#Alive

affiche alive
Film sud coréen de 1h38 sorti le 24 juin 2020, disponible sur Netflix
genre et thèmes : drame, thriller, survie, zombi
A partir de 15 ans
acteurs alive
Alors qu’une épidémie a envahi la ville, transformant ses habitants en zombies, Oh Jun Wu est un jeune geek qui se retrouve isolé dans son appartement alors que ses parents sont au travail. Il commence à regretter de ne pas être sorti faire les courses comme sa mère le lui avait demandé, d’autant plus que les lignes téléphoniques fonctionnent de plus en plus mal. La menace se propage de plus en plus rapidement, surtout en pleine cité où les barres d’immeubles sont remplies d’humains malades ou potentiellement contaminables.


Un film de zombi plutot original : ici, on ne sait pas du tout d’où vient la contamination ni comment l’enrayer. On sait seulement que c’est un virus qui touche le cerveau et fait muter les humains en zombies violents et affamés. Pareillement, pas de héros à l’américaine : ici tout tourne autour de Oh Jun Wu (encore une interprétation magistrale de Yoo Ah In), un jeune passionné de technologie, un peu flemmard… Plutot réaliste ! Son isolement m’a beaucoup fait penser aux deux mois de confinement que nous avons subi ce printemps.
affiche alive
De même, le scénario est un subtil mélange d’action (combats pour la survie à l’aide de club de golf et de chaises) et de psychologie. Les effets spéciaux sont discrets et réussis, essentiellement centrés sur les zombies. Ceux-ci ressemblent beaucoup à ceux que j’ai pu voir dans le drama Kingdom ou le film Train To Busan. Une patte coréenne plaisante et plus réaliste que les versions américaines. (et sans doute psychologiquement bien plus effrayante)
film alive
Il met également à l’honneur les réseaux sociaux car, pour une fois, ils ne sont pas fustigés. Ici les citadins ont su les utiliser intelligemment afin d’assurer leur sauvetage.
Pour moi ce film est une réussite.

Yuri On Ice

Série animée japonaise de 12 épisodes de 23 mn diffusée du 06/10 au 22/12/2016, actuellement disponible sur Crunchyroll en France.
Genre/thèmes : comédie, drame, patinage artistique, yaoi
A partir de 12 ans
Studio d’animation : Mappa
yuri on ice
Alors qu’il participe à une compétition particulièrement importante, Yûri Katsuki, talentueux patineur japonais, est écrasé par la pression et voit s’envoler toute chance de victoire. De retour chez lui, à Kyushu, il s’enferme chez ses parents, ne sachant plus très bien s’il doit continuer à patiner ou tout abandonner. Mais les choses changent lorsque le célèbre patineur russe Victor Nikiforov, son idole, se présente chez lui avec la ferme intention de l’entraîner. Ce qui ne fait qu’aiguiser la haine de Yuri Plisetsky, le jeune patineur russe pressenti pour succéder à Victor.


Curieuse devant le rafut créé par cet animé, j’ai décidé de le regarder lorsque j’ai vu qu’il était disponible gratuitement sur Crunchyroll. Tout d’abord, vous avez pu remarquer que je lis régulièrement du yaoi. Je ne suis donc pas choquée par les histoires homosexuelles. Ici, on reste sur du soft. Pas de sexe, juste des étreintes (prendre dans les bras) et un seul baiser (si ma mémoire est bonne) Donc il peut être visible par tous (tous les esprits ouverts), même si on assiste à des scènes où Victor est aux sources chaudes japonaises ou encore si les chorégraphies du suisse Christophe Giacometti sont plutôt suggestives.
D’un autre côté, je ne suis pourtant pas friande de mangas sportifs. Par contre, j’aime la musique, les chorégraphies et tout ce qui touche à l’art en général. Ici la bande son est très sympa. L’opening est également à la hauteur.

