Etre en vie c’est avoir envie novembre 2018

Voici quelques produits qui ont attiré mon attention dernièrement, des petites choses futiles ou utiles, à acheter ou pas. Pour rappel, je redis que ce ne sont PAS des choses que j’achète, mon budget ne me le permettant pas. Ce sont des coups de cœur d’objets vu sur le web.

Beauté :
Pas mal de jolies palettes sont sorties dernièrement et difficile de ne pas craquer… Personnellement j’en ai plusieurs neuves en stock donc je reste sage. Mais je lorgne entre autres, sur la collection Machinist de Nyx. Un air steampunk aux superbes packagings.
24,90 euros la palette
collection machinist nyx
La marque Cinq mondes a mis au point un Soin Global Anti-Age breveté qui s’inspire des secrets de longévité des centenaires de l’île Japonaise Okinawa. Pour régénérer les cellules, la marque a choisi le Getto d’Okinawa (sorte de gingembre) qui affiche des résultats exceptionnels avec plus de 54% de collagène supplémentaire lors d’une application régulière en seulement 8 jours. Un rituel qui donne envie… mais à 290 euros le pot, je vais très bien m’en passer !

creme geto cing mondes
Geek :
Un jeu de plateau inspiré de l’univers Harry Potter dans lequel vous venez de recevoir votre lettre d’acceptation pour entrer dans la plus grande école de sorcellerie au Monde « Poudlard » dirigée par le plus grand sorcier de tous les temps Albus Dumbledore. Remportez la coupe des quatre maisons en participant aux matchs de Quidditch et au club de duel.
34,99 euros
jeu de plateau harry potter
Et toujours pour parler Harry Potter, le calendrier de l’avent figurine pop. 24 figurines à découvrir avec un décor.
Le prix varie selon les sites autour de 50 euros

calendrier funko harry potter
Et vous, des craquages ?

Publicités

Tag Halloween 2018

Halloween arrive dans une semaine… J’ai toujours beaucoup aimé cette ambiance à la fois effrayante et fun. N’ayant pas trouvé de tag à mon goût, je vous en propose un de mon cru, mixant un peu ceux trouvés sur le web.

happy halloween

1) Fêteras-tu Halloween cette année?
Sauf souci de dernière minute, oui. On devrait organiser un gouter déguisé en famille. Ca va etre fun. Je vous montrerai si ça vous intéresse. (dites le en comm)

2) Aimes-tu cette fête et pourquoi ?
Comme je le disais en préambule, j’aime beaucoup halloween pour son ambiance à la fois creepy et fun. Je suis fan de fantastique (en littérature, au cinéma)… et de cosplay aussi. Ca ne peut donc que me plaire.

3) Quel déguisement comptes-tu avoir le 31 ?
J’hésite encore entre le Chapelier fou (pour ça il faut que je trouve le temps de me confectionner un chapeau) et une tenue gothique plus classique.

femme de frankenstein

4) Quelle est la chose qui t’agace le plus dans Halloween ?
Ce coté impopulaire en France malgré tout un étalage marketing dans les magasins. Ca fait très société de consommation.

5) Ton film d’horreur préféré ?
Je n’aime pas les films d’horreur en tant que tels. Je suis plus fantastique. Alors je tricherai en disant Alien 😉

6) Celui que tu n’as jamais eu le courage de le regarder ?
Saw. Je déteste la violence gratuite, l’hémoglobine à foison… Je suis sure de détester.

saw

7) Le lieu qui te fait peur ?
Le dentiste

8) L’aliment le plus immonde ?
J’ai du mal avec tout ce qui a une texture caoutchouteuse, comme les escargots, les méduses, les poulpes… Je peux pas manger ces trucs. Ni les insectes. Beurk.

9) Crois-tu aux sorcières/esprits ?
Je crois qu’il existe de vrais voyants, des personnes rares avec de vrais dons. Pareil pour la magie. Mais je ne plaisante pas avec les morts.

marge simpson halloween

10) Quelles friandises préfères-tu ?
Je suis une grande adepte du chocolat. Mais parfois j’ai envie de sucreries et c’est plutot des tagadas ou des chamallows. Ca dépend.

11) Quel monstre aurais tu aimé être, ou quel personnage de film d’horreur ?
Je suis une grande fan de vampires. J’adore Dracula (mon livre préféré) ou les vampires d’Anne Rice. Ils sont vraiment classes et mystérieux. J’aurais donc choisi d’être vampire.

12) Connais tu les origines de cette fête ?
Oui, c’est une ancienne fete paienne d’origine celte (et donc pas américaine!) qu’ils organisaient à l’automne un peu dans l’esprit de notre nouvel an. Pour simplifier la chose  😉

barre de séparation araignées

J’espère que ce tag vous a plu. Je n’oblige personne à répondre à mes questions mais …N’hésitez pas à rependre, que ce soit en commentaires ou sur vos blogs, si vous en avez envie. Donnez moi vos liens que je vienne vous lire avec plaisir !

