Kiki la petite sorcière ~ Majo no Takkyubin

Film d’animation japonais d’1h45 sorti en juillet 1989 au Japon et en mars 2004 en France
Disponible sur Netflix depuis février 2020
Réalisé par Hayao Miyazaki
Animé par le Studio Ghibli et le Studio Hibari
Genre et thème : aventure, comédie, drame, magie

Comme toutes les sorcières qui atteignent l’âge de 13 ans, Kiki doit quitter ses parents et s’établir pendant un an dans une autre ville, en vivant et en exerçant un métier lié à son état de sorcière. Dans la ville de Koriko, Kiki, accompagnée de son chat noir Jiji, s’installe au dessus d’une boulangerie et lance un service de livraison grace à son balai volant.

Cet animé culte est issu du premier roman des quatre tomes « Majo no Takkyubin » de Kanodo Eiko. A noter que ces romans viennent de paraître en traduction française (mai 2019 chez Ynnis Editions pour le premier tome)

Un animé tout doux sur l’adolescence, l’émancipation et la confiance en soi. Un film initiatique poétique se déroulant en Occident, peut-être en Italie. Il reste malgré tout assez léger par rapport aux autres productions du studio Ghibli.

Les scène de la vie quotidienne sont d’une grande justesse. Certains spectateurs sont un peu frustré du fait que la seule magie présente dans ce film soit l’aptitude de voler sur un balai. Effectivement, Kiki n’a pas d’autres pouvoirs. Elle ne sait pas créer des sorts par exemple et n’hésite pas à tout faire (notamment le ménage) pour gagner de l’argent. C’est un peu dommage car la primauté du réalisme donne un rythme lent à l’histoire. Cela manque de rebondissements.

Pour ce coté léger et ce « manque » de magie, peut-être est-ce du au fait que ce film ne raconte que le début de la saga ? N’ayant pas lu les livres, je ne saurais répondre. Ou bien car ce n’est que le quatrième long métrage du Studio ? Celui ci gagnant en magie et en sous texte écologique avec ses réalisations.
A regarder à tout âge pour passer un agréable moment.

Film vu dans le cadre du Challenge Halloween et du rattrapage de film de Luthien

[Challenge Halloween] Halloween sur Disney+

Halloween est ma période préférée et c’est avec joie que j’ai découvert le programme dédié sur la plateforme Disney+ (à laquelle je suis abonnée gratuitement grace à mon opérateur internet) Joie qui a vite fait place à l’impatience…
Si Disney propose de nombreux films et séries pour l’occasion, je ne compte pas tout regarder. Les programmes proposés peuvent toucher un large public et il y en a pour tous les gouts. Si j’ai noté la présence de Hocus Pocus ou Frankenweenie, je compte les regarder courant du mois.

Pour l’heure, je me suis fait une petite soirée spéciale ce mardi 12 octobre en regardant des programmes familiaux qui pourraient sans nul doute vous convenir pour une soirée ou après midi festive avec vos loustics.

J’ai d’abord commencé par le film musical Les Muppets Haunted Mansion.

Les Muppets sont un programme familial et musical de marionnettes dont le premier épisode remonte à 1976 ! Dans ce nouvel épisode (sorti le 8 octobre dernier directement sur la plateforme), les Muppets Gonzo et Pépé vont tenter de survivre à une nuit passée dans la célèbre attraction de Disney World The Haunted Mansion (le château hanté) J’ai surtout choisi ce programme pour le petit coté nostalgique, car je regardais toujours cette émission avec mon papa quand j’étais petite. Cela a bien fonctionné puisque j’ai passé un agréable moment devant ce moyen métrage plutot réussi, ravivant des souvenirs. Les chansons sont sympas, le scénario tient la route et les effets spéciaux sont bons. Par contre, j’avoue ne pas connaître les invités, à part l’acteur Danny Trejo (qui fait une courte apparition) C’est bien dommage car dans mes souvenirs, c’était plutot des grosses stars au casting.

Ensuite, j’ai regardé quelques courts métrages, toujours sur le thème d’Halloween.

Toy Story : Angoisse au Motel.

Les jouets de Toy Story partent en voyage, mais hélas la voiture crève sur la route. Toute la famille s’arrête pour la nuit au motel. Mais Monsieur Patate disparaît…
C’est celui que j’ai préféré de tous. Un court métrage très bien réalisé, dans l’esprit d’un film d’horreur, sans se départir de l’humour Toy Story. Les fans devraient adorer, surtout ceux de la cow girl Jessie qui est l’héroine.

Mickey Mouse : les revenants solitaires

Mickey, Donald et Dingo sont chasseurs de fantomes. Ils sont appelés pour nettoyer un manoir. Mais ce sont les fantomes qui veulent se payer leur tete.
Cartoon vintage, il dure 9 minutes et date de 1937, avec tous les ingrédients qui font le succès des cartoons d’alors. Une belle séance nostalgie là encore.

Cars : Martin et la lumière fantome

On raconte la légende de la lumière fantome bleue qui vend les voitures en pièces détachées sur internet…
Episode de 8 minutes qui tourne autour de Martin et ses blagues douteuses… jusqu’à ce qu’il entende parler de la légende de la lumière fantome. Amusant et rythmé, il devrait plaire aux plus jeunes.