Cet animé m’a également replongé dans mes souvenirs : les après midis passés auprès de ma grand-mère à regarder le patinage artistique à la télé. De bons souvenirs agréables. D’ailleurs je suis encore actuellement supportrice du patineur japonais Yuzuru Hanyu. J’ai donc apprécié de côté de l’histoire. A savoir que sa présentation est tout à fait abordable pour une personne qui n’y connaît rien.
yuri et yzuru
L’histoire est simple et s’insère dans le quotidien d’un patineur (sa vie, ses amours, son entrainement, ses doutes…) C’est rafraîchissant et divertissant. Les personnages sont attachants et émouvants. Mention spéciale pour le russe Yuri Plisetsky qui reste mon préféré.
Côté animation, certains passages ne sont hélas pas à la hauteur de l’oeuvre. Notamment lors des tournois : on voit des scènes du public réutilisées maintes fois d’un épisode à l’autre, et même dans le même épisode. Je suppose qu’il y a des restrictions budgétaires mais c’est dommage. Et encore plus quand il y a des larges plans des patineurs : les détails sont baclés (visage par exemple) J’aurais également aimé que la saison soit plus longue avec notamment plus de développement au niveau des backgrounds personnages. On se concentre uniquement sur les trois principaux alors que les personnages secondaires ont un large potentiel eux aussi. C’est un peu décevant surtout quand on connaît la popularité de cet animé et le public visé (les jeunes filles adeptes des bishonen). Je m’attendais à mieux, même s’il reste très plaisant et original.
yuri on ice
Yaoi  : désigne une œuvre mettant en scène un récit romantique ou sexuel entre hommes

Les Pokemon version cartoon

Alors qu’une polémique vient de naitre quant à la censure des dessins animés type Looney Tunes (au niveau des armes à feu), les Pokemon nous proposent un court métrage version cartoon.
Cet épisode inédit qui rend hommage aux premiers dessins animés est disponible gratuitement sur la chaine Youtube Pokemon Kids Tv. Bien que celle-ci soit japonaise, le court-métrage peut être regardé par tous puisqu’il est muet. Pas de problème de langue ! On y retrouve les personnages de Baggiguane et Mimiqui avec des gags cartoonesques classiques mais qui fonctionnent toujours !
Enjoy


Quel est votre personnage de cartoon favori ?

Your Name / Kimi no Na ha

Film d’animation japonais de 1h47 sorti en aout 2016 au Japon (décembre 2016 en France)
Disponible sur Netflix depuis juin 2020
Genre et thèmes : drame, mystère, romance, school life, surnaturel, voyage temporel, transmigration
Studio d’animation : CoMix Wave Films
your name affiche
Mistuha est une lycéenne et prêtresse shinto vivant à la campagne qui n’en peut plus de sa vie dans les montagnes. Tout le monde la connaît comme elle est la fille ainée du maire. Elle souhaiterait poursuivre ses études dans la capitale et ainsi bénéficier de l’anonymat de la foule. C’est ainsi qu’elle effectue des rêves où elle vit à Tokyo dans la peau de Taki, un lycéen passionné d’architecture. Or, Taki existe bien et rêve de son côté une vie tranquille à la campagne, sous les traits d’une jeune fille de son âge…
Quel est le secret qui se cache derrière ces étranges rêves qui échangent la vie de ces deux jeunes gens qui ne se sont jamais rencontrés?


J’ai regardé ce film lors de sa sortie sur Netflix, attirée parson succès : 12 millions d’entrées au Japon, dépassant Princesse Mononoké et le Château Ambulant. Et j’affirme qu’il ne l’a pas volé!
C’est un superbe film d’animation poétique avec de très belles images colorées, mais aussi une bande son originale et entraînante. (par Radwimps)
Le scénario est intéressant et surprenant. Il traite de sujets que j’affectionne particulièrement comme le voyage dans le temps ou l’échange de corps. Les personnages principaux sont très réussis : à la fois réalistes et attachants, loin des stéréotypes qu’on peut parfois voir dans les animés.
Même s’il est destiné aux adolescents, je conseille à tout le monde de voir cette pépite.
your name
Informations supplémentaires :
Tout comme il l’avait fait pour son précédent film, The Garden of Words, Makoto Shinkai a sorti une version de Your Name en roman. Ce dernier a été publié en juin 2016 au Japon, deux mois avant la sortie du film en salles.