Tim Burton

Halloween approchant à grand pas, j’ai de plus en plus envie de revoir les chefs d’oeuvre de Tim Burton. Remontons le temps…

tim burton
Biographie
Tim Burton est né à Burbank en Californie en 1958. Cette ville est située à côté de Hollywood et beaucoup de studios de grandes compagnies de production s’y trouvent. Cependant, elle reste une ville très banlieusarde, avec toute l’uniformité et les codes sociaux que cela implique.
Très jeune, il se passionne de cinéma. Son film préféré « Jason et les Argonautes » présage sa passion future pour l’animation en image par image, avec dans ce film la célèbre attaque des squelettes. Il est également fasciné par les films de monstres, de Godzilla à King-Kong, et aime à penser que ces créatures terrifiantes sont avant tout des incompris et qu’ils souffrent de leur différence. Son coté taciturne l’isole un peu des autres enfants. Traversant les classes sans intérêt véritable pour les études, il se fait surtout remarquer par ses talents de dessinateur et les petits films en super 8 qu’il réalise avec des amis. En 1976, il entre au California Institute of the Arts, fondé par Disney.
Il se rend alors compte qu’il lui sera difficile de travailler chez Disney à cause de son goût pour les créatures bizarres. Son talent l’aide toutefois à entrer aux studios Disney et il commence à travailler sur le film Rox et Rouky en 1979. Mais il a énormément de mal à dessiner des gentils animaux dans une forêt verdoyante. Il devient alors le marginal des studios. Il est alors affecté au poste d’artiste-concepteur sur Taram et le Chaudron Magique, un film dont l’ambiance doit à priori mieux lui convenir. Malheureusement, il est encore une fois déçu par l’expérience puisque ses idées, décidément trop étranges, ne sont pas retenues.
tim burton et ses créatures
Vincent
Grace à ses soutiens, il réussit à réaliser son premier court métrage en 1982 : Vincent, un poème pour enfants qu’il a écrit en tant qu’employé chez Disney. Le film en noir et blanc utilise la technique de l’image par image. Il dure cinq minutes et raconte l’histoire d’un petit garçon perturbé de sept ans, Vincent Malloy, qui fuit la réalité en se mettant dans la peau de son idole, l’acteur anglais Vincent Price. Un récit qui semble autobiographique. De plus, le film s’inspire des adaptations des nouvelles d’Edgar Allan Poe, et des histoires du Dr Seuss, qui ont beaucoup marqué la jeunesse de Burton. Enfin, la narration de Vincent est assurée par Vincent Price lui-même. Si Vincent est comme l’avait voulu Burton, il n’est pas distribué mais gagne le Prix de la critique au Festival international du film d’animation d’Annecy.
tim burton
Hansel et Gretel
En 1982, Burton réalise pour la télévision Hansel et Gretel, une adaptation orientale du conte des frères Grimm, qui est pour lui l’occasion de travailler pour la première fois avec des acteurs. Après avoir écrit le poème The Nightmare before Chritmas (future base de son film d’animation éponyme), il réalise en 1984 le film Frankenweenie. Il s’agit d’un film en noir et blanc de 25 minutes, dont le budget atteint un million de dollars. Il raconte l’histoire de Victor, un jeune garçon dont le chien Sparky meurt renversé par une voiture. Il décide alors de le réanimer en s’inspirant de ses cours de sciences naturelles quand le professeur a électrocuté une grenouille morte avec de l’électricité. L’expérience réussit mais Sparky s’enfuit, semant la terreur dans le voisinage.
Comme Vincent, Frankenweenie est une porte ouverte sur les sentiments de Tim Burton et s’inspire du Frankenstein de James Whale. Malheureusement, il est classifié comme interdit aux moins de douze ans et Disney ne le sort donc pas en salle.
tim burton sur le tournage d'edward aux mains d'argent
Une filmographie de l’étrange
En 1985, il réalise Pee Wee big Adventure, un long-métrage avec Paul Reubens, une star outre-atlantique des émissions pour enfants. Sa carrière est définitivement lancée. Burton a une attirance indéniable pour les histoires étranges, ne traitant pas du monde réel. Il ne semble pas pouvoir concevoir un film sans inclure des éléments fantastiques, inscrivant l’histoire dans un univers relevant de la fiction. Mais le cinéma de Burton ne se limite pas à un étalage virtuose de scènes visuellement superbes, ils ont tous un sens profond : l’incompréhension, l’intolérance, la différence entre ce qu’on est et ce qu’on montre de soi, la volonté d’être soi malgré tout. Derrière cet esthétisme exacerbé, presque étouffant, les personnages marginaux ou hors normes de Burton souffrent intérieurement. Comme dirait Rafiki, il faut aller au delà de ce que tu vois.
Son oeuvre poétique sombre et psychologique est amplifiée par ses collaborations récurrentes avec le compositeur Danny Elfman ou les acteurs Johnny Depp, Eva Green ou Helena Bonham Carter, son ex-compagne et mère de ses deux enfants.

Tim Burton est très prolifique. Je ne vais vous parler que de quelques films que j’ai appréciés. La liste n’est donc pas exhaustive mais uniquement personnelle !
tim burton sur le tournage de Beetlejuice
1988 – Beetlejuice (Réalisateur , Scénariste)
Un couple de jeunes mariés heureux, Adam et Barbara Maitland, décèdent suite à un accident de voiture. Devenus des fantômes, ils ne peuvent quitter leur maison car ils se retrouvent alors dans une dimension effrayante peuplée de gigantesques vers de sables. Mais leur maison est vendue peu après à un couple de riches snobs qui emménagent avec Lydia, une adolescente gothique. Juno, la conseillère dans l’après-vie du couple, les informe qu’ils doivent hanter leur maison pendant 125 ans et se débrouiller par eux-mêmes pour chasser ses occupants. Comme leurs tentatives sont infructueuses, les Maitland décident, malgré les mises en garde de Juno, d’invoquer Beetlejuice, un « bio-exorciste » excentrique et peu digne de confiance, pour qu’il fasse fuir les Deetz.
Un film horrifico comique avec un budget de treize millions de dollars, dont un affecté aux effets spéciaux. Burton a dit que ce film est une parodie de L’Exorciste. J’aime le mélange de macabre, de poétique et de comique, n’étant pas fan d’horreur pur. Michael Keaton interprète Beetlejuice avec brio. Le film reçoit également un Oscar pour le maquillage.
Une série animée pour enfants en a découlé.

