The Call

Chose promise chose due, voici la fiche de ce film coréen vu dans le cadre du challenge Rattrapage de films ! Lumière !
the call
Film sud coréen de 1h52, sorti le 27/11/20020 sur Netflix.
Oeuvre originale réalisée par Lee Chung Hyun à partir de 15 ans.
Genre et thèmes : thriller, voyage temporel
acteurs the call
Après une longue absence, Seo Yeon retourne dans la maison familiale désormais déserte, puisque sa mère est hospitalisée pour un cancer et son père est décédé dans un accident depuis quelques années déjà. Ayant perdu son portable dans le train, elle branche un ancien téléphone fixe retrouvé là. Celui-ci se met à sonner. Une personne étrange au bout du fil lui demande de l’aide. D’abord perplexe, Seo Yeon finit par parler avec l’interlocutrice qui l’appelle régulièrement. Elle devient alors amie avec Yeong Suk, une jeune femme de son âge. En faisant des recherches, elle découvre que cette dernière vivait dans cette même maison vingt ans auparavant. Quels secrets cachent la demeure ?


Un thriller intéressant, essentiellement féminin. On retrouve au casting Park Shin Hye, une actrice que j’adore depuis mes débuts dans les œuvres coréennes. Je l’ai découverte dans le drama musical You’re Beautiful. Elle a depuis ajouté de nombreuses cordes à son arc. Le dernier film en date avec elle dont je vous avais parlé était #Alive. Ici encore, son interprétation est sans faute note. Face à elle, j’ai le plaisir de retrouver Jeon Jong Seo qui campait déjà un personnage déjanté dans Burning. Dans ce film, elle place la barre encore plus haut. Les rôles lui allant comme un gant. Sa belle-mère est jouée par Lee El, une actrice au physique particulier vue dans Goblin ou A Korean Odyssey. Elle campe ici une exorciste inquiétante. Côté acteur, j’ai eu le plaisir de revoir Oh Jung Se, l’autiste de It’s Ok Not To Be Okay, incarnant ici un cultivateur de fraises.
park shin hye the call
Le scénario original est une adaptation libre du film horreur fantastique The Caller de Matthew Parkhill sorti en 2011.  Bien que plutot classique, il n’en est pas moins efficace. Il se base sur l’effet papillon, réaction en chaine d’événements qui se succèdent et dont le précédent influe directement le suivant. Ainsi, on part d’un événement insignifiant au début, ici l’appel téléphonique entre les deux femmes, pour arriver à une chose catastrophique à la fin. Ceci est traduit visuellement par les changements drastiques de luminosité des lieux. Tout d’abord, la maison semble triste et vide. Puis, après l’enclenchement de l’amitié des jeunes femmes, Seo Yeon retrouve sa joie de vivre et meme le bonheur. Tout se métamorphose : la maison devient magnifique et lumineuse, l’actrice porte robes blanches et cheveux longs romantiques. Puis, l’effet papillon replonge la maison dans des ténèbres de plus en plus inquiétantes à mesure de ses effets.
Ceci est accentué par les angles de la caméra qui donnent parfois impression que l’héroine est épiée. Ainsi que par des effets spéciaux réussis et utilisés à bon escient.
the call jeon jong seo
Pourtant, on peut penser que les actions de Seo Yeon était bonnes au départ. Et plus elle tente de se sortir d’affaire, plus elle se propulse vers une fin catastrophique. Le rythme est soutenu. Le spectateur est pris dans une spirale infernale de rebondissements et ne peut en décrocher.
the call netflix
Sans vous dévoiler la fin du film, je vous conseille de bien regarder jusqu’au bout, car le tout dernier événement n’est pas celui à lequel on s’attend et un dernier twist nous est envoyé en pleine figure avant de se terminer brutalement, laissant le spectateur à ses pensées. Une fin brillante mais un peu frustrante malgré tout, qui sublime ce film au scénario bien ficelé à voir absolument. Vous n’allez plus répondre au téléphone de la même manière.

Rattrapage de films ! – Lumière !

