Totoro et l’incident Sayama

Mon voisin Totoro est l’un des plus grand chef d’oeuvre de Miyasaki, écrit en 1988. Mais derrière ce conte mignon se cache un fait divers japonais plutot angoissant.

L’incident Sayama est une histoire vraie qui se passe au Japon en 1963. Le premier mai, Yoshie Nakata, 16 ans, disparaît alors qu’elle revient de l’école. Une demande de rançon est déposée dans la boite aux lettres des parents. Cette lettre demande plus de 2 000 yens à apporter le lendemain à minuit. La police surveille les environs pendant que la sœur de la disparue apporte l’argent. Comme convenu, un homme se présente à minuit, mais s’enfuit sans le butin. La police ne le rattrape pas.

Le 4 mai, le corps de Yoshie est retrouvé enterrée dans une ferme. L’autopsie révèle la trace de viol. Sa sœur ne le supporte pas et se suicide.

Le coupable n’a jamais été attrapé, même si Kazuo Ishikaw a purgé une peine de 31 ans de prison pour ce meurtre. Cet homme a toujours clamé son innocence.

L’histoire sordide fait écho au scénario de Totoro: deux sœurs très liées dont l’une disparaît mystérieusement. Dans le film, l’héroïne s’appelle Satsuki, ce qui signifie le mois de mai en japonais (soit le mois de l’affaire Sayama). Sa jeune sœur s’appelle Mei, qui se prononce comme le mois de may en anglais (et proche aussi de notre mois de mai français).
Totoro est souvent perçu comme une divinité de la forêt. Peut être est -il un shinigami? (dieu de la mort japonais). Dans le shintoïsme, on retrouve de nombreuses créatures comme les kamis (les dieux) ou les yokais (monstres) qu’on retrouve facilement dans les récits de pop culture (mangas, animés…) dont les œuvres du studio Ghibli. (voir mon article sur les Tanukis)

Dans le film, Mei découvre des petits totoros blancs et les suit jusque dans la forêt. Ces créatures ont la faculté de disparaître à la façon d’un fantôme: on les voit devenir transparentes. Mei arrive alors au pied d’un camphrier gigantesque entouré d’une corde. Cette corde, c’est le shimenawa, une corde sacrée dans la religion shintoïste. Elle entoure un arbre ou un rocher pour signifier que c’est le lieu où réside une divinité (kami). De plus, toujours dans cette religion, on utilise le camphre dans les rites funéraires.

Plus tard dans le film, quand Satsuki demande de l’aide à Totoro pour retrouver Mei, ils prennent un bus chat. Il fait défiler les destinations sur son panneau d’affichage. On peut y lire des mots comme cimetière, sanctuaire, lac, Mei, tombeau. On peut donc se questionner: et si Mei s’était noyée dans le lac?

Cela fait écho au début du film: lors de l’emménagement, Mei découvre des noiraudes (Susuwatari en japonais). Ce sont des yokais, sortes de boules de suie vivantes. Mei en attrape une et l’écrase entre ses mains. Dans un autre film Ghibli, le Voyage de Chihiro, on retrouve ces noiraudes. Et Chihiro en écrase une aussi mais on lui dit de vite de conjurer le sort. Donc tuer un yokai semble porter malheur, et ce jusqu’à la mort.

A la fin du film, Mei et Satsuki (accompagnées du bus chat) rendent visite à leur mère malade à Tokyo. Visite particulière, puisque les filles sont assises dans un pin. Elles ne vont pas la voir directement dans la chambre. Elles lui laissent simplement un épis de mais. Seule la mère semble voir les filles sur la branche. Une légende raconte que lorsqu’on est mourant, il est possible de voir les fantômes de nos proches aimants.

Idem quand Satsuki et Mei voient les petits Totoro, puis le plus grand. Elles semblent être les seules à pouvoir le voir puisque leur ami, le petit fils de la voisine, ne les voit pas. Ils ont pourtant le même âge. On ne peut donc pas dire que ces créatures peuvent se rendre visible aux yeux des enfants. Mais peut être aux personnes vouées à mourir bientôt?
On peut se demander alors si Satsuki n’a pas offert sa vie à Totoro pour retrouver sa petite sœur. Ce qui coïnciderait avec le suicide de la sœur de Yoshie.

Certains japonais avaient remarqué ces similitudes troublantes. Le Studio Ghibli a du faire officiellement un démenti en 2007. Mais avouons qu’une entreprise de cet acabit ne peut avouer s’inspirer d’un fait aussi morbide pour la création d’une œuvre qui, au final, reste bien familiale et générant un merchandising important.

Challenge Halloween 2022

Publicité

Journal de visionnages ~ Septembre 2022

Pour ce mois de septembre, j’ai poursuivi pas mal de séries sans pour autant les finir. Je n’aime pas vraiment la nouvelle stratégie des plateformes qui consiste à ne diffuser qu’un épisode ou deux par semaine. Voici celles que j’ai pu terminer le mois dernier, avec aussi quelques films.