Batman
Tim Burton a été au commande d’une trilogie sombre et remarquable sur l’homme chauve souris.
1989 – Batman (Réalisateur)
Après l’assassinat de ses parents lorsqu’il était enfant, le milliardaire Bruce Wayne est devenu Batman, un super héros masqué en conflit avec le crime organisé. Gotham City est contrôlée par le parrain Carl Grissom. Son bras droit est Jack Napier, qu’il envoie en raid sur l’usine chimique Axis Chemicals. Il tombe dans un guet-apens… et une cuve d’acide. Il ne meurt pas mais en ressort défiguré… et fou. Ainsi il devient « le Joker », tue Grissom et prend le contrôle de son empire criminel avec l’Axis comme quartier général. La lutte de Batman contre le Joker s’intensifie considérablement lorsqu’il réalise que c’est ce dernier qui a tué ses parents : tuer le Joker devient alors une affaire personnelle à deux niveaux pour lui.
On assiste ici à la naissance du héros et de son plus fidèle ennemi, magistralement interprétés par Michael Keaton et Jack Nicholson, dans un univers noir et glauque.
La Warner propose à Tim Burton de réaliser Batman. Il accepte malgré les contraintes: son choix de prendre Michael Keaton pour interpréter le justicier masqué est contesté et de nombreux choix font polémique chez les fans. Il revisite le costume à sa sauce et recrée un Gotham sombre, assez proche de l’expressionnisme allemand et du cinéma de Fritz Lang. Pourtant, c’est un succès : le film rapporte quatre cent millions de dollars à l’échelle mondiale et gagne l’Oscar de la meilleure direction artistique.
tim burton sur le tournage de batman
1992 – Batman Le Défi (Réalisateur)
Burton se retrouve aux commandes de la suite dans laquelle le justicier masqué est confronté à Catwoman et au Pingouin (joués respectivement par Michelle Pfeiffer et Dany DeVito) Dans ce volet, Burton laisse un peu de coté Batman pour se focaliser sur les deux vilains où une fois encore il peut se laisser aller à ses fantasmes gothiques et torturés. Une histoire encore plus noire, macabre, avec une touche de carnaval et de burlesque. Cette fois, ce sont les parents qui jugent le film trop effrayant pour les enfants. Néanmoins, le film triomphe au box-office.
tim burton sur le tournage de batman
1995 – Batman Forever (Producteur)
Batman change de visage et est incarné par Val Kilmer. Il se frotte à Double Face (Tommy Lee Jones) et l’Homme Mystère (Jim Carrey) Le film a pris une approche moins sombre par rapport aux deux précédents, c’est plutot un divertissement familial. Personnellement je trouve ça dommage et bien plus fade, même si Gotham est visuellement plus colorée.

1990 – Edward Aux Mains D’Argent (Réalisateur, Producteur, Scénariste)
Une grand-mère raconte une histoire à sa petite-fille pour lui expliquer d’où vient la neige qui tombe sur la ville. Un inventeur solitaire crée une créature humaine, Edward, mais n’a pas pu l’achever avant de mourir, laissant Edward avec des ciseaux aux lames extrêmement acérées à la place des mains. Il vit seul dans le sinistre château jusqu’au jour où Peg Boggs, représentante en cosmétiques, se présente à sa porte. Elle décide de l’emmener chez elle. Il devient très vite le nouveau centre d’intérêt du quartier et est d’abord accueilli à bras ouverts, ses talents de tailleur de haies et de coiffeur lui valant l’admiration et les sollicitations de toutes les voisines. Jusqu’à un terrible accident.
Un de mes films fétiches, mêlant fantastique, drame, romance, merveilleux et comédie. Le scénario se veut relativement autobiographique et c’est également la rencontre entre Burton et l’acteurJohnny Depp. Plaidoyer pour la tolérance, ce quatrième film se conçoit comme une fable noire récompensée à plusieurs reprises.

Jack Skellington
Personnage emblématique indissociable de Tim Burton, il a été à l’honneur lors de trois longs métrages, plus easter egg dans James et la Peche Géante. C’est son 25e anniversaire cet automne.
1993 – L’étrange Noël De Monsieur Jack (Producteur, Scénariste)
2005 – Les Noces Funèbres (Réalisateur, Producteur)
Tous sont des films d’animation utilisant la technique de l’animation en volume ainsi que des marionnettes évoluant dans des décors réels, filmés image par image. Le scénario du premier est basé sur un poème écrit par Burton à l’époque où il était chez Disney (voir plus haut). Il rappelle le Grinch du Dr Seuss, l’un des poètes favoris du cinéaste. La mise en scène va nécessiter trois ans.
Pour Les Noces Funèbres, le scénario est basé sur un conte russe.
Je vous avais également parlé d’une version manga dans un de mes articles précédents.

1996 – Mars Attacks ! (Réalisateur, Producteur)
Parodie de film de science-fiction réalisée dans l’esprit des années cinquante, Burton se moque des Américains. Des Martiens en soucoupe volante envoient un message incomppréhensible aux terriens. Le président des États-Unis fait alors une annonce en direct afin d’entrer en contact avec eux. Un scientifique invente une machine qui permet de traduire leur langue. Ils annoncent qu’ils vont atterrir dans le désert du Nevada, avec un message de paix. Un important dispositif est alors mis en place pour leur arrivée. En fait, ils viennent s’amuser à atomiser la populace, les militaires et le Congrès avec leur pistolet-désintégrateur. Malheureusement pour eux, alors que la victoire leur est acquise sur toute la planète, un jeune américain découvre une faiblesse qui va les décimer : ils sont allergiques au Yodel.
Le film se base sur un jeu de cartes à collectionner datant de 1962. Burton donne volontairement à son film un aspect ringard, dans le style des films de science-fiction à petit budget des années 50. L’humour y est roi, mais de façon très grinçante. Mais le public américain n’est pas emballé, préférant Independance Day (plus chauvin) qui sort en même temps.