Le challenge de Rattrapage de films ! est organisé depuis 3 ans par le blog de Luthien. Après avoir participé au calendrier de l’avent des dramas ce décembre, je me suis inscrite à ce challenge.
challenge rattrappage de films
L’objectif est de regarder des films asiatiques du 1er janvier au 31 décembre 2021. Tous les films asiatiques peuvent donc être comptés s’ils respectent les conditions suivantes : le film doit être une production asiatique (c’est-à-dire avec une réalisation asiatique) et durer plus de 60 minutes. Les films d’animation et live sont acceptés, les SP et courts-métrages ne le sont pas. Les revisionnages sont aussi comptabilisés même s’il est plus intéressant de sortir des films de sa wishlist. Plusieurs points sont distribués selon différents critères, mais pour cela je vous laisse consulter le règlement directement sur le blog de Luthien si vous êtes intéressé.
cinéma
Comme j’ai constaté avoir regardé peu de film en 2020, j’espère que ce challenge va m’aider à pallier à ce manque et à « vider » ma wishlist. Je me suis fixée comme objectif de regarder un film asiatique par mois et atteindre le second pallier du challenge, soit 50 points.

Je vous indiquerai ici mes visionnages et points gagnés au fur et à mesure de mon avancée :
Janvier : thème bonus : neige.
the call netflix
J’ai regardé The Call (8 points)
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08/50 points

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Mulan [Live Action]

affiche mulan
Film américain de Niki Caro
Sorti le 30 novembre 2020 en DVD et actuellement sur la plateforme Disney+
1h55
Genre et thèmes : aventure, famille, fantastique
Acteurs : Liu Yifei, Donnie Yen, Gong Li


Lorsque l’Empereur de Chine publie un décret stipulant qu’un homme de chaque famille du pays doit intégrer l’armée impériale pour combattre des envahisseurs venus du nord, Hua Mulan, fille ainée d’un vénérable guerrier désormais atteint par la maladie, décide de prendre sa place au combat. Se faisant passer pour un soldat du nom de Hua Jun, elle se voit mise à l’épreuve à chaque étape du processus d’apprentissage, mobilisant chaque jour un peu plus sa force intérieure pour explorer son véritable potentiel…
Commence alors pour Mulan un voyage épique qui transformera la jeune fille en une guerrière aux faits d’armes héroïques, honorée par tout un peuple reconnaissant et faisant la fierté de son père.
mulan
J’ai profité d’une soirée où on m’a lachement plantée et du cadeau Disney + gratuit chez Free pour regarder ce film qui fait polémique. En effet, suite à la crise sanitaire, il est sorti directement en DVD et sur la plateforme de streaming, ne pouvant passer par la case salle de cinéma. Egalement, il est fustigé pour son coût (200 millions de dollars) alors qu’il n’est pas fidèle au dessin animé.
affiches mulan
Tout d’abord, je tiens à signaler n’avoir vu le dessin animé qu’une seule fois, il y a bien 16 ans. En général, je n’accroche pas aux Disney princesses (ou avec des « humains » comme héros) depuis Pocahontas sorti en 1995. J’ai donc regardé ce film avec des yeux un peu « neufs » et je n’ai pas eu les mêmes déceptions que les fans purs et durs.
Ici effectivement, on a du mal à reconnaître la patte Disney : aucune chanson dans le film (Alors que par exemple la version action live de La Belle et la Bête était une copie conforme du dessin animé, des chansons aux prises de vue) De même, j’ai l’impression que le coté humour a été totalement gommé, et cela notamment avec l’absence de Mushu. Il me semble qu’il est remplacé par un phoenix en 3D, plutot anecdotique et dont les prises de vue éloignées ne font pas rêver.
mulan
Malgré tout, le film est bien fait dans son ensemble. Les acteurs sont convaincants (même si je n’avais pas reconnu Jet Li en empereur) Les costumes sont superbes. Les combats ont une large part dans l’histoire et sont bien chorégraphiés, même si tout cela reste très « américain ».
La portée de la légende est féministe, c’est dans l’air du temps. Une sorcière capable de se transformer en animaux, personnage absent du dessin animé, peut être comparé à la part d’ombre de Mulan. Même si la méchante devient gentille à la fin (ça par contre c’est très Disney!), l’approche reste intéressante, surtout au début. Dommage que ce point n’ait pas été exploité plus en profondeur.
sorcière mulan
Et c’est peut être là le plus gros souci de l’oeuvre : un manque de profondeur pour que le spectateur soit complètement touché par les sujets importants abordés : la famille, l’acceptation de soi, la société patriarcale. Malgré tout, ce film reste un bon divertissement.