C’est tout pour cette première soirée halloweenesque. J’espère qu’elle vous aura donné envie de passer un bon moment fun. N’hésitez pas à me dire dans les commentaires si vous appréciez ce type d’articles et si vous en voulez d’autres. Je compte bien continuer à égrainer ce genre de soirées jusque fin octobre !

Journal de visionnages ~Septembre 2021

En Septembre, j’ai repris les challenges, dont le Pumpkin Autumn Challenge qui inclus littérature et cinéma. De ce fait, je préfère scinder mon article récap habituel en deux, histoire de ne pas trop vous lasser. Aujourd’hui, nous commençons avec le cinéma et les séries.

Visionnages films :

Jamie (comédie musicale américaine- Amazon Prime- Coup de coeur)
Jamie New, un adolescent de 16 ans, a du mal à trouver sa place et notamment au lycée de Sheffield. Alors que son entourage le presse de trouver un métier « convenable », lui a bien d’autres rêves en tête, celui de faire une carrière de drag queen. Même s’il ignore à quoi ressemblera son avenir, une chose est sûre  pour lui, il est déterminé à impressionner le monde dans lequel il évolue. Sa mère est un soutien pour lui comme son amie musulmane. Grâce à sa force personnelle, il va vouloir vaincre les préjugés, tout en bravant les moqueries et l’intimidation, et ne pas céder aux tentatives d’agressions. Son but ultime étant d’entrer dans la lumière !

Adapté d’une comédie musicale qui connaît un succès planétaire ces dernières années, ce film est aussi tiré d’une histoire vraie. J’avais très envie de le découvrir et je n’ai pas été déçue. Les interprétations sont bonnes, que ce soit au niveau narratif, des chorégraphies comme les parties chantées (originales). De nombreux sujets touchants les adolescents sont abordés et notamment la discrimination, l’identité sexuelle ou religieuse, le divorce des parents,… J’ai donc passé un très bon moment et je le recommande à qui aime les comédies musicales.

Big Fish (film américain – Amazon Prime)
L’histoire à la fois drôle et poignante d’Edward Bloom, un père débordant d’imagination, et de son fils William. Ce dernier retourne au domicile familial pour être au chevet de son père, atteint d’un cancer. L’aventure débute lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant.

Je poursuis mon exploration de la filmographie de Tim Burton. J’aime beaucoup l’acteur Ewan Mc Gregor en général et là encore j’apprécie sa prestation. Ce drame est décalé, un tantinet étrange. Il est raconté à la manière d’un conte. Il m’a fait penser aux opus d’Alice au pays des merveilles que Burton a réalisé. Une fois encore, le thème aborde les conflits familiaux avec un père qui étouffe son fils par sa personnalité spéciale. L’enfant veut être différent de lui et ne se réalise qu’à la mort de son père, en acceptant leurs différences comme leurs similitudes. J’ai bien aimé ce film mais il ne fait pas partie de mes favoris du réalisateur. Sans doute qu’il est un peu trop « lumineux » à mon goût.

Cendrillon (comédie musicale américaine – Amazon Prime)
Cendrillon vit avec sa belle mère et ses deux sœurs. Ces dernières rêvent de faire un bon mariage et renflouer la fortune familiale. Alors qu’un noble convoite plutot Cendrillon, celle-ci préférerait devenir styliste. Mais à cette époque, impossible pour une femme d’être marchande sur un étal du marché. Parallèlement, le roi des lieux souhaite marier son fils rapidement et assurer sa succession. Mais le Prince fêtard ne l’entend pas de cette oreille.

Un remake du conte que nous connaissons tous, façon comédie musicale et transposition de thèmes modernes. Pour moi, c’est un gros bof. Je ne connais pas Camilla Cabelo (shame on me apparemment?) et même si elle chante bien, je m’attendais à une autre dimension du féminisme promis. C’est plutot plat, effleuré… La marraine la fée homme gay insupportable ou le crieur noir faisant ses annonces version rap, c’est too much pour moi. Je n’ai pas non plus adhéré aux reprises musicales comme  « Somebody to Love » (Queen) ou « Rhythm Nation » (Janet Jackson). On nous vend de l’original alors qu’il y a tromperie sur la marchandise. Seul point positif,c ‘est la première fois que j’apprécie Pierce Brosnan dans un rôle !

Nightbooks/ Les Pages de l’Angoisse (film jeunesse américain – Netflix)
Alex est un garçon, écrivain amateur d’histoires effrayantes. Rejeté pour ses gouts, il décide de bruler ses manuscrits. Il se fait emprisonner par une sorcière maléfique dans son appartement new-yorkais. Il y rencontre Yasmin. Elle lui apprend qu’il doit raconter une nouvelle histoire effrayante chaque nuit pour rester en vie

Ce film est tiré du livre jeunesse « Otage de la nuit » dont je vous avais déjà parlé dans cette rubrique. L’ayant apprécié, j’ai voulu voir sa version live et je n’ai pas été déçue. Fidèle au roman, ce film jeunesse ne tombe pas dans le cliché cucul. Même s’il prend quelques raccourcis par rapport au livre, il est diablement efficace pour les enfants et les adultes aussi ! Les monstres dans la serre et la découverte de la sorcière dans la maison de pain d ‘épice sont diablement effrayant. Une réécriture d’Hansel et Gretel réussie. Je vous le recommande pour un halloween en famille.