1999 – Sleepy Hollow (Réalisateur)
En 1799, l’inspecteur Ichabod Crane est envoyé enquêter dans le village de Sleepy Hollow, où les corps des bourgeois Van Garrett ont été retrouvés sans tetes. Le responsable serait le cavalier sans tête, un cruel mercenaire hessois mort pendant la guerre d’Indépendance des Etats Unis et qui serait revenu des enfers dans le but de faucher des têtes. Crane reste sceptique.
Ce film sombre et gothique est librement adapté de la nouvelle homonyme de Washington Irving. Aux effets spéciaux, on retrouve Kevin Yagher, responsable des effets spéciaux de la série Les Contes de la Crypte. Toujours peu enclin aux effets spéciaux numériques, qui sont limités au strict minimum pour un film de ce genre, Burton concentre toute l’attention de son équipe artistique sur les décors, allant jusqu’à réaliser lui-même certains arbres de la forêt. C’est un grand succès international récompensé par l’Oscar de la meilleure direction artistique.

2005 – Charlie Et La Chocolaterie (Réalisateur)
Charlie Bucket vit pauvrement dans une toute petite maison avec sa famille. En dehors de sa famille, la chose qu’il aime le plus est le chocolat. Mais à cause de sa pauvreté extrême, il ne peut toutefois recevoir qu’une tablette de chocolat par an, pour son anniversaire. A coté de chez lui se trouve la plus grosse chocolaterie du monde, mais elle est fermée au public suite à des soucis d’espionnage industriel. Son propriétaire, Willy Wonka, à la surprise de tous, décide d’autoriser à nouveau la visite de sa chocolaterie par le public, en organisant une loterie : cinq tablettes de chocolat « Wonka » contenant des tickets d’or cachés sous l’emballage sont dispersées dans le monde. Par pur miracle, Charlie parvient à trouver le dernier ticket d’or. Grand-Papa Joe se lève alors de son lit, et tous deux partent pour la chocolaterie et y découvrent des choses extraordinaires, dans tous les sens du terme.
Ce film se base sur le roman pour enfants de l’auteur norvégo-gallois Roald Dahl. Le film est très coloré et poétique, mais je vous avouerai que je n’ai jamais pu le regarder en entier, car je le trouve effrayant… alors que j’ai vu plusieurs fois les autres films de Burton avec délectation. Suis-je un alien ?


Alice au pays de Burton
Alice au Pays des Merveilles, le chef d’oeuvre de Lewis Caroll qu’on ne présente plus, un de mes univers préféré, réalisé par Burton… J’ai cru rêver en 2010.
2010 – Alice Au Pays Des Merveilles (Réalisateur)
2015 – Alice De L’Autre Côté Du Miroir (Producteur)
Le premier film est en fait la suite du livre de Lewis Caroll. Alice a 19 ans et lors d’une réception, elle est demandée en mariage par Hamish Ascot, un lord arrogant et très peu séduisant. C’est alors qu’elle aperçoit un étrange lapin blanc qui possède une montre à gousset et lui fait signe de la suivre. Alice s’enfuit et arrive devant un curieux arbre mort. S’en approchant trop près, Alice tombe dans le terrier et atterrit au Pays des Merveilles. Elle ne se souvient pas de son précédent voyage, et rencontre tous les personnages de cette curieuse contrée, devenue sombre et inquiétante. Après son départ, la Reine Rouge Iracebeth a pris le pouvoir en relâchant le Jabberwocky.
Le second film est issu du roman éponyme écrit par Lewis Caroll en 1871, qui fait suite au premier.
Même si Burton est habituellement attaché aux techniques de tournage plus traditionnelles, les films ont recours à de nombreux effets numériques, est presque entièrement tourné sur fond vert et est converti en 3D. Le premier film a remporté deux Oscars en 2011.

2019 – Dumbo (Réalisateur)
Les fans et moi même attendons avec impatience (mais également une pointe d’appréhension, je l’avoue) la version live de Dumbo, un éléphant de fiction créé par la romancière Helen Aberson, popularisé par Disney. Mais comme le veut la morale de l’histoire de Dumbo, « Quand on fait de son mieux, on en retire quelque chose de bien à la fin. » Nous comptons donc sur Tim Burton.