A Silent Voice

affiche a silent voice
Film animé japonais de 2h10 sortie en septembre 2016 au Japon et en aout 2018 en France.
Genre et thèmes : drame, psychologique, school life, handicap, harcèlement
Studio d’animation : Kyoto Animatio
Editeur du DVD en France : Kazé
a silent voice
Shouko Nishimiya, une jeune sourde, intègre en cours d’année la classe de Shouya Ishida, un jeune garçon turbulent et têtu, qui ne cause que des problèmes. Il ne semble pas comprendre qui est réellement Shouko. De ce fait, il commence à la brutaliser, ne sachant pas comment s’y prendre avec elle, malgré ses demandes répétitives pour qu’ils soient amis. La classe suit le mouvement de façon discrète, sans que le professeur principal ne fasse d’efforts pour les rappeler à l’ordre. Mais un jour, le garçon dépasse les limites et le directeur intervient. La classe se désolidarise et Shouya se retrouve seul face à ses responsabilités. Shouko est transférée dans une nouvelle école.
Une fois en terminale, Shouya reste rempli de remords. Il a appris le langage des signes pour pouvoir s’excuser. Mais son passé le hante au point qu’il tente de se suicider. C’est alors qu’il apprend où étudie Shouko et décide de la rencontrer afin d’alléger son cœur.


Ce film animé est l’adaptation du manga éponyme de Oima Yoshitoki (2013-Editions Kioon) qui a connu un énorme succès planétaire grâce à sa qualité pour parler de handicap et de harcèlement scolaire. Je n’ai pas encore lu cette série, mais je me suis rattrapée en visionnant le film durant les vacances de Noël.
C’est un film très beau et très poignant. Les couleurs sont superbes et douces, l’animation fluide. Même s’il dure 2h10, on ne voit pas le temps passer et l’on s’attache autant à Shouko qu’à Shouya. Le point de vue de la plupart des élèves n’est pas mis de côté. C’est donc un film introspectif avec une large palette de sentiments. Chacun peut alors se demander s’il est possible de réparer ses erreurs et le mal qu’on a fait par le passé. Chaque personnage essaye d’y répondre plus ou moins adroitement avec sa personnalité et ses possibilités, parfois jusqu’au suicide.
A ne pas manquer.

Les meilleurs films asiatiques de la décennie

Alors que la décennie s’achève, j’ai pensé faire plusieurs rétrospectives sur différents sujets. Bien sur, ce classement est complètement subjectif et tout le monde n’aura pas forcément la même opinion. Mais vous pouvez jouer le jeu vous aussi : donner votre liste personnelle ou bien commenter la mienne.
On continue avec les films, bien entendu asiatiques. Ma sélection est essentiellement coréenne car j’avoue que c’est le cinéma que je regarde le plus. Egalement, j’ai délibérément refusé d’intégrer les action-lives de mangas.
Vous pouvez retrouver les fiches complètes de certains films en cliquant sur leur titre.

1. Dernier Train pour Busan


Annoncé comme un film catastrophe, je ne m’attendait pas du tout à un film de zombies. Il n’est pas bourrin et stupide. Bien qu’il soit violent, car les zombies sont plutot réalistes. C’est ce qui est le plus horrifique. Il n’a pas le coté américain débordant d’effets spéciaux inutiles et encore moins celui, plus énervant, où certains personnages comme le héros ou le chien sont intouchables, où le bon citoyen sauve le monde. Le scénario est également saupoudré d’un sous-texte anti-capitaliste, brocardant notamment le monde de la finance et des banques. C’est donc un très bon film de zombies que je recommande à tout le monde, fan du genre ou non.