Les chroniques de Spiderwick (film jeunesse américain – Netflix)
Après son divorce, Helen Grace a dû quitter New York avec ses jumeaux, Jared et Simon, et sa fille, Mallory, pour trouver refuge dans l’ancienne résidence de son grand-oncle, l’éminent naturaliste Arthur Spiderwick. Une nouvelle vie commence pour les Grace dans cette bâtisse isolée, un rien sinistre, où les trois enfants ne tardent pas à faire d’étranges rencontres. Après avoir mis à jour la cachette d’un espiègle farfadet, Jared découvre au grenier un somptueux ouvrage, rédigé par Arthur Spiderwick. Bravant les avertissements solennels de son ancêtre, Jared ouvre le précieux livre, qui lui dévoile un univers merveilleux, peuplé de gobelins, de fées, de trolls, de sylphes délicats, d’oiseaux exotiques et de porcins voraces. Mais un ogre maléfique du nom de Mulgarath hante aussi ce Monde Invisible qu’il souhaite contrôler. Pour cela, il doit s’emparer du Guide. Prêt à tout pour parvenir à ses fins, le rusé Mulgarath tend un piège diabolique aux trois enfants, puis se lance avec sa meute hurlante à l’assaut de la Résidence…

Un autre film tiré d’une série de cinq romans jeunesse. Il date de 2008, mais j’avoue ne pas l’avoir encore vu jusqu’alors. Une très belle découverte. J’ai vite été hapée par cet univers à la fois magique et angoissant. Les jeunes acteurs sont très bons et les effets spéciaux réussis. Cela m’a donné envie de lire la série complète (mais ce sera pour plus tard!) Je vous le recommande également pour un moment fantastique en famille.

Visionnages séries :
Castlevania Saisons 1, 2 et 3 (série animée américaine – Netflix)

Après que l’humaine Lisa Tepes ait été accusée de sorcellerie puis condamnée au bûcher, son époux Dracula décide de se venger en exterminant la totalité de l’espèce humaine. Il est contré dans son action par Trevor Belmont, un humain chasseur de vampires, Sypha Belnades, une magicienne, et Adrian Alucard Tepes, son fils mi-humain mi-vampire

En fan de vampires, je n’ai pas hésité à me lancer dans cette série animée pour adultes basée sur les jeux vidéos éponyme. Etant une bille aux jeux vidéos, je ne les ai pas testé, mais mes sources m’indiquent que les 4 saisons s’inspirent essentiellement du troisième opus. Si les dessins ont parfois quelques défauts, c’est globalement une très bonne série. L’animation est bonne, les effets 3D bien intégrés et les doublages (je regarde en anglais) très bons. Le scénario est palpitant mais s’adresse à un public adulte : les scènes de violences sont nombreuses (bagarres, torture, décapitation et j’en passe) avec également quelques scènes de sexe dans la troisième saison. Elle secouera les plus religieux parmi nous avec sa critique, notamment des chrétiens, et n’hésite pas à montrer un christ renversé dans un prieuré ou des religieux fanatiques crucifiant un monstre. On est bien loin de Twilight;) Il me reste une saison à regarder, soit une dizaine d’épisodes. Ce sera pour octobre.

Mais aussi :
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Nevertheless (drame coréen – Netflix)
Une série romantique mais originale qui a suscité amour comme dédain. Je vous en ai rédigé une fiche complète.

Move to heaven (drame coréen – Netflix – Coup de coeur)
Mon coup de coeur série de l’année (rien que ça) Je vous invite à lire sa fiche

Toutes les œuvres présentées dans cet article ont été visionnées dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, sauf pour Big Fish.

Josée

Film sud coréen de 1h57 sorti en décembre 2020

Genre et thème : drame, romance, handicap
A partir de 15 ans

Yeong Seok est un étudiant qui, en marchant dans la rue, aide une femme tombée de sa chaise roulante. Il raccompagne Josée chez elle, une maison miteuse où elle vit avec sa grand mère. Pour le remercier, elle lui offre un repas. Intrigué par la jeune hongroise, Yeong Seok passe la voir pour faire connaissance. Avec le temps, Josée et Yeong Seok commencent à être attirés l’un par l’autre.

En fan de l’acteur principal, j’ai voulu regarder ce film par curiosité (C’est son second long métrage, étant habitué aux dramas) car je ne suis pas friande de romance. Il incarne ici un étudiant lambda, aimant les filles, cherchant un job. Face à lui, Han Ji Min est une actrice talentueuse qui campe ici une jeune femme handicapée, se déplaçant en fauteuil mais aussi bien souvent rampant au sol. Une prestation à saluer, même si d’autres ont été plus spectaculaire.
Ce film est le remake coréen du film japonais « Josee, the tiger and the fish » datant de 2003. Comme je ne l’ai pas vu, je ne pourrai faire un parallèle. Ce film japonais est lui-même l’adaptation d’une nouvelle de Tanabe Seiko. A noter qu’un film animé par le studio Bones est également sorti en décembre dernier au Japon (et en juin 2021 chez nous)