Séries animées

Les Griffins saisons 14 à 16 (série animée américaine comique – Disney +)
La famille Griffin habite à Quahog, charmante petite bourgade américaine. Peter, le père, a érigé la fainéantise en philosophie de vie. Lois, la mère, est à la fois la femme au foyer, bonne à tout faire et le cerveau de la famille. Chris, le fils, a hérité de son père ses formes généreuses et ses préoccupations favorites sont manger, surfer sur le web et manger. Megan, la fille, est l’archétype de l’adolescente en crise : elle ne s’aime pas et, en même temps, attend désespérément son prince. Stewie, le petit dernier, a pour ambition de conquérir le monde. Même Brian, le chien, est complètement fou, ou plutôt très intelligent : il parle, philosophe, débat… Bienvenue chez les Griffin !

Mon fils aime beaucoup les séries animées pour adultes, balançant entre humour et parodie. Nous aimons donc passer un peu de temps ensemble devant ce genre de séries. Sans être fan (je suis une adepte des Simpsons!) j’ai bien ri et bien aimé certains clins d’oeil à la pop culture.

Jojo’s Bizarre Aventure Stone Ocean partie 2 (série animée japonaise fantastique – Netflix)
Cet animé est l’adaptation du manga de Araki Hirohiko publié en 2000 dans le Weekly Shonen Jump au Japon ( Tonkam en France)

Stone Ocean est la 6e partie de Jojo’s Bizarre Adventure. Vous pouvez retrouver mon article complet sur la première partie de Stone Ocean ici. La suite est toujours autant réussie.

Cuphead Show saison 2 (série animée américaine comique – Netflix)
Vu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge
Entre histoires de pirates, bonbons géants et fourches démoniaques, Cuphead et Mugman sont de retour pour une deuxième saison synonyme d’aventures encore plus déjantées.

Egalement tiré d’un jeu vidéo, the Cuphead Show présente des épisodes animés façon vintage. Tout en étant proche du jeu vidéo, c’est une réussite, pleine d’humour et d’action. Tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment nostalgique en repensant à Betty Boop et autres Looney Tunes. On s’attache vite aux personnages et on rit devant les rebondissements et les gags. Mon fils, fan de jeu vidéo, a carrément adoré cette adaptation, alors qu’il est très difficile en série. Je recommande à tout public.

Films

Pinocchio (film fantastique américain – Disney +)
Vu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge
La célèbre histoire de ce pantin de bois, Pinocchio, bien décidé à vivre la plus palpitante des aventures pour devenir un vrai petit garçon.

La version action live du Pinocchio Disney de notre enfance. J’attendais beaucoup de ce film et notamment de la prestation de Tom Hanks en Gepetto. Si j’ai passé un bon moment, je trouve malgré tout que le film est bourré d’erreurs. On voit trop les fonds verts, la fée bleue n’est là que pour une scène, Pinocchio sauve tout le monde de Monstro d’une façon ridicule… Et le scénario, pour une fois, s’éloigne du classique Disney. Les scènes au pays des sucreries ont complètement perdu de leur sens moral, puisque Pinocchio ne fait pas vraiment de bêtises et se transforme quand même en âne…. Sans compter la fin qui est totalement différente. Finalement, je suis bien contente de l’avoir vu en streaming et non pas au cinéma.

Luca (film animé fantastique américain – Disney +)
Dans une très jolie petite ville côtière de la Riviera italienne, un jeune garçon, Luca, vit un été inoubliable, ponctué de délicieux gelato, de savoureuses pasta et de longues balades en scooter. Il partage ses aventures avec son nouveau meilleur ami, mais ce bonheur est menacé par un secret bien gardé : tous deux sont en réalité des monstres marins venus d’un autre monde, situé juste au-dessous de la surface de l’eau…

Encore un film Disney, visionné avec ma fille à sa demande. Ne l’ayant pas encore vu, j’ai découvert de magnifiques paysages et des couleurs chatoyantes. Si je ne suis généralement pas fan des Disney de ce style (je préfère les anciens ou avec les animaux comme héros), j’ai été agréablement surprise. Même s’il n’entrera pas dans mes préférés.

Et vous, que regardez vous actuellement ?

Seoul Vibe

Film sud-coréen réalisé par Moon Hyun-sung, sorti sur Netflix le 26 août 2022
Durée : 2h18
Genre et thèmes : action, automobile, drame, comédie, policier
Acteurs : Yoo Ah-in, Go Kyung-pyo, Lee Kyu-hyung, Park Ju-hyun, Ong Seong-wu, Kim Sung-kyun, Moon So-ri et Jung Woong-in
Public adultes et adolescents

Été 1988, la Corée du Sud est prise de fièvre olympique alors que Séoul se prépare à accueillir les jeux. Dans les jours qui précèdent l’événement, une équipe de pilotes et de mécaniciens qui se fait appeler la “Supreme Team de Sanggye-dong” se fait arrêter par le procureur pour ses rodéos urbains et activités illicites. Ce dernier leur propose de devenir des taupes pour convoyer une caisse noire de personnalités VIP contre le blanchiment de leur casier judiciaire.

