999 jours. Au terme de ce délai, les actions des candidats seront jugées et l’un d’eux sera élu pour être le nouveau Dieu du Paradis. Mirai Kakehashi est un lycéen qui n’espère plus rien de la vie ; ayant perdu ses parents très jeune et étant battu par son oncle et sa tante. Il décide de se suicider en sautant du toit d’un immeuble. Mais il est sauvé de justesse par Nasse, un ange qui lui offre trois pouvoirs spéciaux et fait de lui l’un des candidats.
Un animé qui n’a pas fait l’unanimité chez les fans. J’ai pourtant beaucoup aimé. Je vous ai parlé de la complexité de ses thèmes la semaine dernière.

Émission de télévision

Mask Singer
Je regarde très peu la télévision car je ne suis pas fan de ce qui est proposé. Malgré tout, je regarde régulièrement le divertissement musical « Mask Singer » sur TF1, issu d’un concept coréen. Un jury de quatre personnalités doit démasquer une douzaine de personnalités françaises (et quelques rares internationaux) qui chantent sous des costumes ahurissants. J’aime beaucoup toute la mise en scène, les prestations, les costumes et l’idée d’enquêter pour retrouver l’identité des candidats. Même si souvent je ne connais pas les personnes cachées sous le masque. Seul gros hic pour moi : l’heure tardive de diffusion de l’émission (21h15 au plus tôt) qui est entrecoupée d’un nombre effarants de pubs. Je ne peux jamais regarder une émission entière.

Et vous, qu’avez vous vu dernièrement ?

The Pirates ~ The last royal treasure

Film coréen sorti le 2 mars 2022 sur Netflix France (en janvier en Asie)
Durée : 2h06
Genre et thèmes : action, aventure, comédie, pirates
A partir de 13 ans
>Site officiel<

Casting:

A l’époque Joseon, Wu Mu Chi et son groupe de bandits fuient l’armée royale coréenne après avoir volé leurs biens. Proche de la fin, ils sont sauvés par un équipage de pirates, dirigé par Hae Rang. Une femme, jeune et belle, mais assez forte et intelligente pour être capitaine d’un équipage masculin. Ensemble, ils vont se mettre en quête du dernier et du plus important trésor royal restant de cette époque.

Avec un scénario plutot classique, l’intéret de cette production Netflix est tout d’abord le casting. L’équipage de pirates n’est composée que de beau monde : Wu Mu Chi est interprété par Kang Ha Neul (Forgotten, Empire Of Lust, Scarlet Heart Reyo) qui explore ici une facette comique que je ne lui avais jamais vue. La capitaine Hae Rang par Han Hyo Ju (W). On retrouve également l’acteur comique Lee Kwang Soo (Hwarang, Descendants of the Sun, mais surtout des émissions comme Running Man) La Princesse Hae Ga Eum est incarnée par Chae Su Bin (qui était un robot dans I’m not a robot). Ou encore Se Hun, membre du groupe de kpop Exo, toujours aussi discret.

L’histoire mêle action et humour. On ne peut s’empecher de penser à des productions comme Pirates des Caraibes ou encore One Piece (D’ailleurs Netflix est en train d’en préparer également un live action). Mais ce film n’aura pas à rougir de sa performance. C’est un très bon divertissement, bien rythmé, avec de bons combats, des cascades, du rire et une pointe de romance.

A découvrir pour passer une bonne soirée.

Silenced

Film sud coréen basé sur le roman « Les enfants du silence » de Gong Ji Yeong inspiré de faits réels concernant des abus sexuels commis sur les étudiants sourds d’une école de Gwangju.

Sorti en septembre 2011.
Durée : 2h05
Actuellement disponible en France sur Netflix.
Genre et thèmes : drame, faits réels, handicap, harcèlement, pédocriminalité
A partir de 16 ans
Site web officielLien

Kang In Ho est le nouveau professeur d’arts de l’école pour enfants sourds Ja Ae, à Mujin. Il a du laisser sa fille malade aux soins de sa mère à Séoul, son épouse étant décédée. En chemin, Kang In Ho va avoir un accident de voiture avec une jeune femme très engagée, Seo Yu Jin.
Kang In Ho a été recommandé pour ce poste par son ancien professeur d’arts. Mais cela n’empêche pas qu’il doive verser une somme très importante au directeur en compensation, sous couvert de don. Après quelques jours passés dans l’école, il va se rendre compte que ces enfants malentendants sont victimes de sévices et de violences sexuelles. Alors qu’ils sont déjà pour la plupart démunis, parfois orphelins, Kang In Ho va tout faire, avec l’aide de Seo Yu Jin, pour les défendre et faire reconnaître leurs droits en justice mais surtout, pour punir les adultes responsables de ces crimes.

