A Silent Voice

affiche a silent voice
Film animé japonais de 2h10 sortie en septembre 2016 au Japon et en aout 2018 en France.
Genre et thèmes : drame, psychologique, school life, handicap, harcèlement
Studio d’animation : Kyoto Animatio
Editeur du DVD en France : Kazé
a silent voice
Shouko Nishimiya, une jeune sourde, intègre en cours d’année la classe de Shouya Ishida, un jeune garçon turbulent et têtu, qui ne cause que des problèmes. Il ne semble pas comprendre qui est réellement Shouko. De ce fait, il commence à la brutaliser, ne sachant pas comment s’y prendre avec elle, malgré ses demandes répétitives pour qu’ils soient amis. La classe suit le mouvement de façon discrète, sans que le professeur principal ne fasse d’efforts pour les rappeler à l’ordre. Mais un jour, le garçon dépasse les limites et le directeur intervient. La classe se désolidarise et Shouya se retrouve seul face à ses responsabilités. Shouko est transférée dans une nouvelle école.
Une fois en terminale, Shouya reste rempli de remords. Il a appris le langage des signes pour pouvoir s’excuser. Mais son passé le hante au point qu’il tente de se suicider. C’est alors qu’il apprend où étudie Shouko et décide de la rencontrer afin d’alléger son cœur.


Ce film animé est l’adaptation du manga éponyme de Oima Yoshitoki (2013-Editions Kioon) qui a connu un énorme succès planétaire grâce à sa qualité pour parler de handicap et de harcèlement scolaire. Je n’ai pas encore lu cette série, mais je me suis rattrapée en visionnant le film durant les vacances de Noël.
C’est un film très beau et très poignant. Les couleurs sont superbes et douces, l’animation fluide. Même s’il dure 2h10, on ne voit pas le temps passer et l’on s’attache autant à Shouko qu’à Shouya. Le point de vue de la plupart des élèves n’est pas mis de côté. C’est donc un film introspectif avec une large palette de sentiments. Chacun peut alors se demander s’il est possible de réparer ses erreurs et le mal qu’on a fait par le passé. Chaque personnage essaye d’y répondre plus ou moins adroitement avec sa personnalité et ses possibilités, parfois jusqu’au suicide.
A ne pas manquer.

Les meilleurs films asiatiques de la décennie

Alors que la décennie s’achève, j’ai pensé faire plusieurs rétrospectives sur différents sujets. Bien sur, ce classement est complètement subjectif et tout le monde n’aura pas forcément la même opinion. Mais vous pouvez jouer le jeu vous aussi : donner votre liste personnelle ou bien commenter la mienne.
On continue avec les films, bien entendu asiatiques. Ma sélection est essentiellement coréenne car j’avoue que c’est le cinéma que je regarde le plus. Egalement, j’ai délibérément refusé d’intégrer les action-lives de mangas.
Vous pouvez retrouver les fiches complètes de certains films en cliquant sur leur titre.

1. Dernier Train pour Busan


Annoncé comme un film catastrophe, je ne m’attendait pas du tout à un film de zombies. Il n’est pas bourrin et stupide. Bien qu’il soit violent, car les zombies sont plutot réalistes. C’est ce qui est le plus horrifique. Il n’a pas le coté américain débordant d’effets spéciaux inutiles et encore moins celui, plus énervant, où certains personnages comme le héros ou le chien sont intouchables, où le bon citoyen sauve le monde. Le scénario est également saupoudré d’un sous-texte anti-capitaliste, brocardant notamment le monde de la finance et des banques. C’est donc un très bon film de zombies que je recommande à tout le monde, fan du genre ou non.

2.A Silent Voice


Très beau et très poignant. Les couleurs sont superbes et douces, l’animation fluide. C’est un film introspectif avec une large palette de sentiments. Chacun peut alors se demander s’il est possible de réparer ses erreurs et le mal qu’on a fait par le passé. Chaque personnage essaye d’y répondre plus ou moins adroitement avec sa personnalité et ses possibilités, parfois jusqu’au suicide.