J’ai d’abord pensé que nous avions là une romance un peu classique entre un étudiant lambda et une jeune femme handicapée, orpheline et introvertie. La première moitié du film nous conforte dans cette idée. Et bien que la photographie soit plaisante, je ne trouvais rien de particulier au film. C’est alors que lentement le spectateur commence à saisir la personnalité spéciale de Josée : c’est une serial menteuse.Si cela aurait pu faire d’elle un personnage antipathique ou une folle, c’est bien plus subtil. Josée a toujours vécu à travers ses fantasmes, eux-même nourris par ses lectures, et sans doute son imagination débordante. Ainsi, alors qu’elle vit du recyclage d’objets trouvés dans la rue, elle s’invente un nom, une vie, une famille, des voyages… Est-ce de la folie ou une carapace ? Nous n’en savons rien. Et ce n’est pas Cheol Ho, un orphelin dont elle dit être la mère, qui nous éclairera, bien qu’il lève un premier voile sur leur passé.

C’est alors que tout se bouscule… lentement mais surement. Quelle est la part de fantasmes dans l’histoire qui se déroule sous nos yeux ? S’il est évident que la rencontre entre Yeong Seok et Josée est réelle, ont ils vraiment eu une aventure ? Le jeune homme est il revenu déclarer sa flamme à la jeune femme cinq ans plus tard ? Est il resté à ses cotés ou est il parti vivre sa vie à la ville comme elle le lui a demandé plus tôt ? Là encore, pas de réponse. La fin, tout aussi énigmatique, laissera sans doute le spectateur choisir lui même ses réponses selon sa sensibilité.

Si ce coté bizarre m’a plu, il m’a également intriguée. J’aimerais beaucoup voir l’adaptation animée, plus proche de la nouvelle, afin de trouver, je l’espère, des réponses.

Journal de visionnages et de lectures ~ Aout 2021

En aout, j’ai passé plus de temps devant les écrans qu’à lire. Une fois encore, vous aurez de nombreux conseils visionnages et un peu moins lecture. Ceci par manque de temps (je lis en journée uniquement) et aussi car je suis moins présente en bibliothèque. Bref, petits conseils pour agrémenter votre rentrée.

Mes Visionnages films :

Dark Shadow (film américain – Netflix – coup de coeur)
En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, pour commencer une nouvelle vie en Amérique avec leur jeune fils Barnabas. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a la ville de Collinsport, dans le Maine, à ses pieds. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. Servante mais aussi sorcière, elle lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant. Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé.

Je poursuis mon exploration de la filmographie de Tim Burton et je découvre une véritable pépite ! Bien que je ne connaisse pas la série originale dont ce film s’inspire, j’ai apprécié son coté gothique et glauque. Ses thématiques propres à Burton traitent de l’amour, de la différence, et du droit à l’amour quand on est un monstre. Ce film m’a beaucoup fait penser à Beetlejuice, qui reste l’un de mes favoris. Je recommande vivement.

Sweeney Todd (film musical américain – Netflix)
XIXe siècle à Londres. Benjamin Barker, un talentueux barbier qui se fait désormais appeler Sweeney Todd, est de retour après quinze ans d’exil. Il est accompagné d’Anthony, le jeune matelot qui l’a repêché en mer. Todd a été injustement condamné aux travaux forcés par le célèbre et corrompu juge Turpin qui poursuivait sa femme Lucy de ses assiduités. Revenu à Fleet Street, où il vivait auparavant, Todd n’y retrouve ni sa femme, ni sa fille Johanna. Mrs Lovett, qui tient une échoppe de tourtes à la viande et est désormais la propriétaire de l’ancien salon de barbier de Todd, lui apprend que Lucy s’est empoisonnée après avoir été violée par Turpin et que Johanna est devenue la pupille du juge. Todd jure de se venger. Mrs Lovett lui restitue ses rasoirs aux manches ciselés en argent, qu’elle avait conservés pendant des années. Anthony fait par hasard la connaissance de Johanna, dont il apprend l’identité par une vieille mendiante, et tombe amoureux d’elle, mais Turpin le fait rouer de coups par son acolyte, le bailli Bamford.

Sweeney Todd est le nom d’un tueur en série du folklore anglais dont l’histoire a donné lieu à des adaptations au théâtre et au cinéma. C’est le genre d’ambiance que j’adore, surtout quand c’est une adaptation de Tim Burton. Mais le côté comédie musicale dont il s’inspire m’a toujours freinée. J’ai finalement décidé de le regarder et grand bien m’en a pris. Encore une fois, Burton est génial dans ses décors, son ambiance, ses costumes… J’ai personnellement regardé en VO et j’ai trouvé les acteurs époustouflants, de part leur prestation scénique, mais aussi leur faculté à chanter. (à part Johanna dont je n’aime pas le timbre trop aigu) Un film stylisé, intense, cruel et terrifiant. Une violente critique de la société. Attention, ici Burton franchi la ligne du gore et même si le sang a l’aspect un peu factice, il y a profusion d’hémoglobine, autant être prévenu.

Mais aussi :
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Ashin of the North (film coréen – Netflix)
Je vous invite à consulter la fiche de ce film Netflix dans l’univers de la série de zombies Kingdom

Josée (film coréen)
Un drame coréen plutot original

Mes Visionnages séries :

Les irréguliers de Baker Street (série britannique- Netflix)
Bienvenue dans le Londres du XIXe siècle, où les Irréguliers, un gang de jeunes marginaux, élucident des crimes surnaturels pour le compte du Dr Watson et de son mystérieux associé, Sherlock Holmes.