Black Butler ~ Book of Atlantic

Black Butler est originellement un manga de Toboso Yana. Il a commencé sa publication au Japon en 2007 et se poursuit toujours (actuellement une trentaine de tomes sont parus) Devant son succès, une version animée est préparée pour l’automne 2008.
black butler
Tous deux relatent l’histoire de Ciel Phantomhive jeune maître de 12 ans, industriel hors-pair à la tête de la famille la plus redoutée de l’Angleterre et de son majordome démoniaque, Sebastian Michaelis, doué pour les tâches ménagères comme pour les arts-martiaux. Ils vivent dans un manoir aux côtés d’un maître d’hôtel, Tanaka, qui ne sait rien faire d’autre que boire du saké et dire « oh oh oh », d’un cuisinier aux plats douteux, Bard, ne sachant cuisiner sa viande qu’au lance-flammes, d’une servante, May Lin, tellement maladroite qu’elle pourrait vous tuer sans le vouloir et d’un jardinier, Finnian, à la force surhumaine, qui se croit à démolition land et qui ne sait donc entretenir un jardin qu’en le dévastant. Ciel, orphelin victime d’une malédiction familiale, souhaite venger la mort de ses parents. Pour cela, il s’appuie sur son majordome aux pouvoirs redoutables, ainsi que sur sa popularité auprès de la Reine d’Angleterre qui n’hésite pas à l’envoyer enquêter sur les histoires les plus sinistres du pays.
black butler book of atlantic
Book of the Atlantic :
Film d’animation japonaise de 1h40 sorti le 21/01/2017.
Actuellement disponible sur Netflix.
Ce film d’animation est l’adaptation de l’arc Campania, qui se passe juste après les OAV: Book of Murder.


Après avoir entendu parler d’une société secrète nommée Aurora qui proclame avoir rendu possible la résurrection des morts, Ciel et Sebastian décident de s’inviter dans une de leurs réunions à bord d’un gigantesque paquebot de luxe: le Campania. Cependant, les choses ne se passent pas comme prévues. Pendant ladite réunion, les cadavres se déchaînent et attaquent les passagers. Le capitaine fait parti de leurs victimes et, privé de son conducteur, le paquebot percute un iceberg…
black butler book of atlantic
Aimant beaucoup le manga pour son ambiance gothique et son charadesign soigné, c’est avec plaisir qu’un soir libre de 2020, j’ai regardé ce film sur Netflix. C’est d’ailleurs le dernier film en date de la licence. Les premières images m’ont laissé un goût de déjà vu. Mais finalement, c’était mon premier visionnage. Très sanglant, il nous plonge dans une ambiance victorienne que j’aime beaucoup. Il est déconseillé aux plus jeunes.
L’histoire se passe en majorité sur un paquebot et fait de nombreuses références au Titanic, et ce avec plus ou moins d’humour. Cela m’a bien fait rire et permet de dédramatiser l’horreur de la situation. Parallèlement, elle revient sur les origines de la relation entre Ciel et Sebastian. Ainsi les novices pourront mieux comprendre et une piqure de rappel ne fait pas de mal aux autres. Egalement, elle s‘intéresse aux origines du personnage de l’Undertaker. Et fait une révélation à laquelle je ne m’attendais pas ! Mais j’ai jubilé, Undertaker étant mon personnage préféré (avec Sebastian) Je me suis régalée sur la fin de l’histoire où il est à l’honneur.
black butler undertaker
Tout le scénario repose sur le postulat que la vie n’est qu’un film, une bobine qu’on peut dérouler, visionner… et que la Mort peut couper. J’ai beaucoup aimé cette métaphore et les images qui en découle.
La bande son est également au top, avec la chanson thème interprétée par le groupe japonais Sid, qui a participé à de nombreux openings d’animés.
La seule chose que je n’ai pas trop aimé, ce sont les effets 3D, notamment utilisés pour explorer le bateau ou la demeure des Phantomhive. J’ai trouvé cela complètement inutile, mais je reconnais être de la vielle école 😉
black butler book of atlantic
J’ai donc passé un très bon moment plein d’action, entre rire et frisson, divertissement et questionnement. Je conseille à tous cet animé et ses films.