Film vu dans le cadre du challenge rattrapage de films asiatiques.
Ce film m’ayant été recommandé, et appréciant l’acteur Gong Yoo, j’ai profité qu’il pouvait correspondre au challenge d’avril pour le visionner.
J’avoue que je ne savais pas trop à quoi m’attendre en lisant le résumé et… c’est la claque. Non pas un coup de coeur. C’est le genre de production qui vous retourne les tripes dans tous les sens. Les acteurs sont excellents, que ce soit les adultes comme les enfants. J’ai donc eu le plaisir de revoir Gong Yoo (apprécié notamment dans Goblin). J’ai découvert une nouvelle facette de Jung Yu Mi, que j’avais détestée dans The School Nurse Files. Je l’ai largement préférée dans son rôle d’assistante sociale. De nombreux acteurs très connus des fans de dramas complètent le casting : le directeur et son jumeau sont interprétés par Jang Gwang (A Korean Odyssey), le procureur par Choi Jin Ho (City Hunter), le policier par Eom Hyo Seob (Start Up), pour ne citer qu’eux…
Mais surtout l’interprétation des enfants est magistrale. J’ai du mal à imaginer comment de jeunes acteurs (âgés entre 11 et 14 ans pour les principaux) aient pu tourner des scènes d’une telle violence… Ils ont également appris à utiliser le langage des signes pour les besoins du film.

Car oui, ce film est extrèmement violent. L’ambiance glaciale et suffocante de l’école en rajoute. Non pas à la façon d’un film d’horreur ou d’action, mais ici dans une réalité glaçante. L’un des professeurs prend plaisir à tabasser ses élèves (tabasser est bien le mot) Mais surtout, avec la complicité du directeur et de l’intendant, ils violent certains élèves. Si, bien sur ces scènes abominables ne sont pas réelles, elles sont très explicites et ne cachent pas grand-chose. Aucun tabou. Le choc est énorme. Chaque scène de ce film est une souffrance visuelle et auditive. Et cela même en dehors des scènes de viol, tellement nos émotions sont exacerbées par chaque fait et ses conséquences.

D’autres sujets importants sont abordés : le handicap touche ces enfants puisque le film se déroule dans une école spécialisée pour enfants sourds et muets. Une majorité des adultes porte un regard très négatif sur eux. Ils sont rarement considérés comme des personnes à part entières. Souvent, ces enfants sont orphelins, ou ont des parents eux mêmes handicapés.
C’est un levier sur lequel les accusés vont appuyer pour se sortir d’affaire. Le film fustige donc une justice à deux vitesses, motivée par les pots de vin, pleine de failles, et notamment lorsqu’elle prend en compte la réputation des accusés et leur rapport à la religion.

Un film extrèmement dur, pour ne pas dire le plus dur que j’ai vu. Je n’en suis pas ressortie triste ou blessée, mais profondément en colère. Une expérience marquante que je ne suis pas prête à retenter dans l’immédiat. Malgré tout c’est une œuvre à voir, si vous le pouvez émotionnellement parlant. Car, vous l’avez compris, ce n’est pas un film fait pour tout le monde. Malgré l’immense cruauté, il est magnifique…
A noter que la violence est d’autant plus élevée que ce film s’inspire de faits réels ayant eu lieu en Corée du Sud entre 2000 et 2003 dans une institution pour enfants handicapés.
Si vous voulez en savoir plus sur ce « fait divers » qui a secoué la Corée du Sud et changé la loi du pays:

La 8e nuit

Film coréen sorti en juillet 2021 sur Netflix
Durée: 1h55
Genre et thèmes: mystère, thriller, crime, détective, fantome, religion
A partir de 16 ans
Site officiel: https://www.netflix.com/fr/title/81457374
Vu dans le cadre du challenge rattrapage de films

Il y a 2 500 ans, un monstre surgit dans le monde des humains afin de les détruire, mais le Bouddha l’affronta et lui arracha les yeux. L’œil rouge et l’œil noir du monstre furent séparés l’un de l’autre afin d’éviter qu’il ne revienne. De nos jours, suite à des fouilles archéologiques, le professeur Kim Jun Cheol réveille l’œil rouge et la catastrophe d’antan est sur le point de se répéter.