Aimant l’ambiance londonienne du XIXe et le surnaturel, je pensais accrocher à cette série… Si le scénario est intéressant, le développement de l’histoire dans l’univers de Sherlock ne m’a pas convaincue. De même que les personnages auxquels je n’ai pas pu m’attacher : un Sherlock toxico sentimental complètement nul, une héroine à baffer et un Watson détestable… Bien qu’il change de comportement dans le dernier épisode (qui ouvre un boulevard pour une suite), cela n’est pas crédible.
Les premiers épisodes m’ont un peu fait penser à X Files mais au troisième, un twist fait complètement changer la série. Je ne sais pas s’il y a eu un nouveau scénariste ou autre, mais c’est déstabilisant. Malgré les beaux costumes et décors, la série m’a plutot déçue. Et ce fut également le cas des abonnés Netflix car la série ne sera pas renouvelée.

Monstre & cie au travail (série d’animation américaine – Disney +)
Six mois après les événements de « Monstres & Cie », le rire des enfants est devenu la ressource principale de Monstropolis. Tylor Tuskmon, un jeune et talentueux mécanicien, rêve d’intégrer l’équipe d’élite et de côtoyer ses idoles, Bob et Sulli.

C’est avec plaisir que j’ai regardé cette suite sous forme de série . Toujours plein d’humour, de nouveaux personnages sont mis en avant. On retrouve avec plaisir Mike, le noeinoeil vert, à la fin de chaque épisode pour un court-métrage mettant en avant ses cours humoristiques. Une série plutot réussie, drole, avec de belles couleurs et textures pour donner vie aux personnages. A regarder avec les plus jeunes.

Les Maitres de l’Univers Révélation (série animée américaine – Netflix)
Après une bataille épique et destructrice entre Musclor et Skeletor, les gardiens du crâne ancestral sont partis chacun dans une direction différente. La magie disparaît au royaume d’Eternia. Teela doit reformer la bande, malgré de nombreux secrets et désaccords qui les divisent. Ils vont à nouveau devoir s’unir pour sauver l’univers.

Cette série fait suite à l’animé bien connu des trentenaires, sorti en 1983. Elle ne devait être qu’un produit marketting permettant de lancer de nouvelles figurines Mattel (qui produit la série) mais son annonce a enflammé le public… qui s’est senti trahi par la tournure du scénario. En effet, dès le premier épisode, Musclor et Skeletor (doublé par Mark Hamil, alias Luke Skywalker) décèdent, laissant leur place aux personnages secondaires féminins. Teela ( doublée en VO par Sarah Michele Gellar, alias Buffy) devient le personnage principal. J’avoue n’avoir aucun souvenir de ce personnage dans la série de notre enfance… Pour moi le pendant féminin de Musclor était… She-ra (sa sœur jumelle qui apparaît dans la seconde saison, si mes souvenirs sont bons).
Si on occulte cela, le scénario est plutot bon et serait même badass hors univers. Montrer des femmes fortes, à l’extérieur comme à l’intérieur, est dans l’air du temps. Les personnages ont subi un lifting réussi. L’ambiance fantasy est respectée et l’animation réussie (pas d’effet 3D pour mon plus grand plaisir, images de synthèse au minimum). Une suite de 5 nouveaux épisodes sont à venir, avec la promesse de plus de « Musclor ».

Mais aussi :
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Beastars saison 2 (série animée japonaise – Netflix – coup de coeur)
Je vous invite à consulter la fiche de la suite de cet animé génial

Heaven Official’s blessing (série animée chinoise – Netflix- coup de coeur)
Je vous invite à consulter la fiche pour mon premier donghua

Mes Lectures :

L’histoire en manga Tome 1 Les débuts de l’humanité (documentaire japonais)
Les Editions Bayard éditent la collection de documentaires japonais présentant l’histoire du monde sous forme de manga. Un subtil mélange entre fiction (on croise des collégiens qui doivent faire des exposés à l’école) et documentaire (sous forme de mangas mais aussi de textes, d’images, de chronologies et autres compléments intéressants) Cela s’adresse plutot aux jeunes car c’est assez simple et concis, mais reste intéressant pour les curieux car j’ai appris des choses sur les sujets que je connaissais mal. Ici la période couverte va du big bang à l’antiquité Égyptienne.
12 tomes sont disponibles et je souhaitais les emprunter tour à tour à la bibliothèque pour vous en parler dans un article complet. Mais les restrictions sanitaires m’ont empeché d’emprunter la suite. Donc ce projet est reporté dans le temps.

Mais aussi :
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Le Garçon de la Lune de Lee Young You Tomes 2 à 6 (manhwa coréen)
Je poursuis ma lecture de ce manhwa coréen bourré d’action et d’humour. Comportant 9 tomes, je vous rédigerai une chronique complète quand j’aurai lu la totalité de la série (en septembre?)

Nyankees de Okada Atsushi Tomes 3 et 4 (manga)
Je lis la suite de ce manga de baston entre chats. Je vous avais déjà présenté les deux premiers tomes sur ce blog.