3.Rampant


Le scénario est assez classique mais bien ficelé. Il réussit à mêler historique sous fond de conspiration, action et zombi avec brio. On retrouve même avec plaisir une légère pointe d’humour subtilement dosée et non grotesque. L’histoire se termine un peu de façon abrupte, mais après déjà 2h de visionnage, on peut penser que le spectateur a eu son compte d’action, d’arts martiaux et d’hémoglobine.

4.Burning


J’avoue qu’au bout de la première heure, je me suis vraiment demandé à quel film j’avais affaire. Le tempo très lent et le triangle amoureux très plat me donnaient envie de faire la sieste… Puis finalement, le film connait un tournant avec la disparition de Haemi. Les acteurs sont plus que talentueux. Mais sans doute le plus beau du film reste la photographie.

5.The Fatal Encounter


Ce film retrace les événements d’un complot avec brio. Un scénario très complexe que les acteurs réussissent à porter. Les décors et les costumes d’époque sont également époustouflants, comme bien souvent dans ce genre de réalisation. Un vrai régal pour les yeux. Un film complexe et brutal à découvrir.

6.Battleship Island


Un film très dur, basé sur des faits réels. Le scénario est bien construit, réaliste et ne donne pas dans le larmoyant malgré les scènes difficiles.

7.Forgotten


Déroutant et passionnant, une grande claque cinématographique. Un thriller psychologique plein de rebondissements qui fait travailler les méninges. Tout cela grace au scénario bien ficelé et au talent des acteurs car tout repose sur leur jeu, leur façon de transmettre les sentiments.

8.A Werewolf Boy


Une version coréenne de l’enfant sauvage à la sauce loup-garou. Avec Song Joong Ki qui fait partie de mes acteurs préférés pour son talent.

9.Punch


Un film dramatique dépeignant une tranche de vie poignante non sans humour.

10. Chilling Romance


Une comédie fantastique, un bon divertissement.

J’avoue avoir un peu pêché pour trouver les derniers titres. Aussi je me suis replongée au début de la décennie pour chercher quels films ont marqué ma mémoire. De plus, je n’ai pas eu la chance de voir Parasite, le fameux film coréen primé à Cannes cet été. Sans nul doute qu’il aurait été classé parmi les premiers de cette liste.
Et vous, un film asiatique préféré ?

The Outsider

Film américain de 2h de Martin Zandvliet pour Netflix
Sortie le sortie 9 mars 2018
Avec Jared Leto, Tadanobu Asano, Kippei Shiina
Genre : thriller, drame
the outsider affiche
Après avoir vécu dans un camp de prisonniers au Japon durant la Seconde Guerre Mondiale, Nick Lowell, un Américain se lie avec un Yakusa et décide de rester à Osaka. Il y apprend divers rituels et autres épreuves avant de devenir l’un des rares étrangers à intégrer la mafia japonaise.
the outsider
Mon avis :
J’avoue avoir choisi ce film pour la présence de Jared Leto et lieu de l’histoire. Il est bien réalisé et plutot classique : il respecte les codes des films de mafia, la photographie est sombre. Le thème est intéressant. Traiter des étrangers dans la mafia japonaise permet de mettre en relief des thèmes comme le racisme, la famille, la loyauté. Mais il aurait été intéressant de s’attarder un peu plus sur le passé et les motivations de Lowell, tout comme sur la personnalité des autres mafieux.
J’ai également apprécié le fait qu’il n’y ait presque pas de sexe pour un film américain. Mais le tempo est très lent. Ce qui contraste énormément avec les scènes de violence. Des longueurs qui n’ont rien à voir avec ce qui est montré dans la bande annonce qui joue la carte de l’action. Je me suis parfois ennuyée. Jared Leto est pour moi convainquant.
Malgré tout, je n’ai pas trop apprécié le film à cause de cela. Dommage, il y avait pourtant matière.