Le casting est prestigieux : on retrouve Yoo Ah In (vu dans de nombreuses productions telles que Burning ou Hellbound), Ko Kyung Pyo (vu déjà aux côtés de Yoo Ah In dans le drama Chicago Typewriter), Ong Seong Wu (ancien membre du groupe de kpop Wanna One) , Lee Kyu Hyung (All of us are dead ou Goblin) ou encore Oh Jeong Se (qui incarnait un autiste dans It’s ok not to be ok) pour ne citer qu’eux.

Les effets spéciaux reposent essentiellement sur des courses poursuites automobiles et quelques effets pyrotechniques. Ils s’intègrent bien au scénario et ne donnent pas un sentiment d’overdose.

Un film d’action un brin rétro mêlant humour, action et jolies voitures. Pas de temps mort, on ne voit pas passer les deux heures de film. Les nostalgiques des années 80 y trouveront leur compte avec des tenues hip hop colorées, des voitures rétro et des objets du quotidien vintage. La bande son colle parfaitement à l’ambiance, même s’il est plus difficile d’identifier les tubes pour les occidentaux non initiés à la musique coréenne de l’époque.
Un divertissement bien ficelé que je recommande.

Journal de visionnages ~Aout 2022

Je pensais que cet article serait plutôt court comme j’ai passé moins de temps devant les écrans en août. Mais finalement, je me suis bien rattrapée la dernière semaine avec des visionnages en compagnie de mon fils. Voici que j’ai pu regarder en août :

Séries occidentales :

Solar Opposites saison 3 (animation science fiction américaine – Disney +)
La planète Schlorp était une Utopie parfaite. Après qu’un astéroïde l’ait détruite intégralement, cent adultes et leur répliquant (ainsi qu’un Pupa) sont partis à travers la galaxie à la recherche d’une nouvelle maison. C’est ainsi que les Solar Opposites se sont échoués sur Terre, une planète surpeuplée. Alors que Korvo cherche à réparer leur vaisseau afin de repartir, les trois autres s’adaptent à la vie humaine.
Certains épisodes présentent une histoire parallèle autour d’humains miniaturisés par les enfants Solar Opposites, vivant dans une sorte d’univers post-apocalyptique dans le mur de la chambre des ados.

Cette série pour adultes américaine est produite par les papas de Rick et Morty. C’est ce qui nous a motivé à y jeter un œil. Si l’humour noir, la violence, le sexe y sont toujours présent, l’accent est plutôt mis sur la critique de la société américaine. C’est moins léger que Rick et Morty, et beaucoup moins popculture. Cela m’a donc moins plus (trop de sexe inutile à mon goût et pas assez de rigolade, ni de clins d’oeil) Elle n’en est pas moins une bonne série.

Loki Saison 1 (super héros science fiction – Disney +)
Cette série Disney+ Original se déroule après les événements relatés dans AVENGERS: ENDGAME. Elle met en scène le dieu de la malice juste après qu’il se soit affranchi de son frère Thor.
Après avoir ramassé le Tesseract dans Avengers : Endgame, Loki se retrouve convoqué devant le Tribunal des Variations Anachroniques (TVA), une organisation bureaucratique kafkaïenne hors du temps et de l’espace.

Une mini série que j’ai bingewatché avec mon aînée. Je ne suis pas très marvel mais j’aime bien le coté humoristique et décalé des films Thor, et notamment du personnage de Loki. Appréciant les histoires d’univers parallèles, de timelines et autres sujets de physique quantique, j’étais curieuse de voir ce que cette série proposait. J’ai globalement bien aimé son approche et j’ai passé un bon moment. La suite est prévue pour l’été prochain.

Pistol (biopic musical britannique – Disney +)
L’histoire d’une insurrection musicale, celle des Sex Pistols, telle que l’a vécue Steve Jones, le guitariste et fondateur du groupe. Ses souvenirs hilarants, émouvants et parfois déchirants nous font revivre, dans un récit kaléidoscopique, trois des années les plus extraordinaires, les plus chaotiques et les plus obscènes de toute l’histoire de la musique, ou comment un groupe de jeunes prolétaires boutonneux, turbulents et « sans avenir » a fait trembler l’ordre établi, failli renverser le gouvernement, et révolutionné la musique et la culture populaire.

Une mini série britannique basée sur la biographie de Steve Jones, le guitariste des Sex Pistols. J’aime beaucoup les biopics et la musique britannique. Je me suis donc régalée avec cette série punchy qui semble proche de la réalité pour ce que j’en sais. Les acteurs sont convaincants et plutôt bien choisis.

Rick et Morty Saison 5 (animation science fiction américaine – Netflix)
La série suit les mésaventures de Rick Sanchez, un scientifique cynique et fantasque, et de son petit-fils, Morty Smith, perturbé et facilement influençable, qui partagent leur temps entre une vie domestique et des aventures interdimensionnelles.

Après avoir vu les 4 premières saisons en mai dernier, j’ai eu l’agréable surprise de voir débarquer la cinquième récemment sur Netflix. Pour rappel, la série provient d’une courte parodie animée reposant sur la trilogie de films « Retour vers le futur », créée par Roiland pour Channel 101, un festival de court métrage cofondé par Harmon. Et c’est une grande réussite. Animation pour adulte (on retrouve de nombreuses allusions sexuelles et pas mal de violence), celle-ci dépote par son humour noir et ses incalculables clins d’oeil parodiques au monde de la pop culture. Tout est passé au vitriol et c’est purement jouissif ! Je ne peux que vous conseiller vivement si vous êtes dans ce genre de trip et que vous ne connaissez pas.