Le guide antigaspi de Too Good To Go (livre pratique)
Too Good To Go, application anti-gaspi incontournable, permet à chacun de lutter contre le gaspillage alimentaire à son échelle.Avec ce guide, qui regorge d’astuces, de témoignages et de défis, Too Good To Go te livre toutes les clés pour te lancer dans l’aventure et éradiquer le gaspillage de ton quotidien.

Eiko Ishioka

Eiko Ishioka est une artiste japonaise aux multiples talents. Je l’ai découverte suite à son travail de costumière sur mon film préféré Bram Stoker’s Dracula en 1992. Je vous invite vous aussi à découvrir cette artiste talentueuse.

Eiko Ishioka est née à Tokyo en 1938 et décédée le 21 janvier 2012 des suite d’un cancer du pancréas. Costumière, elle a d’autres cordes à son arc. Graphiste, vidéaste, elle est également réalisatrice de clips. Elle a notamment réalisé « Cocoon » de Bjork. Ce vidéoclip a été peu diffusé car il dérange : il montre deux longs fils rouges sortant des seins de la chanteuse, enrouler le corps nu et blanc de cette dernière pour former un cocon.
Epouse du scénariste Nico Soultanakis, Eiko a collaboré avec lui sur un grand nombre de projets cinéma.

Ses œuvres trouvent pour inspiration l’art traditionnel japonais qu’elle remodèle à sa façon. Certains peuvent les trouver malaisantes comme c’est un mélange d’onirique et de cauchemardesque. Cela n’est pas sans me rappeler parfois un autre de mes artistes favoris : Tim Burton.
Son travail le plus spectaculaire reste la réalisation des costumes du spectacle « Varekai » du Cirque du Soleil en 2002.

Elle a été récompensée de nombreuses fois :
-Prix de la contribution artistique au Festival de Cannes en 1985 pour le film « Mishima »
-Grammy award for the best recording package pour « Tutu » de Miles Davis en 1987
-Oscar de la meilleure création de costumes pour le film « Bram Stoker’s Dracula » en 1993
-Saturn award des meilleurs costumes pour le même film, la même année
-Costume designers guil award pour un film de fantasy, fantastique ou sf pour le film « Blanche Neige » en 2013

Site officiel EIKO ISHIOKA official web site

Eiko Ishioka | Facebook

Kingdom, Ashin of the North

Film sud coréen de 1h32 sorti sur Netflix le 27 juillet 2021
Genre et thèmes : action, historique, thriller, zombies
A partir de 18 ans

Acteurs :

Durant l’ère Joseon, le Japon menace d’envahir la Corée. Au Nord vit une tribu mise à l’écart par le pays, mais celui-ci n’hésite pas à utiliser ses membres pour ses affaires politiques. C’est ainsi que le père d’Ashin est envoyé de l’autre coté du fleuve pour couvrir les assassinats des soldats du roi, reportant la faute sur un tigre. Durant son voyage, Ashin lui désobéit et se rend dans la montagne interdite cueillir des fleurs bleues censées ressusciter les morts. Elle souhaite les utiliser sur sa mère mourante qu’aucun médecin coréen ne souhaite soigner. A son retour, le village a été décimé. Bouleversée, la jeune fille se rend auprès du magistrat local et lui jure fidélité s’il venge la mort de son peuple.

Issu de l’univers Kingdom (série coréenne ayant pour le moment 2 saisons, elle même issue de la BD numérique « The Kingdom of The Gods » ), ce film se veut un épisode unique d’1h30 environ, comme une préquelle à l’histoire du roi contaminé. Pour ceux qui ont vu la seconde saison, souvenez-vous de la dernière scène du dernier épisode : une femme mystérieuse qui semble bien connaître la fleur bleue de la résurrection. Ce film retrace son histoire, comment elle en est venue à découvrir et utiliser cette plante. C’est un pan intéressant de l’histoire, qui fait les lumières sur les deux premières saisons. Il est donc possible de voir le film d’abord, comme entrée à l’univers.

La première heure du film sert à présenter les personnages, dont celui de Ashin, parfaitement interprétée par Jun Ji Hyun alias Gianna Jun qu’on a plutot l’habitude de voir dans des personnages comiques (comme l’actrice dans My Love From The Stars ou la sirène de Legend of the Blue Sea) On peut dire qu’elle porte le film sur ses seules épaules avec brio.
Cette partie est donc concentrée sur les intrigues politiques et les drames qui en découlent. Un mal nécessaire mais qui peut frustrer les fans de zombies comme ceux-ci n’apparaissent que dans le dernier tiers. (si on exempt les animaux zombies) La tension est dramatique, avant de basculer dans l’action et l’horreur avec des scènes de zombies courtes mais intenses. Mais la boucle est bouclée et l’histoire bien ficelée, levant le voile sur la mystérieuse fleur et l’origine de l’épidémie (avant une saison 3 qui devrait détonner, on l’espère)

Ici encore Netflix a mis les moyens avec un visuel irréprochable, une photographie soignée, des paysages merveilleux et des costumes remarquables. Les effets spéciaux sont plutot réussi, sauf le tigre que je n’ai pas trouvé très réaliste dans les rares plans rapprochés. Mais la chasse au tigre est superbe (cinématiquement parlant bien sur ! Je suis contre la chasse et particulièrement au tigre!) notamment dans les hautes herbes.