Psychic School Wars

psychic school wars
Film d’animation japonaise de 1h46, dont le titre original est Nerawareta Gakuen
Sorti le 19/10/2012
Genre : fantastique, mystère, romance, school life, sf
Studio d’animation : Sunrise
Site internet https://www.neragaku.com/
psychic school wars
Au lycée de Kamakura débarque un nouvel élève : Ryoichi Kyogoku. Ce garçon étrange est télépathe. A l’aide d’un sablier, il réussit à controler certains autres élèves et peu à peu, a la main mise sur l’école. Mais pour mener à bien sa mission confiée par son père, il devra éliminer Kenji Seki, un autre élève médium perpétuellement en retard, un peu gauche, amoureux de la surfeuse Kaori, et toujours talonné par sa voisine.


Le film Nerawareta Gakuen est une adaptation anime du roman éponyme écrit par Mayumura Taku, paru en 1973.
En lisant le résumé, je m’attendais à un animé très SF, avec pas mal de baston et d’action. Bien qu’il parle de pouvoirs psychiques et de voyages dans le temps,c’est tout le contraire. D’abord, le tempo est ralenti. Les scènes d’action sont plutot limitées, notamment lors de l’utilisation du sablier magique, ou lorsque Seki dévale la route sur son vélo comme il est en retard pour les cours.
Sunrise nous dévoile un univers très onirique d’une beauté à couper le souffle. On en prend plein les yeux. Les couleurs sont superbes, les décors poétiques. Les ruelles du Japon sont une invitation au voyage. Les pétales de cerisier tombent pendant la plupart du film, et sont remplacés parfois par la pluie. De nombreux halos de couleur sont dessinés par le soleil. On se perd dans les iridescences des bulles de savon, les éclats du sablier, les vagues de la mer ou le soleil qui filtre par des vitraux. Le rêve en couleur est encore plus poussé lorsqu’on plonge dans le mélange de rêve-souvenirs des adolescents.
Toute cette beauté contrastant avec la difficulté que ces derniers ont à exprimer leurs sentiments, que ce soit les premiers émois d’un amour non partagé, le manque d’un être cher disparu… Le fil conducteur de l’animé étant la communication, verbale ou non, entre les cœurs et les ames.
Ce qui en fait une histoire un peu compliquée. Sans vouloir spoiler, la révélation de la venue de Ryoichi, laisse plusieurs pistes ouvertes que chacun peut interpréter avec son propre ressenti. Malgré tout, c’est un film d’animation qui m’a retournée par sa beauté, sa profondeur, mais aussi sa légèreté. Régulièrement, Seki nous fait rire avec son côté gauche qui lui vaut le surnom de « braguette magique ».
Destiné aux ados, j’invite tout le monde à la découverte et l’émerveillement.
psychic school wars

Battleship Island

battleship island affiche
Film sud coréen sorti le 26/07/2017
Genres et thèmes : action, drame, historique, guerre
battleship island affiches individuelles
A la fin de la seconde guerre mondiale, de nombreux coréens sont endoctrinés au Japon avec la promesse de gagner un bon salaire. Ils prennent le bateau avec de fausses recommandations et se trouvent débarqués sur l’ile d’Hashima où ils sont forcés à travailler dans les mines, pour les hommes, ou à se prostituer, pour les femmes. Un papa musicien croit à ses sirènes et embarque avec sa fille et sa troupe pour finir aux mines. La petite lui est arrachée. Parallèlement, un agent américain de l’OSS est infiltré pour organiser l’évasion d’un personnage important. Celui-ci découvrant ce qui se passe réellement, tentera d’aider les travailleurs forcés à s’échapper.


Un film très dur, basé sur des faits réels. Je ne suis pas habituellement friande de films de guerre, mais en tant que fan de Song Joongki, j’ai visionné ce film sans regret. Le scénario est bien construit, réaliste et ne donne pas dans le larmoyant malgré les scènes difficiles.
J’ai également été ravie de retrouver Kim Sooah dans le rôle de la petite Soohee. Cette jeune actrice m’avait déjà bluffée dans le film coréen Dernier Train Pour Busan. Côté casting, on retrouve aussi So Jisub vu par exemple dans le drama Oh My Venus.
Des scènes dramatiques, un suspens intense avec des acteurs doués. On peut facilement se reconnaître dans les personnages je pense, comme on peut faire un parallèle avec les films de guerre français parlant de l’occupation allemande (déportation…) Un film riche, témoignage historique d’un point de vue méconnu en France. Une pincée d’effets spéciaux réussis et une dose d’action pour les plus exigeants. Le film se termine sur l’explosion de la bombe à Nagasaki.