Films asiatiques :
Carter (film coréen d’action – Netflix)
Un flop dont je vous ai parlé la semaine dernière. A relire par ici.

Seoul Vibe (film coréen d’action – Netflix)
Là par contre, une grosse réussite ! Je vous invite à lire l’article consacré à ce film d’action.

Film occidental :
Zootopie (animation -Disney +)

Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde y a sa place. Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable petite lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque …

Ma fille a décidé de regarder ce film d’animation durant les vacances. Peu fan de policier, je ne m’étais pas penchée sur celui-ci… à ma plus grande erreur ! Un film aux décors magnifiques et aux personnages adorables (ou détestables selon) Une histoire empreinte de féminisme, une ode à la différence et à l’intégration.

J’ai beaucoup de séries actuellement en cours, comme par exemple Alchemy Of Souls et Les Héritiers de la Nuit. Je vous en reparlerai sans doute à l’automne quand j’aurai fini leurs nombreux épisodes ! Ca sent Halloween !!

Carter

Film coréen de Jeong Byeong Gil, sorti le 5 août 2022 sur Netflix
Durée : 2h12
Genre et thèmes : action, thriller, espionnage
Acteurs : Joo Won, Bo-min Kim, Sung-jae Lee
Interdit au moins de 18 ans

Un homme se réveille amnésique. Dirigé par une voix mystérieuse provenant d’un dispositif implanté dans son oreille, il se lance dans une périlleuse mission de sauvetage alors que la Corée du Nord et les Etats Unis sont rongés par un virus mystérieux.

Nouveau film d’action diffusé cet été sur Netflix, la bande annonce était alléchante. Un peu rebutée par la durée, je me suis malgré tout lancée… à mon plus grand regret !

Si le scénario est bien ficelé et prometteur (un peu à la façon de La Mémoire dans la Peau, pandémie en plus), la réalisation est toute autre. Le film bénéficie d’une pléiade de scènes d’actions en tout genre : Carter se bat avec toutes les armes possibles (armes à feu, serpette, ses poings,…) en hélicoptères, en moto, en train… Un véritable catalogue de ce qui se fait dans les films d’action ! D’ailleurs ces scènes sont très longues, tellement que je finis toujours par en décrocher. Je n’aime pas non plus la façon dont celles-ci sont filmées : souvent à la troisième personne, on se croirait dans un jeu vidéo. La caméra bouge énormément, dans tous les sens, roule et tourne sur elle même, que ce soit dans les airs ou bien sous les véhicules… avec des prises très rapides. (à l’épaule du cameraman comme avec un drone) Mal de mer assuré ! Et personnes épileptiques ou sensibles, veuillez quitter la salle.

Ces scènes regorgent de violence. Après la scène d’ouverture qui explique la situation, on est directement plongé dans un bain de sang : Carter atterrit dans un bain public où il égorge tout le monde. Si vous aimez voir des hommes presque nus s’entre-tuer et le sang gicler, vous allez vous régaler ! Cette surenchère de violence à tour de bras déshumanise complètement les personnages. On se croirait dans un shoot them up où le seul but est de faire un carnage… Pas non plus d’empathie pour la petite fille à sauver qui passe son temps suspendue dans les airs, que ce soit à une fenêtre, au bord du train ou dans un van.

Tout ceci combiné à foule d’effets spéciaux et explosifs en tout genre. Mission Impossible fait office de gentille comédie réaliste comparée à ce film.

Bref, vous l’aurez compris, une véritable perte de temps, d’autant plus que la fin est complètement improbable (et ouverte) Si quelqu’un l’a apprécié, je serais ravie de lire son avis.

[ANIME] Vampire in the Garden

Animé américano japonais de 5 épisodes de 25 minutes environ sorti au printemps 2022 sur Netflix
production originale du studio Wit (également à l’origine du film Bubble)
Genre et thèmes : drame, fantastique, musique, amitié, vampire
Site web officiel : Lien

Dans un monde post apocalyptique où vampires et humais sont en guerre, Momo est une adolescente, fille d’une haute dignitaire de l’armée humaine. Alors que cette dernière use de sa position pour offrir un emploi tranquille à sa fille, Momo se lasse. Alors qu’une de ses anciennes collègue lui donne une ancienne boite à musique cassée, Momo lui promet de la réparer et d’écouter la mélodie ensemble. A savoir que dans le monde des humains, tout art est interdit, et spécialement la musique qui peut attirer les vampires. Le soir où elles doivent se retrouver, les deux jeunes femmes se trouvent mêlées à une fusillade. Alors que son amie décède, Momo fait la rencontre de Fine, la reine des Vampires. Elle aussi semble lasse de sa vie.