Malgré tout, le film est légèrement en deça de ce à quoi nous étions habitués dans la série, en terme d’action et de zombies. Cet avis n’engage que moi et je vous invite quand même à découvrir les origines de la saga avec cette histoire de trahison et de vengeance au final inoubliable (pas de spoil!)

Parasite/Gisaengchung

Film coréen de Bong Joon Ho sorti au cinéma le 30 mai 2019 en Corée et en juin 21019 en France
durée : 2h13
genre et thèmes : famille, drame, mystere, thriller
à partir de 15 ans
Oscar du meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur film international et meilleur scénario original à la 92e cérémonie des Oscars
Golden Globe du meilleur film étranger 2020
Palme d’or du 72e festival de Cannes

J’ai profité de la diffusion du film multi-primé  sur France 3 pour le découvrir. (oui, je sais, honte à moi) Et comme tous les spectateurs, j’ai adoré ! Une grande claque !
Ce thriller est porté par de nombreux acteurs bien connus. Par exemple le fils est interprété par Choi Woo Shik vu dans Train To Busan ou Rooftop Prince, ou encore son ami par Park Seo Jun vu dans Hwarang ou Itaewon Class. Je pourrais parler aussi de la mère, Lee Jong Eun vue dans My Holo Love ou Weightlifting Kim Bok Joo… et continuer ainsi avec chaque acteur du casting ! Du beau monde avec une expérience solide et une crédibilité qui crève l’écran. A noter que le réalisateur était déjà aux manettes de films comme The Host ou Okja.

Le scénario est très bien ficelé. L’histoire démarre vite avec quelques accents comiques visant à la satire. Alors qu’on pense que la famille d’escrocs va se faire pincer, tout tourne au drame jusqu’au cauchemar. Personnellement, j’avais évité de trop me renseigner sur l’histoire pour ne pas me spoiler, ce film étant dans ma wishlist depuis sa sortie au ciné.

Tous les ingrédients de la réussite sont là : des ambiances pesantes, des non-dits, des décors oscillants entre somptuosité et dégout…. L’action et le sang ne sont pas en reste même si le film ne repose pas là dessus. C’est un thriller psychologique et non pas un film violent gratuitement.

Il dépeint les différences de niveau de vie dans notre société contemporaine, et particulièrement en Corée du Sud. Même s’il joue un peu sur les clichés, il est représentatif d’une certaine réalité, hélas déplorable. Pourtant, il ne se pose ni en juge, ni en moralisateur. Ici, chaque personnage se débat dans la vie et veut ce qu’il y a de mieux pour ses proches, que ce soit avec ou sans argent. Si Gi Taek souhaite offrir une vie luxueuse à ses enfants, c’est parce qu’il ne supporte pas d’être traité de parasite, de ne pouvoir manger à sa faim, de vivre dans un appartement insalubre, même s’il ne le montre pas et garde son sens de l’humour à toute épreuve. Pareillement, Madame Park est très (trop?) riche, mais elle souhaite que ses enfants réussissent, aient une bonne éducation, et surtout que son jeune fils guérisse de ses traumatismes.

D’ailleurs en février 2000, le succès du film a été tellement retentissant en Corée (comme ailleurs) qu’il a incité le gouvernement à financer des travaux d’amélioration à l’habitat. Comme la famille Kim, de nombreux Sud-coréens vivent dans des conditions sanitaires précaires, en demi sous-sol. Le gouvernement de Séoul a décidé d’accorder une aide financière d’un montant de 3,2 millions de wons (environ 2 400 euros) à chacun des 1 500 foyers du pays qui vivent dans des logements de ce type. Peut être une goutte d’eau dans l’océan, mais espérons que ces quelques familles aient pu profiter de quelques avantages.

Un film époustouflant, surprenant, triste, cynique, juste, efficace, tragique… qui n’a pas volé ses récompenses. Si vous ne l’avez pas vu, je vous le recommande !

Gekijouban Bishoujo Senshi Sailor Moon Eternal

Film d’animation japonais en deux parties, chacune durant 1h20 environ, sorti début d’année 2021 au Japon et en juin 2021 en France sur la plateforme Netflix.

Genre et thèmes : magical girls, romance, magie, action, voyage temporel

Studio d’animation : Studio Deen, Toei Animation

Ce film a vu le jour en l’honneur du 25e anniversaire de la série animée Sailor Moon (qu’on a pu suivre en France dans le Club Dorothée) Il est l’adaptation de l’arc « Dead Moon » du manga. (soit à partir du tome 9 sur 12) Le shojo a été publié au Japon en 1992 et sa version française en 1995. A noter qu’une réédition deluxe appelée Eternal Edition est actuellement en cours aux éditions Pika.

L’histoire de Sailor Moon :

Usagi Tsukino est une collégienne de 14 ans maladroite et capricieuse. Elle rencontre Luna, une chatte avec un étrange croissant de lune sur le front. A son contact, Usagi va devenir Sailor Moon, la guerrière de l’amour et de la justice. L’adolescente a désormais pour mission de combattre les forces du mal tout en essayant d’identifier ses alliées. Elle doit également retrouver et protéger le Cristal d’Argent ainsi que la Princesse Serenity, dont les pouvoirs sont convoités par les êtres maléfiques. Chemin faisant, elle croise un homme mystérieux et masqué dont elle tombera amoureuse.