J’avais repréré la bande annonce de ce film original Netflix à sa sortie, mais je n’avais pas pris le temps de le regarder, donnant priorité à d’autres. Récemment, nous avons décidé de nous faire une petite soirée avec mes ados. Comme ils sont friants de films d’horreur (et pas moi!), je leur ai proposé La 8e nuit… (pour éviter de regarder le dernier Massacre à la tronçonneuse)

Et grand mal m’a pris. Bien que ce film ait une ambiance sombre et pesante, il a un tempo lent. De plus, il repose sur une certaine connaissance de la religion bouddhiste. Bien que tout soit clairement expliqué dans l’introduction du film (j’ai trouvé cette partie réussie), je pense que les occidentaux non initiés perdent vite pied… Ceci couplé aux lenteurs, on s’ennuie vite. Résultat mes ados ont décroché, ils ont fait les pitres et je n’arrivais plus à être dans le film. Je me suis vite perdue dans l’histoire, ne comprenant plus grand chose… Et n’étant pas fan de la tournure policière, j’ai vite décroché à mon tour.

Le dernier quart d’heure est pourtant un peu mieux. Celui ci explique le fin mot de l’histoire et montre un scénario intéressant, mais le choix du développement gache le film. Ce ne sont ni les petites scènes comiques ni les effets spéciaux qui sauvent le navire. D’autant plus que les scènes présentées comme horrifiques dans le trailer, ne le sont pas du tout… Elles sont tout au plus malaisantes (trypophobe et personne sensible aux yeux passez votre chemin).
Bref, un flop que je ne conseille pas vraiment.

Journal de visionnage ~ Février 2022

Avec les vacances et mes projets pro, j’ai passé peu de soirées devant l’écran en février. Cet article sera donc un peu court. J’ai vu deux films et deux série.

Séries :
Désenchantée saison 4 ( fantasy américaine – Netflix)
Direction le royaume médiéval en ruines de Dreamland pour suivre les mésaventures de Bean, une jeune princesse alcoolique, de son compagnon, un elfe chicaneur nommé Elfo et de son propre démon, Luci. En chemin, le fantasque trio rencontrera des ogres, des lutins, des harpies, des diablotins, des trolls, des morses et beaucoup d’humains idiots.
Dans cette saison, Bean s’oppose à sa mère, la reine Dagmar qui veut la forcer à épouser Satan. Luci cherche à quitter le paradis à tout prix, et Elfo tente d’échapper aux ogres alors que le trone est laissé vacant, le Roi Zog étant retenu dans un asile de fous.

Par le créateur des Simpsons, cette série nous régale sur Netflix depuis 2018. Un monde décalé plein d’humour et d’action, mais qui sait aussi poser des questions d’actualité comme la place de la femme en politique ou ailleurs, l’homosexualité, les conflits familiaux et les guerres de territoire. Un régal (pour les adultes)

Deserter Pursuit (drame coréen – Netflix)
Pour tout savoir sur mon coup de coeur, rendez vous sur sa fiche.

Films vu dans le cadre du rattrapage de films :
Le thème du mois de février étant les romances.

I Missed You (drame taiwanais – Netflix)
Pour lire mon avis (mitigé) rendez vous sur sa fiche.

Love and Leashes (comédie coréenne – Netflix)
Un bon moment que vous pourrez retrouver sur sa fiche.

J’ai actuellement plusieurs séries en cours et j’envisage de les terminer avant d’en entamer de nouvelles (de nombreuses nouveautés Netflix me tentent). Vous aurez donc bientôt de nouveaux articles à découvrir 😉

Et vous, que regardez vous en ce moment ?

Love and Leashes

Film coréen sorti le 11 février 2022 sur Netflix
Titre français : L’amour en laisse
Durée : 1h58
Genre et thèmes : comédie, romance, sexualité
Acteurs : Lee Joon Young, Seo Hyun

Film vu dans le cadre du rattrapage de films sur Lumière !

Jung Ji-Woo est une jeune femme travaillant dans une boite de production de divertissements pour enfants. Froide et autoritaire, elle est inconsciente du contrôle instinctif qu’elle exerce sur les autres. C’est alors que débarque un nouveau dans l’équipe : Jung Ji-hoo, un bel homme qui a une forte tendance à obéir et arrondir les angles. Leurs noms étant similaires, Ji Woo va réceptionner par mégarde le colis de son collègue… commandé sur un site en ligne pour jeux d’adultes.

J’ai d’abord été attirée par la bande annonce de ce film qui promettait bien des rires. Et ce fut le cas. Les quiproquos s’enchainent (surtout au début du film) et le spectateur ne peut que s’amuser des situations dans lesquelles les deux collègues se fourrent.