Des vampires et un animé court, ce sont deux facteurs qui me poussent à lancer le lecteur Netflix. Dans cette histoire post apocalyptique, on peut retrouver des inspirations comme Thelma et Louise, avec les deux femmes en cavale, ou bien Roméo et Juliette. Si l’amour entre Momo et Fine est platonique et ressemble à de l’amitié, il est clair que la Reine des Vampires a des tendances lesbiennes. Cet amour est l’incarnation de nombreux interdits : l’amour saphique, l’amour de deux races différentes, l’amour entre deux clans ennemis…

L’autre pilier de la série est la culture, et notamment la musique. Tout ceci est interdit chez les humains alors que les Vampires en profitent largement. Pourtant la musique rassemble Fine et Momo, comme d’autres personnes en background. La culture semble un moyen de rassemblement et de paix, un idéal à atteindre, une utopie.

On remarque également une autre opposition entre ces peuples : les humains vivent plutôt misérablement, dans des lieux militarisés. Alors que les vampires habitent des demeures luxueuses où ils jouissent de bals et autres réjouissances. Malgré cette satire légère des classes sociales, le faste ne semble pas rendre plus heureux.

L’image du vampire est intéressante: d’apparence humaine, ils apprécient les arts. Ce qui les différencie des autres productions, c’est leur faculté à voler en modifiant leurs bras. Ils ont également la possibilité de s’administrer une sorte de drogue qui les transforme complètement en sorte de chauve souris géante (albinos, car les vampires semblent des êtres albinos) à la force colossale. Mais cela signe généralement leur arrêt de mort. On ne sait pas d’où vient cette drogue ni quel est son véritable but, puisque les vampires qui l’utilisent sont généralement au combat et acculés par l’armée humaine. Il aurait été intéressant d’en savoir plus sur ce point.

Côté réalisation, les décors sont superbes. Les paysages enneigés et paisibles jurent avec la violence des tirs et du sang versé. Mais ce qui est dommage, c’est que le charadesign ne suit pas. Lors de plans moins rapprochés, les visages et les détails sont vraiment négligés. C’est dommage car de mon point de vue, les expressions des visages et leurs particularités sont important pour l’identification et l’attachement aux personnages. J’espère que ce désagrément ne sera pas le même dans le long métrage Bubble (du même studio) que j’ai sur ma wishlist depuis sa sortie sur Netflix.

De même, tout va très vite aussi du côté du scénario. C’est dommage car il aurait été intéressant également d’approfondir la psychologie des personnages (je pense par exemple à l’oncle de Momo). L’histoire méritait un plus ample développement pour une meilleure compréhension.

Un bilan mitigé pour un animé qui se regarde rapidement avec beaucoup de plaisir, de réflexions et d’émotions.

Journal de visionnage ~Mai 2022

Ayant été bien malade la semaine dernière, j’ai pris beaucoup de retard dans l’écriture de mes articles, et je m’en excuse. Voici donc seulement le point sur mes visionnages effectués le mois dernier.

Films

Venom (film de super héros américain – Netflix)

Lors d’une expédition d’exploration spatiale, un vaisseau de la Life Foundation retourne sur Terre avec à son bord quatre échantillons de symbiotes extraterrestres. Mais durant l’entrée dans notre l’atmosphère, le vaisseau connaît une avarie et s’écrase dans l’est de la Malaisie. Depuis son immense complexe à San Francisco, Carlton Drake, puissant et mystérieux PDG de la fondation, gère les opérations. Il parvient à faire rapatrier trois des quatre échantillons. Le quatrième s’est enfui en prenant possession du corps d’une femme âgée.
À San Francisco, le journaliste Eddie Brock est chargé d’interviewer Carlton Drake, après de nombreuses rumeurs prétendant que la Life Foundation utilise des cobayes humains. Eddie trouve des éléments dans les courriels de l’ordinateur de sa fiancée, Anne Weying, avocate dont le cabinet collabore étroitement avec la Life Foundation. Mais en accusant publiquement Drake de tuer ses cobayes sans apporter de preuve formelle, il est renvoyé de son travail et perd en même temps sa fiancée et son appartement.

Un film Marvel que je n’avais pas encore vu (datant de 2018) J’ai profité d’une soirée pizza avec mes ados pour le regarder. Un film sf mêlant action et humour avec efficacité. Il aborde des thématiques importantes comme l’éthique, la vie extraterrestre, la politique, l’équité du journalisme…

Mais aussi…

Mary et la fleur de la sorcière (film d’animation japonais – Netflix)

C’est l’été. Mary vient d’emménager chez sa grand-mère dans le village de Redmanor. Elle s’ennuie ferme. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois tous les sept ans. On l’appelle la « fleur de la sorcière ». Celle-ci imprègne les mains de la petite fille de magie. Mary réussit alors à animer un balai de sorcière qui la conduit jusqu’à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie. Prise de panique, elle n’ose avouer qu’elle n’est pas une véritable élève et se laisse entrainer par la directrice dans la visite des lieux.

J’ai vu ce film dans le cadre du challenge de rattrapage de films asiatiques.
Un animé fantastique plutot classique mais qui reste un bon divertissement. Pour relire mon article complet, c‘est par ici.