Bleach

Bleach est un manga en 74 volumes de Tite Kubo, paru en 2001 au Japon (ça ne nous rajeuni pas!) qui a également été adapté en anime de 366 épisodes la même année. Aujourd’hui, je viens vous parler de son adaptation live sortie dans les cinémas japonais cet été et actuellement sur Netflix.
acteurs film bleach
Titre original : ブリーチ
Film japonais sorti le 20 juillet 2018 au Japon et le 14 septembre 2018 en France sur la plateforme Netflix
Genre et thèmes : action, aventure, fantastique, amitié, arts martiaux, combats, shinigami
acteurs film bleach
Le réalisateur est celui qui a également été aux manettes des adaptations de « Gantz », mais je ne les ai pas vues pour en parler.
Kurosaki Ichigo est un lycéen de 15 ans dans la ville japonaise de Karakura, rebelle et bagarreur. Il a l’étonnante capacité de voir et communiquer avec les âmes errantes, suite à la perte de sa mère… Un jour, en rentrant dans sa chambre, il croise une shinigami (personnage psychopompe, sorte de faucheuse), Kuchiki Rukia, poursuivant une de ces âmes errantes ayant choisi le mauvais chemin vers l’éternité. C’est alors qu’un monstre étrange explose la maison des Kurosaki pour s’emparer de la cadette. Ichigo et Rukia le poursuivent, mais cette dernière est blessée lors du combat. Pour survivre, elle doit transférer ses pouvoirs de shinigami à Ichigo pour qu’il abatte le Hollow (monstre qui se nourrit d’ames humaines). Et ce même si c’est une pratique interdite par la Soul Society, le lieu de résidence des shinigamis
scene de combat du film bleach
Mon avis
Le film reprend les premiers chapitres du manga, même si la fin est un peu plus « libre » afin de pouvoir boucler le film (Il aurait été impossible de résumer 74 tomes d’un univers ultra complexe et fourni en 1h40!, j’en suis consciente mais j’ai un petit goût d’inachevé) Donc pas vraiment de grosse surprise scénaristique si ce n’est ces adaptations. Le background psychologique d’Ichigo (décès de sa mère, répétition à vouloir protéger Rukia, la question du deuil) est également bien respecté et intéressant.
Les acteurs principaux sont plutot bons et j’ai beaucoup aimé la performance du héros qui campe un parfait Ichigo. Même si je garde à l’esprit que ce sont des acteurs en chair et en os, qu’il est donc difficile de trouver des personnes collants aux dessins du manga, je suis malgré tout un peu déçue pour Inoue qui ne se ressemble pas du tout, un peu aussi pour Chad (qui est Mexicain dans l’original, mais ça reste passable pour ce personnage) J’avais imaginé ce dernier bien plus grand et imposant visuellement. Je suis également déçue par le chanteur Miyavi qui campe mon personnage préféré, Byakuya, mais je pense que c’est juste une vision personnelle du personnage qui ne colle pas avec le chanteur dans ma tete,car son jeu n’est pas mauvais. Les caractéristiques physiques des personnages sont bien respectées (à part Inoue) et j’ai apprécié cela, même si certains critiques ‘spécialisés’ (ou pas) ont fustigé ça.
Question effets spéciaux, ils sont réussis. Je pense qu’ils ont bien transposé les Hollow, ce qui n’était pas tellement aisé, à leur donner consistance (ils font très ‘2D’ dans le manga) J’ai surtout apprécié les scènes d’arts martiaux, que ce soit l’entrainement d’Ichigo (qui m’a fait un peu penser à Karaté Kid) ou bien sa confrontation avec Renji.
fanart film bleach
Les zanpakutos (armes) sont eux aussi réussi, notamment le Zabimaru de Renji (c’est une épée qui a la faculté d’une queue de serpent et peut s’allonger, se rétracter et possède des articulations qu’il n’est pas aisé de représenter correctement dans un film)
La musique est également à la hauteur de mes attentes : fidèle à celle de la version animée, rythmée et en adéquation avec les scènes.
Bref, je suis plutot satisfaite de ce film qui reste globalement fidèle au manga, surtout la première partie. Il m’a d’ailleurs donné envie de me replonger dans sa lecture et dans le visionnage des séries animées, Bleach étant un incontournable pour moi comme pour tous les fans de japanim. Le film n’est pas totalement clos, il laisse apercevoir la possibilité d’une suite, mais je ne sais pas si cela serait judicieux, bien que je regrette aussi un peu de ne pas avoir vu la Soul Society autrement qu’en plan général de loin. Bleach est un manga aux multiples possibilités et il faudrait des centaines de films pour en saisir toute l’essence. Cette adaptation reste un bon divertissement et une bonne entrée en matière pour les novices si on se cantonne aux personnages principaux.


Je vous met ci dessus la bande annonce française, mais j’ai regardé le film en vo (japonais) Je ne peux donc pas vous assurer que la traduction soit fidèle ni les voix correspondantes.

Tag Back To Howgarts

Harry Potter à l’école des sorciers est sorti en version remastérisé 4K au cinéma le 12 septembre dernier et de nombreux blogueurs ont repris ce tag… que j’ai lu chez Teatime At Bloomsbury

Alors j’avoue ne pas être fan pure et dure (ne me jetez pas des tomates, j’y suis allergique!) car je n’ai jamais lu aucun livre… Mais j’ai vu quelques films et j’ai beaucoup aimé cet univers. Aussi je compte sur votre indulgence (et je promets de lire les livres un jour!)
bannière anniversaire harry potter

Serpentard ou Gryffondor ?
Question difficile… Je suis attirée par Serpentard car c’est une maison élitiste, pour y entrer il faut quand même avoir de sacrés compétences. De plus, mon signe astrologique chinois est serpent. C’est un animal qui me fascine complètement. Mais comme je suis du genre (trop?) gentille, je dirais Gryffondor.

Serdaigle ou Poufsouffle ?
Je disais donc à la question ci dessus que je suis du genre gentille. Et étant célibataire, la bouffe c’est la vie (on se console comme on peut!) Donc plutot Poufsouffle.

Soins aux créatures magiques ou Défense contre les forces du mal ?
Je suis plutot du genre pacifiste, même si j’ai conscience que la vie est un combat de tous les jours. Et puis j’adore les animaux, alors je préférerais les soins aux créatures magiques. Approcher un hyppogriffe ou un dragon, c’est quand même vachement classe.

patronus harry potter

Sortilège ou Divination ?
Je me suis beaucoup intéressée à la divination dans mon adolescence. Alors sortilège, car j’aime apprendre de nouvelles choses.