2.A Silent Voice


Très beau et très poignant. Les couleurs sont superbes et douces, l’animation fluide. C’est un film introspectif avec une large palette de sentiments. Chacun peut alors se demander s’il est possible de réparer ses erreurs et le mal qu’on a fait par le passé. Chaque personnage essaye d’y répondre plus ou moins adroitement avec sa personnalité et ses possibilités, parfois jusqu’au suicide.

3.Rampant


Le scénario est assez classique mais bien ficelé. Il réussit à mêler historique sous fond de conspiration, action et zombi avec brio. On retrouve même avec plaisir une légère pointe d’humour subtilement dosée et non grotesque. L’histoire se termine un peu de façon abrupte, mais après déjà 2h de visionnage, on peut penser que le spectateur a eu son compte d’action, d’arts martiaux et d’hémoglobine.

4.Burning


J’avoue qu’au bout de la première heure, je me suis vraiment demandé à quel film j’avais affaire. Le tempo très lent et le triangle amoureux très plat me donnaient envie de faire la sieste… Puis finalement, le film connait un tournant avec la disparition de Haemi. Les acteurs sont plus que talentueux. Mais sans doute le plus beau du film reste la photographie.

5.The Fatal Encounter


Ce film retrace les événements d’un complot avec brio. Un scénario très complexe que les acteurs réussissent à porter. Les décors et les costumes d’époque sont également époustouflants, comme bien souvent dans ce genre de réalisation. Un vrai régal pour les yeux. Un film complexe et brutal à découvrir.

6.Battleship Island


Un film très dur, basé sur des faits réels. Le scénario est bien construit, réaliste et ne donne pas dans le larmoyant malgré les scènes difficiles.

7.Forgotten


Déroutant et passionnant, une grande claque cinématographique. Un thriller psychologique plein de rebondissements qui fait travailler les méninges. Tout cela grace au scénario bien ficelé et au talent des acteurs car tout repose sur leur jeu, leur façon de transmettre les sentiments.

8.A Werewolf Boy


Une version coréenne de l’enfant sauvage à la sauce loup-garou. Avec Song Joong Ki qui fait partie de mes acteurs préférés pour son talent.

9.Punch


Un film dramatique dépeignant une tranche de vie poignante non sans humour.

10. Chilling Romance


Une comédie fantastique, un bon divertissement.

J’avoue avoir un peu pêché pour trouver les derniers titres. Aussi je me suis replongée au début de la décennie pour chercher quels films ont marqué ma mémoire. De plus, je n’ai pas eu la chance de voir Parasite, le fameux film coréen primé à Cannes cet été. Sans nul doute qu’il aurait été classé parmi les premiers de cette liste.
Et vous, un film asiatique préféré ?

The Outsider

Film américain de 2h de Martin Zandvliet pour Netflix
Sortie le sortie 9 mars 2018
Avec Jared Leto, Tadanobu Asano, Kippei Shiina
Genre : thriller, drame
the outsider affiche
Après avoir vécu dans un camp de prisonniers au Japon durant la Seconde Guerre Mondiale, Nick Lowell, un Américain se lie avec un Yakusa et décide de rester à Osaka. Il y apprend divers rituels et autres épreuves avant de devenir l’un des rares étrangers à intégrer la mafia japonaise.
the outsider
Mon avis :
J’avoue avoir choisi ce film pour la présence de Jared Leto et lieu de l’histoire. Il est bien réalisé et plutot classique : il respecte les codes des films de mafia, la photographie est sombre. Le thème est intéressant. Traiter des étrangers dans la mafia japonaise permet de mettre en relief des thèmes comme le racisme, la famille, la loyauté. Mais il aurait été intéressant de s’attarder un peu plus sur le passé et les motivations de Lowell, tout comme sur la personnalité des autres mafieux.
J’ai également apprécié le fait qu’il n’y ait presque pas de sexe pour un film américain. Mais le tempo est très lent. Ce qui contraste énormément avec les scènes de violence. Des longueurs qui n’ont rien à voir avec ce qui est montré dans la bande annonce qui joue la carte de l’action. Je me suis parfois ennuyée. Jared Leto est pour moi convainquant.
Malgré tout, je n’ai pas trop apprécié le film à cause de cela. Dommage, il y avait pourtant matière.