#Alive

affiche alive
Film sud coréen de 1h38 sorti le 24 juin 2020, disponible sur Netflix
genre et thèmes : drame, thriller, survie, zombi
A partir de 15 ans
acteurs alive
Alors qu’une épidémie a envahi la ville, transformant ses habitants en zombies, Oh Jun Wu est un jeune geek qui se retrouve isolé dans son appartement alors que ses parents sont au travail. Il commence à regretter de ne pas être sorti faire les courses comme sa mère le lui avait demandé, d’autant plus que les lignes téléphoniques fonctionnent de plus en plus mal. La menace se propage de plus en plus rapidement, surtout en pleine cité où les barres d’immeubles sont remplies d’humains malades ou potentiellement contaminables.


Un film de zombi plutot original : ici, on ne sait pas du tout d’où vient la contamination ni comment l’enrayer. On sait seulement que c’est un virus qui touche le cerveau et fait muter les humains en zombies violents et affamés. Pareillement, pas de héros à l’américaine : ici tout tourne autour de Oh Jun Wu (encore une interprétation magistrale de Yoo Ah In), un jeune passionné de technologie, un peu flemmard… Plutot réaliste ! Son isolement m’a beaucoup fait penser aux deux mois de confinement que nous avons subi ce printemps.
affiche alive
De même, le scénario est un subtil mélange d’action (combats pour la survie à l’aide de club de golf et de chaises) et de psychologie. Les effets spéciaux sont discrets et réussis, essentiellement centrés sur les zombies. Ceux-ci ressemblent beaucoup à ceux que j’ai pu voir dans le drama Kingdom ou le film Train To Busan. Une patte coréenne plaisante et plus réaliste que les versions américaines. (et sans doute psychologiquement bien plus effrayante)
film alive
Il met également à l’honneur les réseaux sociaux car, pour une fois, ils ne sont pas fustigés. Ici les citadins ont su les utiliser intelligemment afin d’assurer leur sauvetage.
Pour moi ce film est une réussite.

Yuri On Ice

Série animée japonaise de 12 épisodes de 23 mn diffusée du 06/10 au 22/12/2016, actuellement disponible sur Crunchyroll en France.
Genre/thèmes : comédie, drame, patinage artistique, yaoi
A partir de 12 ans
Studio d’animation : Mappa
yuri on ice
Alors qu’il participe à une compétition particulièrement importante, Yûri Katsuki, talentueux patineur japonais, est écrasé par la pression et voit s’envoler toute chance de victoire. De retour chez lui, à Kyushu, il s’enferme chez ses parents, ne sachant plus très bien s’il doit continuer à patiner ou tout abandonner. Mais les choses changent lorsque le célèbre patineur russe Victor Nikiforov, son idole, se présente chez lui avec la ferme intention de l’entraîner. Ce qui ne fait qu’aiguiser la haine de Yuri Plisetsky, le jeune patineur russe pressenti pour succéder à Victor.


Curieuse devant le rafut créé par cet animé, j’ai décidé de le regarder lorsque j’ai vu qu’il était disponible gratuitement sur Crunchyroll. Tout d’abord, vous avez pu remarquer que je lis régulièrement du yaoi. Je ne suis donc pas choquée par les histoires homosexuelles. Ici, on reste sur du soft. Pas de sexe, juste des étreintes (prendre dans les bras) et un seul baiser (si ma mémoire est bonne) Donc il peut être visible par tous (tous les esprits ouverts), même si on assiste à des scènes où Victor est aux sources chaudes japonaises ou encore si les chorégraphies du suisse Christophe Giacometti sont plutôt suggestives.
D’un autre côté, je ne suis pourtant pas friande de mangas sportifs. Par contre, j’aime la musique, les chorégraphies et tout ce qui touche à l’art en général. Ici la bande son est très sympa. L’opening est également à la hauteur.