Séries :

Heartstopper saison 1(drame romantique britannique – Netflix)

Charlie Spring et Nick Nelson sont élèves à Truham. Charlie, introverti et intellectuel rêveur, est ouvertement homosexuel. Nick est le charmant rugbyman populaire de l’école que tout le monde suppose être hétéro mais qui s’interroge sur son orientation sexuelle au moment où il devient très proche de Charlie.

Il s’agit de l’adaptation du roman graphique britannique éponyme d’Alice Oseman. C’est un roman ultra populaire et ne pouvant pas y avoir accès, j’ai décidé de regarder l’adaptation en série sur Netflix. J’ai beaucoup aimé sa fraicheur et sa façon d’aborder la question de la sexualité et de l’identité lors de l’adolescence. Les acteurs m’ont convaincue et je ne pense pas être la seule puisque deux saisons supplémentaires ont été commandées.

Rick et Morty saisons 1 à 4 (animation science fiction américaine – Netflix)

La série suit les mésaventures de Rick Sanchez, un scientifique cynique et fantasque, et de son petit-fils, Morty Smith, perturbé et facilement influençable, qui partagent leur temps entre une vie domestique et des aventures interdimensionnelles.

La série provient d’une courte parodie animée reposant sur la trilogie de films « Retour vers le futur », créée par Roiland pour Channel 101, un festival de court métrage cofondé par Harmon. Et c’est une grande réussite. Animation pour adulte (on retrouve de nombreuses allusions sexuelles et pas mal de violence), celle-ci dépote par son humour noir et ses incalculables clins d’oeil parodiques au monde de la pop culture. Tout est passé au vitriol et c’est purement jouissif ! Je ne peux que vous conseiller vivement si vous êtes dans ce genre de trip et que vous ne connaissez pas.
Je regrete juste que la saison 5 ne soit pas dispo sur Netflix mais demande l’abonnement à une énième plateforme de streaming…

Solar Opposites saisons 1 et 2 (animation science fiction américaine – Disney +)

La planète Schlorp était une Utopie parfaite. Après qu’un astéroïde l’ait détruite intégralement, cent adultes et leur réplicant (ainsi qu’un Pupa) sont partis à travers la galaxie à la recherche d’une nouvelle maison. C’est ainsi que les Solar Opposites se sont échoués sur Terre, une planète surpeuplée. Alors que Korvo cherche à réparer leur vaisseau afin de repartir, les trois autres s’adaptent à la vie humaine.
Certains épisodes présentent une histoire parallèle autour d’humains miniaturisés par les enfants Solar Opposites, vivant dans une sorte d’univers post-apocalyptique dans le mur de la chambre des ados.

Cette série pour adultes américaine est produite par les papas de Rick et Morty. C’est ce qui nous a motivé à y jeter un œil. Si l’humour noir, la violence, le sexe y sont toujours présent, l’accent est plutot mis sur la critique de la société américaine. C’est moins léger que Rick et Morty, et beaucoup moins popculture. Cela m’a donc moins plus (trop de sexe inutile à mon goût et pas assez de rigolade, ni de clins d’oeil) Elle n’en est pas moins une bonne série.

Je vous donne rendez-vous le mois prochain pour plus de visionnages asiatiques (Je viens de terminer un drama par exemple)
Et vous, que regardez-vous actuellement ?

Mary et la fleur de la sorcière

Film d’animation japonais de 1 h 42, sorti en 2017 au Japon et en février 2018 en France
Disponible sur Netflix depuis mars 2021
Genre et thèmes: drame, fantastique, magie, sorcellerie
Studio d’animation: Studio Ponoc
Site web officiel : Lien / Lien 2

C’est l’été. Mary vient d’emménager chez sa grand-mère dans le village de Redmanor. Elle s’ennuie ferme. Dans la forêt voisine, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois tous les sept ans. On l’appelle la « fleur de la sorcière ». Celle-ci impregne les mains de la petite fille de magie. Mary réussit alors à animer un balai de sorcière qui la conduit jusqu’à Endor, l’école la plus renommée dans le monde de la magie. Prise de panique, elle n’ose avouer qu’elle n’est pas une véritable élève et se laisse entrainer par la directrice dans la visite des lieux.

Film visionné dans le cadre du challenge de rattrapage de films asiatiques

Mary to Majo no Hana , de son titre japonais, est un film de Hiromasa Yonebayashi, animateur du studio Ghibli ayant notamment réalisé Arrietty et Souvenirs de Marnie. Produit par le studio Ponoc, qui se compose d’ex-animateurs de Ghibli, celui-ci adapte le roman de Mary Stewart, The Little Broomstick. A noter que le roman est disponible en France chez les éditions Ynnis sous le titre « Le balai magique ».

Couverture du roman en version française

A son arrivée sur Netflix, ce long métrage m’intéressait mais je n’avais pas encore pris le temps de le visionner. Et ce fut une belle découverte. L’animation est plutot bien réalisée. Les scènes ayant lieu dans la foret ou dans les nuages m’ont particulièrement plues.