Psychic School Wars

psychic school wars
Film d’animation japonaise de 1h46, dont le titre original est Nerawareta Gakuen
Sorti le 19/10/2012
Genre : fantastique, mystère, romance, school life, sf
Studio d’animation : Sunrise
Site internet https://www.neragaku.com/
psychic school wars
Au lycée de Kamakura débarque un nouvel élève : Ryoichi Kyogoku. Ce garçon étrange est télépathe. A l’aide d’un sablier, il réussit à controler certains autres élèves et peu à peu, a la main mise sur l’école. Mais pour mener à bien sa mission confiée par son père, il devra éliminer Kenji Seki, un autre élève médium perpétuellement en retard, un peu gauche, amoureux de la surfeuse Kaori, et toujours talonné par sa voisine.


Le film Nerawareta Gakuen est une adaptation anime du roman éponyme écrit par Mayumura Taku, paru en 1973.
En lisant le résumé, je m’attendais à un animé très SF, avec pas mal de baston et d’action. Bien qu’il parle de pouvoirs psychiques et de voyages dans le temps,c’est tout le contraire. D’abord, le tempo est ralenti. Les scènes d’action sont plutot limitées, notamment lors de l’utilisation du sablier magique, ou lorsque Seki dévale la route sur son vélo comme il est en retard pour les cours.
Sunrise nous dévoile un univers très onirique d’une beauté à couper le souffle. On en prend plein les yeux. Les couleurs sont superbes, les décors poétiques. Les ruelles du Japon sont une invitation au voyage. Les pétales de cerisier tombent pendant la plupart du film, et sont remplacés parfois par la pluie. De nombreux halos de couleur sont dessinés par le soleil. On se perd dans les iridescences des bulles de savon, les éclats du sablier, les vagues de la mer ou le soleil qui filtre par des vitraux. Le rêve en couleur est encore plus poussé lorsqu’on plonge dans le mélange de rêve-souvenirs des adolescents.
Toute cette beauté contrastant avec la difficulté que ces derniers ont à exprimer leurs sentiments, que ce soit les premiers émois d’un amour non partagé, le manque d’un être cher disparu… Le fil conducteur de l’animé étant la communication, verbale ou non, entre les cœurs et les ames.
Ce qui en fait une histoire un peu compliquée. Sans vouloir spoiler, la révélation de la venue de Ryoichi, laisse plusieurs pistes ouvertes que chacun peut interpréter avec son propre ressenti. Malgré tout, c’est un film d’animation qui m’a retournée par sa beauté, sa profondeur, mais aussi sa légèreté. Régulièrement, Seki nous fait rire avec son côté gauche qui lui vaut le surnom de « braguette magique ».
Destiné aux ados, j’invite tout le monde à la découverte et l’émerveillement.
psychic school wars

Battleship Island

battleship island affiche
Film sud coréen sorti le 26/07/2017
Genres et thèmes : action, drame, historique, guerre
battleship island affiches individuelles
A la fin de la seconde guerre mondiale, de nombreux coréens sont endoctrinés au Japon avec la promesse de gagner un bon salaire. Ils prennent le bateau avec de fausses recommandations et se trouvent débarqués sur l’ile d’Hashima où ils sont forcés à travailler dans les mines, pour les hommes, ou à se prostituer, pour les femmes. Un papa musicien croit à ses sirènes et embarque avec sa fille et sa troupe pour finir aux mines. La petite lui est arrachée. Parallèlement, un agent américain de l’OSS est infiltré pour organiser l’évasion d’un personnage important. Celui-ci découvrant ce qui se passe réellement, tentera d’aider les travailleurs forcés à s’échapper.