Lou et l’ile aux sirènes

lou et l'ile aux sirenes affiche
Film d’animation japonais de 1h54 sorti le 30 aout 2017.
Cristal du long métrage au Festival du film d’animation d’Annecy 2017
lou et l'ile aux sirenes
Suite au divorce de ses parents, Kai, un collégien solitaire, quitte Tokyo pour le petit village de pêcheurs où est né son père. Pour occuper son temps, il compose de la musique électronique et rejoint un peu à contre coeur le groupe formé par ses deux camarades de lycée, Yûho et Kunio. Il accepte d’aller répéter avec eux sur une île mystérieuse réputée abriter des créatures marines telles que les sirènes. C’est alors que sa vie monotone bascule quand, grâce à sa musique, il rencontre Lou, une sirène qui souhaite devenir amie avec les villageois. Elle se révèle une chanteuse et danseuse hors pair. Le secret ne tarde pas à exploser au grand jour et les habitants du village découvrent avec stupeur son existence lors d’une prestation publique. Alors que les uns veulent tirer profit pécunier de la présence de la sirène, d’autres y voient l’annonce d’une catastrophe à venir, pensant que les sirènes sont mangeuses d’hommes.


Un film poétique et plein de réflexions sur les sentiments tels que l’amour, l’amitié ou la solitude. C’est également une critique du Japon traditionaliste, état insulaire qui a mis longtemps à s’ouvrir au monde extérieur : on peut penser que les étrangers sont représentés par les sirènes, danger menaçant qu’il faut contenir hors du village et poursuivre la vie en autarcie. Pour ce point, c’est une grande réussite.
lou et l'ile aux sirenes
Côté animation, les dessins sont simples et dynamiques, parfois brouillons et mal proportionnés. Cela dessert l’oeuvre, pour les puristes. L’histoire est entrecoupée de morceaux de musique plutot réussis, mais j’avoue que la façon clip vidéo coloré et frolant le psychédélique ne m’a pas trop plu. En effet, c’est au son de la musique que la nageoire de Lou laisse place à deux gambettes qui ne peuvent s’empêcher de danser. C’est là que réside son pouvoir de sirène : elle entraine tout le monde dans une danse endiablée.
C’est dommage pour les ratés car scénaristiquement, le film est très intéressant et plein de créativité. Un mélange réussi du conte de La Petite Sirène et de Ponyo sur la Falaise. Je le recommande malgré tout pour les curieux et les amoureux de la mer. Petit bémol : je le déconseille aux plus jeunes, le papa de Lou étant un requin qui met sa vie en péril pour sauver sa fille, cela donne quelques scènes assez impressionnantes pour de petits yeux.

The Fatal Encounter

the fatal encounter affiche
ou The King’s Wrath
Titre original : Yeokrin
Film sud coréen sorti le 30/04/2014
Genre et thèmes : action, drame, historique, guerre, politique
Durée : 2h15
15 ans et +

acteurs king s wrath

En l’an 1777 en Corée, un complot entre la Reine Jeong Sun et le dirigeant de la province de Noron se met en place dans le but d’assassiner le Roi Jeong Jo. Le jeune roi entame la deuxième année de son règne qu’il tente de protéger face aux menaces des deux provinces Noron et Soron. Au palais il ne fait désormais confiance qu’à son ami, un eunuque appelé Sang Chaek et à Hong Kook Young, le commandant de Geunwiyoung.
Au même moment, Eul Soo, un homme qui a été élevé depuis son enfance pour être un assassin d’élite, est chargé d’assassiner le Roi Jeong Jo en moins de vingt-quatre heures. Le roi se trouve donc pris dans un double attentat.