Côté scénario, il est plutot classique, mais il reste plaisant. C’est un subtil mélange de Harry Potter et Le chateau ambulant, saupoudré de Kiki la petite sorcière. Les rebondissements sont un peu déjà vu pour qui est habitué à ce type de narration. Et j’ai rapidement deviné qui était la sorcière à qui appartient le balai magique. Mais cela n’a pas gaché la féérie de l’histoire.

Les personnages sont eux aussi plutot classiques. Mary est ce genre de petite fille attachiante. Elle est accompagnée de deux chats magiques. Les méchants sont égocentriques et avides de pouvoir. Certains spectateurs déploreront le manque d’imagination, ou iront même jusqu’à fustiger la « ressucée » façon best of de Miyazaki.

Je ne sais pas quel est le degré de liberté prise par le studio pour l’adaptation du roman.
Un long métrage plutot classique mais graphiquement réussi, mêlant une fois encore le folklore japonais aux anglicismes. Il vous fera passer un bon moment sans rester dans les mémoires.

Journal de visionnages ~Avril 2022

Après mes lectures, voici mes derniers visionnages qui finalement sont plutot nombreux malgré les vacances scolaires (période où je ne regarde pas beaucoup les plateformes)

Films
Les cinq légendes
(film d’animation américain – Netflix)
L’aventure d’un groupe de héros, tous doués de pouvoirs extraordinaires. Emmenées par Jack Frost, un adolescent rebelle et ingénieux, ces cinq légendes vont devoir, pour la première fois, unir leurs forces pour protéger les espoirs, les rêves et l’imaginaire de tous les enfants.

Un ancien film d’animation (2012) choisi par mon ainée pour une soirée familiale. Un conte sympathique et bien ficelé pour un bon divertissement.

Mais aussi…
Silenced
(drame coréen -Netflix)
Kang In Ho est le nouveau professeur d’arts de l’école pour enfants sourds Ja Ae, à Mujin. Il a du laisser sa fille malade aux soins de sa mère à Séoul, son épouse étant décédée. En chemin, Kang In Ho va avoir un accident de voiture avec une jeune femme très engagée, Seo Yu Jin.
Film sud coréen basé sur le roman « Les enfants du silence » de Gong Ji Yeong inspiré de faits réels concernant des abus sexuels commis sur les étudiants sourds d’une école de Gwangju. Je vous en ai largement parlé dans un article spécial.

The Pirates ~ The last royal treasure (aventure coréen – Netflix)
A l’époque Joseon, Wu Mu Chi et son groupe de bandits fuient l’armée royale coréenne après avoir volé leurs biens. Proche de la fin, ils sont sauvés par un équipage de pirates, dirigé par Hae Rang. Une femme, jeune et belle, mais assez forte et intelligente pour être capitaine d’un équipage masculin. Ensemble, ils vont se mettre en quête du dernier et du plus important trésor royal restant de cette époque.
Un film d’aventure comique divertissant dont je vous ai parlé plus amplement la semaine passée.

Revisionnage
Retour vers le futur
(science fiction américaine – Netflix)
Le jeune Marty McFly mène une existence anonyme, auprès de sa petite amie Jennifer, seulement troublée par sa famille en crise et un proviseur qui serait ravi de l’expulser du lycée. Ami de l’excentrique professeur Emmett Brown, il l’accompagne tester sa nouvelle expérience : le voyage dans le temps via une DeLorean modifiée. La démonstration tourne mal : des trafiquants d’armes débarquent et assassinent le scientifique.

Un grand classique des années 80 qu’il est sans doute inutile de vous présenter. Je l’ai fait découvrir à mes ados qui ont adoré tous les deux, bien qu’ils aient des gouts différents. Une bonne soirée !

Séries et dramas :
Motherland Fort Salem Saison 1
(dystopie américaine – Disney +)
Lors des exécutions de sorcière à Salem il y a trois cent ans, le gouvernement américain passe un accord avec les magiciennes afin d’arrêter leurs persécutions. Celles-ci doivent alors former une armée d’élite au service du pays. De nos jours, alors que trois jeunes femmes démarrent leur entraînement pour devenir des combattantes hors pair grace à la magie, le pays est attaqué par une bande de sorciers terroristes refusant les accords.

Aimant les histoires de sorcières, j’avais mis cette série sur ma wishlist. Le scénario est original et son approche de la sorcellerie intéressante : elles pratiquent leur magie grace à la voix. Je n’ai pas vraiment aimé les premiers épisodes pour leur coté trop « américain » et trop axés lovestory. J’ai eu peur que ce soit un Beverly Hills sauce sorcière, mais fort heureusement la seconde partie de la série revient au scénario initial avec une bonne dose d’action. Un trio de personnages attachant qui me donne envie de voir la suite… qui j’espère sera bientôt diffusée sur Disney + (car dernièrement ils annulent la diffusion des séries qui m’intéressent et ça commence à m’agacer!)