Cet animé m’a également replongé dans mes souvenirs : les après midis passés auprès de ma grand-mère à regarder le patinage artistique à la télé. De bons souvenirs agréables. D’ailleurs je suis encore actuellement supportrice du patineur japonais Yuzuru Hanyu. J’ai donc apprécié de côté de l’histoire. A savoir que sa présentation est tout à fait abordable pour une personne qui n’y connaît rien.
yuri et yzuru
L’histoire est simple et s’insère dans le quotidien d’un patineur (sa vie, ses amours, son entrainement, ses doutes…) C’est rafraîchissant et divertissant. Les personnages sont attachants et émouvants. Mention spéciale pour le russe Yuri Plisetsky qui reste mon préféré.
Côté animation, certains passages ne sont hélas pas à la hauteur de l’oeuvre. Notamment lors des tournois : on voit des scènes du public réutilisées maintes fois d’un épisode à l’autre, et même dans le même épisode. Je suppose qu’il y a des restrictions budgétaires mais c’est dommage. Et encore plus quand il y a des larges plans des patineurs : les détails sont baclés (visage par exemple) J’aurais également aimé que la saison soit plus longue avec notamment plus de développement au niveau des backgrounds personnages. On se concentre uniquement sur les trois principaux alors que les personnages secondaires ont un large potentiel eux aussi. C’est un peu décevant surtout quand on connaît la popularité de cet animé et le public visé (les jeunes filles adeptes des bishonen). Je m’attendais à mieux, même s’il reste très plaisant et original.
yuri on ice
Yaoi  : désigne une œuvre mettant en scène un récit romantique ou sexuel entre hommes

Les Pokemon version cartoon

Alors qu’une polémique vient de naitre quant à la censure des dessins animés type Looney Tunes (au niveau des armes à feu), les Pokemon nous proposent un court métrage version cartoon.
Cet épisode inédit qui rend hommage aux premiers dessins animés est disponible gratuitement sur la chaine Youtube Pokemon Kids Tv. Bien que celle-ci soit japonaise, le court-métrage peut être regardé par tous puisqu’il est muet. Pas de problème de langue ! On y retrouve les personnages de Baggiguane et Mimiqui avec des gags cartoonesques classiques mais qui fonctionnent toujours !
Enjoy


Quel est votre personnage de cartoon favori ?

Your Name / Kimi no Na ha

Film d’animation japonais de 1h47 sorti en aout 2016 au Japon (décembre 2016 en France)
Disponible sur Netflix depuis juin 2020
Genre et thèmes : drame, mystère, romance, school life, surnaturel, voyage temporel, transmigration
Studio d’animation : CoMix Wave Films
your name affiche
Mistuha est une lycéenne et prêtresse shinto vivant à la campagne qui n’en peut plus de sa vie dans les montagnes. Tout le monde la connaît comme elle est la fille ainée du maire. Elle souhaiterait poursuivre ses études dans la capitale et ainsi bénéficier de l’anonymat de la foule. C’est ainsi qu’elle effectue des rêves où elle vit à Tokyo dans la peau de Taki, un lycéen passionné d’architecture. Or, Taki existe bien et rêve de son côté une vie tranquille à la campagne, sous les traits d’une jeune fille de son âge…
Quel est le secret qui se cache derrière ces étranges rêves qui échangent la vie de ces deux jeunes gens qui ne se sont jamais rencontrés?


J’ai regardé ce film lors de sa sortie sur Netflix, attirée parson succès : 12 millions d’entrées au Japon, dépassant Princesse Mononoké et le Château Ambulant. Et j’affirme qu’il ne l’a pas volé!
C’est un superbe film d’animation poétique avec de très belles images colorées, mais aussi une bande son originale et entraînante. (par Radwimps)
Le scénario est intéressant et surprenant. Il traite de sujets que j’affectionne particulièrement comme le voyage dans le temps ou l’échange de corps. Les personnages principaux sont très réussis : à la fois réalistes et attachants, loin des stéréotypes qu’on peut parfois voir dans les animés.
Même s’il est destiné aux adolescents, je conseille à tout le monde de voir cette pépite.
your name
Informations supplémentaires :
Tout comme il l’avait fait pour son précédent film, The Garden of Words, Makoto Shinkai a sorti une version de Your Name en roman. Ce dernier a été publié en juin 2016 au Japon, deux mois avant la sortie du film en salles.