Ce film retrace ces événements avec brio. Un scénario très complexe que les acteurs réussissent à porter. On retrouve mon acteur préféré Hyun Bin (dont je vous ai déjà parlé dans Memories of the Alhambra par exemple) en roi maudit. Et à ses côtés, Han Ji Min en reine. Tous deux avaient déjà joué ensemble dans le drama Jekyll and I. L’alchimie opère toujours mais de façon bien différente dans ce film. Jeong Jae Yeong, qu’on a vu dans Un jour avec, un jour sans incarne ici Gap Su.

Les décors et les costumes d’époque sont également époustouflants, comme bien souvent dans ce genre de réalisation. Un vrai régal pour les yeux. Certaines scènes sont toutefois très dures (Ce qui justifie sa catégorie interdit au moins de 15 ans) mais je pense qu’elles dépeignent très bien ces temps difficiles de complots politiques.
Un film complexe et brutal à découvrir.
tournage the fatal encounter

Rampant

affiche rampant
Titre original : Changgwol / 창궐
Film sud coréen sorti le 25/10/2018
Genre et thèmes : Action, historique, arts martiaux, zombies
Durée : 2h01
A partir de 15 ans
Film nommé 6 fois au Festival du film fantastique de Gerardmer 2019
acteurs rampant
Le Prince Ganglim, l’un des fils du roi au pouvoir, réputé pour sa maîtrise des arts martiaux, revient au royaume coréen de Joseon à la mort de son frère, le prince héritier, après de nombreuses années passées en captivité dans les geôles des Mandchous de la dynastie Qing. Des luttes pour obtenir le pouvoir, entretenues par le ministre de la Guerre, apparaissent bientôt au sein du palais royal alors qu’une épidémie transforme les humains en morts-vivants errants à la nuit tombée…


Encore un film de zombi… Ou pas. J’ai choisi de regarder ce film pour l’acteur principal, Hyun Bin, qui est mon chouchou et que j’apprécie de voir tourner dans des films d’action depuis quelques temps. Le scénario est assez classique mais bien ficelé. Je pensais qu’il était l’adaptation d’un manhwa ou autre (comme pour le drama Kingdom dont le scénario est très proche) mais il n’en est rien. Il réussit à mêler historique sous fond de conspiration, action et zombi avec brio. On retrouve même avec plaisir une légère pointe d’humour subtilement dosée et non grotesque. Par contre, la romance est quasiment exclue mais cela ne m’a pas du tout dérangée.
scene de rampant
Les acteurs sont convaincants. Hyun Bin est donc en tête d’affiche et montre une fois encore ses talents d’épéiste. On retrouve à ses cotés Kim Eui Sung en roi, déjà présent dans les séries Memories Of The Alhambra ou W, habitué des zombies avec le film Train to Busan  D’ailleurs les zombies prennent un petit coup de frais et ressemblent à des vampires à cause de leur dentition, leur façon de se repaître de sang et leur photosensibilité. Ils sont appelés démons de nuit. Malgré tout, ils restent des zombies dans leur façon de se mouvoir, leur faim insatiable et leur côté troupeau de moutons. Le maquillage est bien réalisé et les effets spéciaux globalement réussis.
La photographie est superbe. L’histoire se déroulant sur la fin de l’ère Joseon (fin 1800), les scènes au palais sont un régal pour les yeux. De même que les hangboks.
L’histoire se termine un peu de façon abrupte, mais après déjà 2h de visionnage, on peut penser que le spectateur a eu son compte d’action, d’arts martiaux et d’hémoglobine. Une réussite que je vous invite à regarder.
scene de rampant

Un jour avec, un jour sans

un jour avec un jour sans affiche
Titre original : 지금은맞고그때는틀리다, Jigeumeun-matgo-geuttaeneun-tteullida
Film sud coréen de Hong Sang Soo
Sorti le :17 février 2016 en France (2015 en Corée)
Durée : 2h01
Avec : Jae-yeong Jeong, Min-Hee Kim, Yeo-jeong Yoon
Genre : Drame
Nombreuses récompenses, dont le Léopard d’Or et le Prix d’interprétation masculine pour Jae Yeong Jeong au Festival de Locarno 2015.