Mais aussi…
Bulgasal
(fantastique coréen – Netflix)
Durant l’ère Joseon en Corée, un enfant maudit est abandonné par son père. Détesté par tout le village, il est recueilli par un militaire. Une fois adulte, Dan Hwal aide son père adoptif dans la traque des démons et particulièrement du Bulgasal, une sorte de vampire qui se nourrit de sang humain. Lors de cet affrontement, le monstre vole l’âme du guerrier afin de se réincarner en humain. 600 ans plus tard, Dan Hwal est sur les traces de Min Sang Wun. Voulant se venger, il retrouve l’humaine devenue blanchisseuse et n’ayant plus aucun souvenir de sa vie passée de monstre. Malgré tout, elle est constamment harcelée par des entités étranges.
Mon coup de coeur série de ce début d’année. Je vous en ai grandement parlé dans un article dédié.

Demon Slayer (animé fantastique japonais – Netflix)
Depuis les temps anciens, une légende parle de démons mangeurs d’hommes qui se cachent dans les bois. Pour cette raison, les citadins locaux ne s’y aventurent jamais la nuit. Un tueur de démons y déambulerait la nuit, chassant ces démons assoiffés de sang. Pour le jeune Tanjirô, ces rumeurs vont bientôt devenir sa dure réalité …Depuis la mort de son père, Tanjirô a pris sur lui pour subvenir aux besoins de sa famille. Malgré cette tragédie, ils réussissent à trouver un peu de bonheur au quotidien. Mais un jour , Tanjirô découvre que sa famille s’est faite massacrer par un démon et que la seule survivante, sa sœur Nezuko, est contaminée par le sang démoniaque. À sa grande surprise, Nezuko montre encore des signes d’émotion et de pensées humaines. Il décide alors de se lancer sur la trace des démons pour apprendre comment aider sa sœur à redevenir humaine.
Dernier animé japonais en date que j’ai regardé avec mon fils. Une découverte très sympa dont je vous ai parlé dans un article spécial.

Platinum End (animé fantastique – ADN)
13 anges sont envoyés au Japon et doivent choisir chacun un humain qui recevra le pouvoir de vie et de mort sur les autres hommes pendant 999 jours. Au terme de ce délai, les actions des candidats seront jugées et l’un d’eux sera élu pour être le nouveau Dieu du Paradis. Mirai Kakehashi est un lycéen qui n’espère plus rien de la vie ; ayant perdu ses parents très jeune et étant battu par son oncle et sa tante. Il décide de se suicider en sautant du toit d’un immeuble. Mais il est sauvé de justesse par Nasse, un ange qui lui offre trois pouvoirs spéciaux et fait de lui l’un des candidats.
Un animé qui n’a pas fait l’unanimité chez les fans. J’ai pourtant beaucoup aimé. Je vous ai parlé de la complexité de ses thèmes la semaine dernière.

Émission de télévision

Mask Singer
Je regarde très peu la télévision car je ne suis pas fan de ce qui est proposé. Malgré tout, je regarde régulièrement le divertissement musical « Mask Singer » sur TF1, issu d’un concept coréen. Un jury de quatre personnalités doit démasquer une douzaine de personnalités françaises (et quelques rares internationaux) qui chantent sous des costumes ahurissants. J’aime beaucoup toute la mise en scène, les prestations, les costumes et l’idée d’enquêter pour retrouver l’identité des candidats. Même si souvent je ne connais pas les personnes cachées sous le masque. Seul gros hic pour moi : l’heure tardive de diffusion de l’émission (21h15 au plus tôt) qui est entrecoupée d’un nombre effarants de pubs. Je ne peux jamais regarder une émission entière.

Et vous, qu’avez vous vu dernièrement ?

The Pirates ~ The last royal treasure

Film coréen sorti le 2 mars 2022 sur Netflix France (en janvier en Asie)
Durée : 2h06
Genre et thèmes : action, aventure, comédie, pirates
A partir de 13 ans
>Site officiel<

Casting:

A l’époque Joseon, Wu Mu Chi et son groupe de bandits fuient l’armée royale coréenne après avoir volé leurs biens. Proche de la fin, ils sont sauvés par un équipage de pirates, dirigé par Hae Rang. Une femme, jeune et belle, mais assez forte et intelligente pour être capitaine d’un équipage masculin. Ensemble, ils vont se mettre en quête du dernier et du plus important trésor royal restant de cette époque.

Avec un scénario plutot classique, l’intéret de cette production Netflix est tout d’abord le casting. L’équipage de pirates n’est composée que de beau monde : Wu Mu Chi est interprété par Kang Ha Neul (Forgotten, Empire Of Lust, Scarlet Heart Reyo) qui explore ici une facette comique que je ne lui avais jamais vue. La capitaine Hae Rang par Han Hyo Ju (W). On retrouve également l’acteur comique Lee Kwang Soo (Hwarang, Descendants of the Sun, mais surtout des émissions comme Running Man) La Princesse Hae Ga Eum est incarnée par Chae Su Bin (qui était un robot dans I’m not a robot). Ou encore Se Hun, membre du groupe de kpop Exo, toujours aussi discret.

L’histoire mêle action et humour. On ne peut s’empecher de penser à des productions comme Pirates des Caraibes ou encore One Piece (D’ailleurs Netflix est en train d’en préparer également un live action). Mais ce film n’aura pas à rougir de sa performance. C’est un très bon divertissement, bien rythmé, avec de bons combats, des cascades, du rire et une pointe de romance.

A découvrir pour passer une bonne soirée.