En parallèle, le sujet de l’amour atypique, et notamment de domination-soumission (jusqu’au sadomasochisme) n’est pas traité à la légère. Cela se traduit notamment par les rendez-vous galants de la meilleure amie de Ji Woo, qui se retrouve prise au piège d’un pervers désirant la violer.

Tout le film repose sur le postulat qu’il faut trouver un bon équilibre en amour : le partenaire adéquat peut répondre à nos attentes et nous rendre heureux quelques soient nos gouts.

En toile de fond, ce film parle également d’une société coréenne conservatrice qui est en pleine mutation. En effet, la Corée n’est pas aussi libérée que l’Europe, même au Sud. Il y a beaucoup de codes à respecter, que ce soit au travail ou dans la famille. Ainsi, l’entourage et plus précisément les collègues du couple se posent en juge sur leur relation, sans même la connaître. Ils les considèrent rapidement comme des pervers, et accusent immédiatement la femme. Alors que parallèlement ils sont avides de détails croustillants. La fin du film reste positive et démontre même que tout le monde est un peu pervers à sa manière. (Je n’en dirai pas plus pour éviter tout spoil)

On notera que cette comédie ne comporte pas de scène de sexe explicite comme on pourrait en voir dans une production occidentale. Mais elle s’adresse malgré tout à un public averti. Il faut rappeler que ce genre de sujet dans une production grand public reste inhabituel pour ce pays, même si nous assistons à pas mal de changement ces dernières années, d’autant plus que le duo principal est incarné par des idols (So Hyun fait partie du girls band Girls Generation, et Lee Joon Young du groupe masculin UKiss)

I missed you

Film taiwanais de Mag Hsu et Chi Yen Hsu, sorti en aout 2021 sur Netflix
Durée : 1h40
Genre et thèmes : romance, drame, réseaux sociaux, famille
Acteurs : Eve AiKang Ren WuMeng-Po Fu

Célibataire endurcie, Kuo Chin Chin se voit confier avec son équipe un travail l’élaboration de contenu pour un jeu vidéo d’amour où les utilisatrices pourront dialoguer avec l’homme parfait. Cherchant l’inspiration sur les réseaux sociaux, elle tombe sur d’anciennes publications facebook concernant son premier amour avec qui elle devait partir au Japon. Parallèlement, son frère, un cinéaste raté, lui envoie une tablette avec une notice indiquant qu’il est mourant.

J’ai regardé ce film dans le cadre du challenge rattrapage de films de Luthien, pour la catégorie romances du mois de février. Et c’est là que je me suis « faite avoir ». Je cherchais effectivement un film rentrant dans ce critère et le résumé (disponible sur Netflix comme sur Allociné) est complètement faux et m’a induite en erreur…

De même, j’étais assez attirée par le concept de jeux vidéo de style dating simulator. Mais je trouve que ce coté est sous exploité dans le film. Même si cela parle également des réseaux sociaux, la réflexion sur le danger de se laisser absorber par ce style de jeu pour fuir la réalité (comme le fait Chin Chin) n’est pas suffisamment clair à mon goût. On reste vraiment en surface.

Bien sur, ce film aborde de nombreux sujets autour de l’amour. Il dépeint une majorité de couples et essentiellement leurs échecs. Chin Chin est célibataire depuis sa déception avec son premier amour. Son frère semble être un garçon facile et se sépare de sa compagne avec qui il a pourtant une fille. Les parents de Chin Chin ressemblent plus à des colocataires qui se supportent tant bien que mal, qu’à un véritable couple marié. Ses collègues n’ont pas l’air d’être en couple…

Tout semble teinté de gris. Le film entier repose sur les souvenirs de Chin Chin et son cheminement pour atteindre le bonheur. Un film sur les regrets et les occasions manquées avec l’introspection d’une personne qui se questionne sur sa vie et ses choix. Même si la fin se termine sur une note d’espoir, cela reste un film triste que je ne conseille pas de regarder après une rupture amoureuse…

Pas de coup de coeur pour moi, je suis restée sur ma faim, entre un synopsis menteur (même si ce n’est pas la faute de la réalisatrice) et un angle choisi auquel je ne m’attendais pas. Pourtant les acteur sont bons et la réalisation bien faite. Le tempo est bien géré, je n’ai pas trop senti de longueurs. Et les flashbacks sont bien gérés puisque je ne me suis jamais sentie embrouillée parmi ces allers et venues incessantes. Il m’a manqué quelque chose pour donner du goût à tous ces ingrédients.