Le réalisateur Ham Cheonsoo arrive un jour trop tôt dans la ville de Suwon, où il a été invité à parler de son oeuvre. Il profite de cette journée d’attente pour visiter un palais de la ville. Il y rencontre Yoon Heejeong, une artiste peintre locale avec laquelle il va discuter, dîner, boire… Mais il n’est pas tout à fait honnête avec Yoon Heejeong, malgré sa forte attirance pour elle.
scene un jour avec un jour sans
Ce film m’a été conseillé par un collègue de travail suite à une discussion sur le film Burning.
C’est donc sans surprise que j’ai découvert un film lent où il ne se passe pas grand chose. Durant la première heure de film, je découvre cette rencontre amoureuse, le jeu des acteurs et de séduction des personnages. J’ai beaucoup apprécié la scène du restaurant de sushi où Cheonsoo dévoile ses sentiments à la jeune peintre. Cela me semble être réaliste tout en ayant une certaine pointe de romantisme.
Malgré tout j’ai du mal avec deux points : tout d’abord, certains zooms de la caméra sont un peu brutaux, manquent de fluidité et gachent le coté intimiste de certaines scènes. Ensuite, les couleurs des scènes d’intérieur (le café, l’atelier de peinture) sont… bizarres. J’ai du mal à définir pourquoi mais ce choix des couleurs m’a donné une sensation de décalage temporel, de vintage… quelque chose qui m’a dérangé sans que je sache pourquoi.
scne un jour avec un jour sans
Au bout d’une heure, l’écran titre se relance… Et nous voilà plongé dans un second film. Même histoire, mêmes personnages… sauf que non. C’est bel et bien différent. Les premières lignes de dialogue sont les mêmes mais Cheonsoo est différent, comme dans un univers parallèle où il serait à la fois lui-même et un autre. C’est l’effet papillon. Les paroles et réactions de Heejeong varient, beaucoup ou légèrement. Et j’avoue avoir préféré cette Heejeong là.
On peut donc se dire que le choix des mots est très important. Selon ce que nous disons, la réaction d’autrui sera différente. Et avec l’effet boule de neige, cela aura un énorme impact sur le déroulement de nos vies, même si ce ne sont que d’infimes changements ici dans le scénario. Deux possibilités, deux fins, pourtant aucune n’est réellement heureuse ( mais après tout la vie réelle n’est pas un conte de fée) Il en est de même pour le choix d’être honnête ou de mentir délibérément.
Une découverte intelligente et sensible.

Etre en vie c’est avoir envie novembre 2018

Voici quelques produits qui ont attiré mon attention dernièrement, des petites choses futiles ou utiles, à acheter ou pas. Pour rappel, je redis que ce ne sont PAS des choses que j’achète, mon budget ne me le permettant pas. Ce sont des coups de cœur d’objets vu sur le web.

Beauté :
Pas mal de jolies palettes sont sorties dernièrement et difficile de ne pas craquer… Personnellement j’en ai plusieurs neuves en stock donc je reste sage. Mais je lorgne entre autres, sur la collection Machinist de Nyx. Un air steampunk aux superbes packagings.
24,90 euros la palette
collection machinist nyx
La marque Cinq mondes a mis au point un Soin Global Anti-Age breveté qui s’inspire des secrets de longévité des centenaires de l’île Japonaise Okinawa. Pour régénérer les cellules, la marque a choisi le Getto d’Okinawa (sorte de gingembre) qui affiche des résultats exceptionnels avec plus de 54% de collagène supplémentaire lors d’une application régulière en seulement 8 jours. Un rituel qui donne envie… mais à 290 euros le pot, je vais très bien m’en passer !

creme geto cing mondes
Geek :
Un jeu de plateau inspiré de l’univers Harry Potter dans lequel vous venez de recevoir votre lettre d’acceptation pour entrer dans la plus grande école de sorcellerie au Monde « Poudlard » dirigée par le plus grand sorcier de tous les temps Albus Dumbledore. Remportez la coupe des quatre maisons en participant aux matchs de Quidditch et au club de duel.
34,99 euros
jeu de plateau harry potter
Et toujours pour parler Harry Potter, le calendrier de l’avent figurine pop. 24 figurines à découvrir avec un décor.
Le prix varie selon les sites autour de 50 euros

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Et vous, des craquages ?