Voler sur un balai ou à dos d’Hippogriffe ?
A dos d’Hippogriffe. Outre le fait que j’aime les animaux, c’est quand même plus classe que de chevaucher un balai. Et moins cliché aussi.

Transplannage ou Portoloin ?
Comme j’ai le vertige, portoloin. D’ailleurs j’adorerais cette faculté pour aller voir mes amis qui sont toujours trop loin des yeux.

poudlard

Vous faire tuer ou vous faire expulser ?
Me faire expulser. J’ai pas envie de mourir de suite.

Festin d’Halloween ou de Noël ?
Gros dilemme. C’est deux fetes que j’adore… et dans Harry Potter les fetes, c’est quelque chose! On peut choisir les deux ?

Vacances à Poudlard ou au Terrier ?
Poudlard. Je pourrais avoir accès à la bibliothèque en toute quiétude par exemple.

quidditch

Les Canons de Chaudley ou les Harpies de Holyhead ?
Je connais mal cette partie, alors je vais betement répondre les Harpies de Holyhead car je préfère leur tenue verte à l’orange de l’autre groupe !

Tuer Voldemort ou Ombrage ?
Je ne tuerai qu’en cas de légitime défense.

Ordre du Phénix ou Mangemort ?
Les Mangemorts ont quand même l’air cool… J’ai toujours été attirée par le coté obscur de la force.

sirius black

Sirius ou James ?
J’ai toujours préféré Sirius. De plus j’aime beaucoup l’acteur Gary Oldman.

Reliques ou Horcruxes ?
Je connais plutot mal les Horcruxes, donc je dirais les Reliques par défaut. Mais si quelqu’un veut me faire un bref cours de rattrapage, les commentaires vous sont ouverts !

Livres ou Films ?
Comme je vous le disais en préambule, je n’ai pas lu les livres, mais je dois avoir les vieux tomes de ma fille quelque part dans ma bibliothèque (éparpillée un peu partout…) Donc dès que j’irai mieux et que le temps me le permettra, pourquoi ne pas les lire ?

livres harry potter

Voilà pour ce tag. J’espère qu’il vous aura plus. N’hésitez pas à le faire à votre tour et à me taguer pour que je vienne vous lire.
Sinon, quel est votre personnage préféré dans la saga ?
A vos claviers !

applaudissements

Burning

affiches du film burning

Film sud coréen de Lee Chang Dong
Sorti le 17 mai 2018
Durée : 2h28
Avec : Yoo Ah-In, Steven Yeun, Jeon Jong-seo
Genre : Drame, mystère, psychologie, thriller
1 prix et 6 nominations au festival de Cannes 2018


Lors d’une livraison, Jongsu, un jeune coursier, retrouve par hasard son ancienne voisine, Haemi, qui le séduit immédiatement. Elle lui demande de s’occuper de son chat pendant un voyage en Afrique. Celle-ci revient cependant avec Ben, un garçon fortuné et mystérieux.  Alors que s’instaure entre eux un troublant triangle amoureux, Ben révèle à Jongsu son étrange passion. Peu de temps après, Haemi disparaît… Jongsu, complètement amoureux fou de Haemi, part à sa recherche.

yoo ah in dans burning
Ce film s’inspire de la nouvelles « Les granges brulées » de l’écrivain japonais Haruki Murakami et plus implicitement de « L’incendiaire » de Faulkner.
Ce film a été acclamé lors du dernier festival de Cannes, mais ce n’est pas la raison qui m’a poussé à aller le voir. D’abord, je suis une inconditionnelle de l’acteur Yoo Ah In et je pense sans me tromper que c’est l’acteur coréen dont j’ai vu le plus de films. Ensuite, avoir la chance de voir un film coréen en version originale projeté dans ma ville, c’était pour moi une chose qui n’arriverait jamais. C’est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis rendue au cinéma le week end dernier.
J’avais bien entendu regardé la bande annonce et je m’attendais à un thriller plutot action (Je n’avais pas lu les critiques) J’ai donc été très surprise par la lenteur du film. D’ailleurs,
le réalisateur et sa co-scénariste avouent eux-mêmes qu’ils se sont inspirés d’un texte où « il ne se passe rien ». Mais Lee Chang Dong a fini par être séduit : « ce mystère recèle une dimension très cinématographique. On allait pouvoir en faire quelque chose de plus grande ampleur et de plus complexe. Ces trous béants dans l’enchaînement des événements, la pièce manquante qui nous empêche de connaître la vérité, font référence au monde mystérieux dans lequel nous vivons aujourd’hui, ce monde dans lequel on sent bien que quelque chose ne va pas, sans pourtant réussir à expliquer précisément de quoi il s’agit ». Ce qui n’a pas été le cas de tous les spectateurs en France.
jeon jong seo dans burning
Personnellement, j’avoue qu’au bout de la première heure, je me suis vraiment demandé à quel film j’avais affaire. Le tempo très (trop) lent et le triangle amoureux très plat me donnaient envie de faire la sieste… Puis finalement, le film connait un tournant avec la disparition de Haemi. Je suis hameçonnée et même si le film continue sur ce même tempo, mon cerveau commence à entrer en ébullition. Mille questions et théories se bousculent dans ma tête : si de première évidence le coupable semble être désigné, rapidement on s’englue dans plusieurs théories. Haemi est peut etre folle. Ou bien c’est Jonsu qui a tout inventé, après tout il est romancier… Bref. Il faut s’accrocher, mais après cette première heure, on est récompensé.
Les acteurs sont plus que talentueux. Yoo Ah In porte quasiment le film sur ses épaules à lui tout seul. Et il le fait bien. Il réussit à transmettre beaucoup d’émotions tout en parlant peu. On s’attache vite à lui et on ressent beaucoup d’empathie. J’ai eu plus de mal avec Haemi, mais je pense que son personnage est très représentatif des jeunes coréennes actuelles. Quant à Steven Yeun, tout le monde le connait pour son rôle dans The Walking Dead. Il campe ici un personnage qu’on adore détester.