L’histoire de Sailor Moon Eternal :

Après avoir croisé le chemin de Chibiusa, une magical girl venue du futur (dans Sailor Moon Crystal), Usagi et ses amies comptent la renvoyer à son époque. Mais un mystérieux cirque s’installe en ville. Celle ci change du tout au tout : elle devient sale, les habitants sont agressifs… Les jeunes filles mènent l’enquête et découvre que les rêves des japonais sont menacés par de droles d’entités.

Sailor Moon est un animé qui fut diffusé à partir de fin 1993 en France. Ado, je passais moins de temps devant la télé et je suis donc moins « marquée » par celui-ci. Pourtant, il reste incontournable dans la culture manga et j’ai souhaité voir ce film pour me replonger dans mes souvenirs, et par curiosité aussi.
Je ne pensais pas que cet animé était destiné à un public si jeune. Avec mon regard actuel, je pense qu’il se destine aux 8-12 ans environ. Il est un peu le pendant féminin de Pokemon à mes yeux.

Ce film en deux parties bénéficie d’une bonne animation. Dynamique, je n’ai pas senti de longueurs malgré les presque 2h40 de film. C’est une adaptation fidèle.

Il contient une note onirique. La scène du souvenir de l’enfance de Serenity n’est pas sans rappeler le baptême d’Aurore dans le conte de la Belle au Bois dormant.

Les thèmes traités sont plutot classiques : l’amitié est au centre de l’histoire, avec en arrière plan les rapports aux familiaux (notamment aux parents). Les magical girls invitent à croire en soi et à faire confiance à ses amis, mais aussi à se faire confiance soi-même.

Mais le thème le plus important est le rêve. Il est abordé de manière positive et plutot réaliste puisque les héroïnes ne semblent pas tellement satisfaite de ce qu’elles ont. C’est bien connu, on n’est jamais content : les enfants voudraient être adultes et inversement, par exemple. Malgré tout, j’ai personnellement un arrière goût déplaisant car je trouve que les gardiennes ont des rêves qui dépendent un peu de l’amour ou de taches purement féminines (mariage, cuisine…) On peut éventuellement voir une exception avec la jeune fille qui souhaite être prêtresse shintoiste, mais là encore l’ombre du patriarcat plane car elle veut marcher dans les pas de son grand-père. Je trouve cela bien dommage, même si je sais que le Japon est un pays plutot conservateur et a de gros progrès à faire en matière d’égalité des sexes. D’autant plus que la version manga est plutot avant-gardiste avec ses nombreux rapports à l’homosexualité. Je pousse peut être ma réflexion trop loin ?
Malgré tout, c‘est une bon divertissement que je vous conseille de regarder avec vos enfants.

[FILM] Batman Ninja

Après la version manga, voici le film animé de Jumpei Mizusaki disponible en VOD (dont sur Netflix) et DVD depuis mai 2018.
Durée : 1h25
A partir de 13 ans

Genre et thèmes : animation, action, super héros, Japon, voyage dans le temps

La machine à voyager dans le temps de Gorilla Grodd a un dysfonctionnement et envoie un groupe de vilains, fous et tyranniques, au temps du Japon médiéval. Le plus dépravé du groupe, Lord Joker recherche la domination totale de l’État féodal. A son tour, Batman est propulsé dans le passé . Avec son arsenal technologique diminué, est-ce que le Justicier Masqué pourra empêcher Lord Joker et les autres vilains de réécrire l’histoire ?

Ayant lu le manga, j’avais très envie de voir la version animée de cette histoire improbable où les personnages de Gotham sont envoyés dans le Japon Féodal.
Esthétiquement parlant, cet opus est réussi. L’animation est bien réalisée, fluide et les effets 3D sont bien incrustés sans décrochage. Les scènes s’inspirent grandement des estampes japonaises, que ce soit simplement pour les fonds ou les trames, ou bien pour les animations directement. Idem pour le charadesign qui mélange bien orient et occident. J’ai particulièrement aimé Batman et le Joker qui sont vraiment réussis. Les filles sont un peu plus cliché. On retrouve notamment Selina en geisha. Et je ne parle pas de leur poitrine démesurée, très manga.

Ces références japonaises s’inscrivent également dans la musique, souvent traditionnelle, mais aussi plus pop. Autre clin d’oeil, les chateaux des vilains se transforment pour fusionner en un mécha géant, nous rappelant les Super Sentai (type Bioman) de notre enfance. J’avoue avoir moins aimé cette partie, mais c’est sans doute car je n’ai jamais vraiment accroché aux Sentai. Car l’animation est là encore bien réalisée.

La transposition du manga à l’écran est elle aussi réussie, faisant la part belle à des combats bien orchestrés et beaucoup d’action. J’ai particulièrement apprécié le combat final entre les principaux antagonistes.
Pour résumer, c’est un hommage au Japon réussi, sans gros couac car les codes du manga/des animés sont respectés. Peut être cela est-ce du au staff qui est essentiellement japonais ? D’ailleurs on note que la VO n’est pas en anglais mais bien en japonais. Ce film dénote dans l’univers de Batman mais le projet est vraiment original et le résultat l’est tout autant.

Petit conseil : regardez bien le film jusqu’à la fin du générique pour avoir droit à une scène finale sympathique.