Un film très dur, basé sur des faits réels. Je ne suis pas habituellement friande de films de guerre, mais en tant que fan de Song Joongki, j’ai visionné ce film sans regret. Le scénario est bien construit, réaliste et ne donne pas dans le larmoyant malgré les scènes difficiles.
J’ai également été ravie de retrouver Kim Sooah dans le rôle de la petite Soohee. Cette jeune actrice m’avait déjà bluffée dans le film coréen Dernier Train Pour Busan. Côté casting, on retrouve aussi So Jisub vu par exemple dans le drama Oh My Venus.
Des scènes dramatiques, un suspens intense avec des acteurs doués. On peut facilement se reconnaître dans les personnages je pense, comme on peut faire un parallèle avec les films de guerre français parlant de l’occupation allemande (déportation…) Un film riche, témoignage historique d’un point de vue méconnu en France. Une pincée d’effets spéciaux réussis et une dose d’action pour les plus exigeants. Le film se termine sur l’explosion de la bombe à Nagasaki.

Lou et l’ile aux sirènes

lou et l'ile aux sirenes affiche
Film d’animation japonais de 1h54 sorti le 30 aout 2017.
Cristal du long métrage au Festival du film d’animation d’Annecy 2017
lou et l'ile aux sirenes
Suite au divorce de ses parents, Kai, un collégien solitaire, quitte Tokyo pour le petit village de pêcheurs où est né son père. Pour occuper son temps, il compose de la musique électronique et rejoint un peu à contre coeur le groupe formé par ses deux camarades de lycée, Yûho et Kunio. Il accepte d’aller répéter avec eux sur une île mystérieuse réputée abriter des créatures marines telles que les sirènes. C’est alors que sa vie monotone bascule quand, grâce à sa musique, il rencontre Lou, une sirène qui souhaite devenir amie avec les villageois. Elle se révèle une chanteuse et danseuse hors pair. Le secret ne tarde pas à exploser au grand jour et les habitants du village découvrent avec stupeur son existence lors d’une prestation publique. Alors que les uns veulent tirer profit pécunier de la présence de la sirène, d’autres y voient l’annonce d’une catastrophe à venir, pensant que les sirènes sont mangeuses d’hommes.


Un film poétique et plein de réflexions sur les sentiments tels que l’amour, l’amitié ou la solitude. C’est également une critique du Japon traditionaliste, état insulaire qui a mis longtemps à s’ouvrir au monde extérieur : on peut penser que les étrangers sont représentés par les sirènes, danger menaçant qu’il faut contenir hors du village et poursuivre la vie en autarcie. Pour ce point, c’est une grande réussite.
lou et l'ile aux sirenes
Côté animation, les dessins sont simples et dynamiques, parfois brouillons et mal proportionnés. Cela dessert l’oeuvre, pour les puristes. L’histoire est entrecoupée de morceaux de musique plutot réussis, mais j’avoue que la façon clip vidéo coloré et frolant le psychédélique ne m’a pas trop plu. En effet, c’est au son de la musique que la nageoire de Lou laisse place à deux gambettes qui ne peuvent s’empêcher de danser. C’est là que réside son pouvoir de sirène : elle entraine tout le monde dans une danse endiablée.
C’est dommage pour les ratés car scénaristiquement, le film est très intéressant et plein de créativité. Un mélange réussi du conte de La Petite Sirène et de Ponyo sur la Falaise. Je le recommande malgré tout pour les curieux et les amoureux de la mer. Petit bémol : je le déconseille aux plus jeunes, le papa de Lou étant un requin qui met sa vie en péril pour sauver sa fille, cela donne quelques scènes assez impressionnantes pour de petits yeux.