Mais sans doute le plus beau du film reste la photographie. Je ne suis pas très fan des paysages urbains mais encore une fois, ils sont représentatifs de Séoul et du quartier de Gangnam. J’ai plutot admiré les paysages de la campagne, au bord de la zone de démilitarisation… les intérieurs pauvres et saturés des habitations. Les jeux d’ombres et de lumières sont à couper le souffle.

Je suis donc ressortie enchantée de cette séance, même si la fin du film nous laisse dans notre purée de pois, et je salue à mon tour cette œuvre qui aurait mérité plus de récompenses comme la plupart des critiques de cinéma l’ont souligné cet été. Du coup, je vais acheter le recueil de nouvelles de Murakami (même si j’ai peu de temps pour lire) par curiosité.

Psychokinesis

Titre original : Yeomryeok / 염력 / 念力
Film sud coréen de Yeon Sang Ho
Sorti le 31 janvier 2018 et actuellement sur Netflix
Genre : action, aventure, comédie, fantastique
Durée : 1h41
à partir de 15 ans

affiche psychokinesis
Seok Heon est un quadragénaire divorcé, surveillant dans une banque, vivant pauvrement et réalisant de petites entourloupes pour joindre les deux bouts. Après avoir bu une eau étrangement contaminée lors d’une promenade, il se découvre des pouvoirs télékinétiques. Un soir, sa fille, Ru Mi, l’appelle en pleurant. Devenue orpheline de mère suite à un accident, elle lui demande de venir aux funérailles de son ancienne épouse. C’est alors que Seok Heon apprend tout de la vie de sa fille : gérante d’un restaurant de poulet, celle-ci et les commerçants voisins sont persécutés par un grand groupe désireux d’acquérir les terrains. C’est ainsi que lors d’une rixe, la mère de Ru Mi est décédée. Il tente de raisonner sa fille en lui disant d’abandonner son magasin et de venir vivre avec lui, comme il compte gagner beaucoup d’argent en se produisant comme magicien grace à ses nouveaux pouvoirs. Mais Ru Mi refuse violemment et organise la résistance des commerçants. Seok Heon va devoir protéger sa fille d’une manière moins raisonnable.
image du film psychokinesis
Après Train To Busan qui m’avait émerveillée, j’avais hate de voir la nouvelle production de Yeon Sang Ho. Encore une fois, je ne suis pas déçue. Les mêmes thèmes sont abordés : les relations humaines difficiles, le divorce, les choix qu’on doit assumer, le sacrifice des parents pour leurs enfants.
Si le personnage de Seok Heon est plutot drole au début, il se fait rapidement rattraper par les événements et passe d’anti héros à vrai héros. Il fait d’ailleurs un peu penser à Peter Parker/Spiderman, que ce soit quand il découvre maladroitement ses pouvoirs ou lorsqu’il vole (au sens propre du terme) sauver sa fille et les commerçants. Ses pouvoirs un peu loufoques contrebalancent avec la cruauté inhumaine mais tellement réelle des grandes entreprises et leur argent (qui est lui aussi à sa façon un super pouvoir). Certaines scènes sont violentes, voire choquantes (par exemple ici dans le cas du décès accidentel mais ultra violent de la mère, ou lorsque la police tire à la lance à incendie sur un commerçant acculé et suspendu à un balcon pour le faire tomber et mourir) Encore une fois, Yeon Sang Ho ne fait pas dans la dentelle et montre la réalité crue et nue. Un style scénaristique bien loin des superproductions hollywoodiennes.
Seul petit point noir (s’il faudrait faire un reproche), je n’ai pas vraiment compris comment l’eau a été contaminée par une étrange force surnaturelle. Je sais que je dois me reteindre en blonde… Mais en attendant, si quelqu’un a vu le film et peut m’expliquer ce passage…
Une belle découverte que je vous recommande à tous.

Forgotten

forgotten affiche
Film sud coréen de Hang-Jun Zhang sorti le 29 novembre 2017 et le 21 février 2018 sur Netflix
Durée : 1h 48min
Avec Ha-Neul Kang, Mu-Yeol Kim, Seong-kun Mun
Genre : Thriller
Age conseillé : à partir de 16 ans
kang ha neul dans forgotten
Jin Seok, un étudiant lambda de 21ans, admire son grand frère, Yu Seok. Pour lui, il incarne la perfection. Les deux garçons et leurs parents déménagent et s’installent dans une étrange maison dont l’une des chambres sert de débarras à l’ancien propriétaire et ne doit être ouverte sous aucun prétexte. Un soir qu’il entend des bruits étranges dans cette chambre, Jin Seok est arreté in extremis par son frère qui lui propose d’aller prendre l’air pour oublier. Mais Yu Seok se fait enlever et ne réapparaît que 19 jours plus tard, sans le moindre souvenir. De plus, il semble être devenu une personne totalement différente. Jin Seok décide de mener l’enquête discrètement. Mais comme ce dernier est sous traitement médicamenteux lourd, Yu Seok a vite fait de se défendre en disant que son frère n’arrive plus à faire la différence entre ses cauchemars et la réalité. Lequel des deux a raison ?


Un film déroutant et passionnant, une grande claque cinématographique. Un thriller psychologique plein de rebondissements qui fait travailler les méninges. Lorsqu’on croit tenir une piste, un retournement de situation la dément ausssitot. Tout cela grace au scénario bien ficelé et au talent des acteurs car tout repose sur leur jeu, leur façon de transmettre les sentiments. La fin est complètement surprenante. En tant que fan de Fight Club, je m’attendais à quelque chose de similaire, mais le dénouement est autre. N’en disons pas plus, je ne veux pas spolier mais vous inviter à voir ce superbe film Netflix.

forgotten affiche

Les Délices de Tokyo

les délices de tokyo affiche
Comédie dramatique franco-allemande et japonaise
Sortie en France le 27 janvier 2016
Durée : 1h53
De Naomi Kawase
Avec Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida
8 Nominations au festival de Cannes 2015
cerisier en fleur
Les dorayakis sont des pâtisseries traditionnelles japonaises qui se composent de deux pancakes fourrés de pâte de haricots rouges confits, « AN ». Tokue, une femme de 70 ans, va tenter de convaincre Sentaro, le vendeur de dorayakis, de l’embaucher. Tokue a le secret d’une pâte exquise et la petite échoppe devient un endroit incontournable…

kirin kiki faisant des doriyakis
Naomi Kawase a écrit Les délices de Tokyo au sein de la bibliothèque d’un sanatorium dédié aux lépreux et localisé aux alentours de la capitale japonaise. Un endroit idéal pour apporter plus de vérité au récit, la cinéaste ayant longuement discuté avec les patients et s’étant promenée dans la forêt adjacente afin de s’imprégner « de la lumière, de l’atmosphère ». Au final, Tokue lui rappela même sa mère, décédée trois ans avant le tournage.
matasoshi nagase faisant des doriyakis
J’ai regardé ce film sur les conseils de mes collègues. Car personnellement je suis plutot attirée par les films fantastiques ou historiques. Malgré tout, je n’ai pas été déçue. C’est un beau film, dans la tradition japonaise. Il me fait penser au mouvement wabi sabi,  cet art de vivre doux qu’on retrouve dans le regard émerveillé de Tokue, appuyé par une photographie superbe. J’ai adoré les images montrant la nature, que ce soit les arbres, les fleurs de cerisier ou les gouttes d’eau. Des moments très slow et un peu magiques.
Mais ce n’est pas qu’un film visuel. Il pose également de nombreuses questions sur la solitude, le regard des autres et la maladie. A travers ces personnages ont se rend compte qu’on est tous jugés par les autres (c’est l’enfer, comme dirait Sartre), ce qui nous isole et nous empêche de vivre. Une fois les barrières des conventions sociales tombées, une fois son Ikigai* trouvé, on peut être soi et s’émerveiller. C’est ce que nous enseigne Tokue, je pense. Une belle leçon de vie. Je n’ai pas lu le roman mais celui ci doit également regorger de petits trésors

*Ikigai : équivalent japonais de la joie de vivre et de la raison d’être, pour faire simple.
Chronique livre à venir sur le blog

Full Metal Alchemist / Hagane no renkinjutsushi

full metal alchemist affiche

Film d’action/fantastique japonais
Sorti en France le 19 février 2018 sur Netflix
Durée : 2h15
De Fumihiko Sori
Avec Ryosuke Yamada, Tsubasa Honda, Dean Fujioka

ryosuke yamada full metal alchemist
Au début du XXe siècle, l’alchimie est une activité extrêmement développée et respectée. Edward et Alphonse sont deux jeunes enfants apprenti alchimistes qui deviennent subitement orphelin. N’arrivant pas à surmonter leur peine, les enfants tentent d’utiliser leurs connaissances pour récupérer l’âme de leur mère. Mais l’expérience tourne mal et Alphonse perd son corps. Se sentant coupable, Ed n’a de cesse de retenter l’expérience pour redonner corps à son frère. Mais il y perd sa jambe gauche. Puis il sacrifie son bras droit pour sauver l’âme de son frère en l’attachant à une armure de métal. Il reçoit ensuite des prothèses mécaniques appelées « automail » en remplacement de ses membres manquants, génies de mécanique conçus par son amie d ‘enfance Winry.
Une fois accepté parmi les alchimistes d’État, il reçoit le surnom de Fullmetal Alchemist (soit « l’alchimiste d’acier »), et part en quête de la légendaire pierre philosophale avec son frère afin de réparer leurs corps.
full metal alchemist acteurs
Ce film s’est classé premier au box office japonais lors de sa sortie en décembre dernier. Il s’agit de la première adaptation du manga éponyme de Hiromu Arakawa avec des acteurs réels. Le film devait initialement être produit en 2013, mais en raison de son faible budget et de ses effets spéciaux, il est retardé jusqu’à son relancement officiel en mai 2016.
Bien que personnellement je n’ai vu que la première adaptation en animé, j’ai beaucoup aimé cette version live. L’adaptation est fidèle à mes souvenirs. Les acteurs sont vraiment bons et les effets spéciaux réussis. Mention spéciale à l’armure d’Alphonse, qui est aussi réussie. Je pense que la production a bien fait de prendre son temps. Les décors (en Italie et au Japon) sont aussi enchanteurs.
Bien que ce soit l’adaptation d’un manga, je déconseille les plus jeunes de le regarder. En effet, c’est une histoire mêlant fantastique et action, mais certaines scènes sont relativement dures. Elles font écho avec la réalité (expériences génétiques, recherches militaires et supersoldats, etc… qui rappellent ce qui a pu se passer pendant la seconde guerre mondiale, voire se poursuit de nos jours) de manière sombre. Je le conseille aux ados et adultes qui aiment ce type d’ambiance.