A Silent Voice

affiche a silent voice
Film animé japonais de 2h10 sortie en septembre 2016 au Japon et en aout 2018 en France.
Genre et thèmes : drame, psychologique, school life, handicap, harcèlement
Studio d’animation : Kyoto Animatio
Editeur du DVD en France : Kazé
a silent voice
Shouko Nishimiya, une jeune sourde, intègre en cours d’année la classe de Shouya Ishida, un jeune garçon turbulent et têtu, qui ne cause que des problèmes. Il ne semble pas comprendre qui est réellement Shouko. De ce fait, il commence à la brutaliser, ne sachant pas comment s’y prendre avec elle, malgré ses demandes répétitives pour qu’ils soient amis. La classe suit le mouvement de façon discrète, sans que le professeur principal ne fasse d’efforts pour les rappeler à l’ordre. Mais un jour, le garçon dépasse les limites et le directeur intervient. La classe se désolidarise et Shouya se retrouve seul face à ses responsabilités. Shouko est transférée dans une nouvelle école.
Une fois en terminale, Shouya reste rempli de remords. Il a appris le langage des signes pour pouvoir s’excuser. Mais son passé le hante au point qu’il tente de se suicider. C’est alors qu’il apprend où étudie Shouko et décide de la rencontrer afin d’alléger son cœur.


Ce film animé est l’adaptation du manga éponyme de Oima Yoshitoki (2013-Editions Kioon) qui a connu un énorme succès planétaire grâce à sa qualité pour parler de handicap et de harcèlement scolaire. Je n’ai pas encore lu cette série, mais je me suis rattrapée en visionnant le film durant les vacances de Noël.
C’est un film très beau et très poignant. Les couleurs sont superbes et douces, l’animation fluide. Même s’il dure 2h10, on ne voit pas le temps passer et l’on s’attache autant à Shouko qu’à Shouya. Le point de vue de la plupart des élèves n’est pas mis de côté. C’est donc un film introspectif avec une large palette de sentiments. Chacun peut alors se demander s’il est possible de réparer ses erreurs et le mal qu’on a fait par le passé. Chaque personnage essaye d’y répondre plus ou moins adroitement avec sa personnalité et ses possibilités, parfois jusqu’au suicide.
A ne pas manquer.

Les meilleurs films asiatiques de la décennie

Alors que la décennie s’achève, j’ai pensé faire plusieurs rétrospectives sur différents sujets. Bien sur, ce classement est complètement subjectif et tout le monde n’aura pas forcément la même opinion. Mais vous pouvez jouer le jeu vous aussi : donner votre liste personnelle ou bien commenter la mienne.
On continue avec les films, bien entendu asiatiques. Ma sélection est essentiellement coréenne car j’avoue que c’est le cinéma que je regarde le plus. Egalement, j’ai délibérément refusé d’intégrer les action-lives de mangas.
Vous pouvez retrouver les fiches complètes de certains films en cliquant sur leur titre.

1. Dernier Train pour Busan


Annoncé comme un film catastrophe, je ne m’attendait pas du tout à un film de zombies. Il n’est pas bourrin et stupide. Bien qu’il soit violent, car les zombies sont plutot réalistes. C’est ce qui est le plus horrifique. Il n’a pas le coté américain débordant d’effets spéciaux inutiles et encore moins celui, plus énervant, où certains personnages comme le héros ou le chien sont intouchables, où le bon citoyen sauve le monde. Le scénario est également saupoudré d’un sous-texte anti-capitaliste, brocardant notamment le monde de la finance et des banques. C’est donc un très bon film de zombies que je recommande à tout le monde, fan du genre ou non.

2.A Silent Voice


Très beau et très poignant. Les couleurs sont superbes et douces, l’animation fluide. C’est un film introspectif avec une large palette de sentiments. Chacun peut alors se demander s’il est possible de réparer ses erreurs et le mal qu’on a fait par le passé. Chaque personnage essaye d’y répondre plus ou moins adroitement avec sa personnalité et ses possibilités, parfois jusqu’au suicide.

3.Rampant


Le scénario est assez classique mais bien ficelé. Il réussit à mêler historique sous fond de conspiration, action et zombi avec brio. On retrouve même avec plaisir une légère pointe d’humour subtilement dosée et non grotesque. L’histoire se termine un peu de façon abrupte, mais après déjà 2h de visionnage, on peut penser que le spectateur a eu son compte d’action, d’arts martiaux et d’hémoglobine.

4.Burning


J’avoue qu’au bout de la première heure, je me suis vraiment demandé à quel film j’avais affaire. Le tempo très lent et le triangle amoureux très plat me donnaient envie de faire la sieste… Puis finalement, le film connait un tournant avec la disparition de Haemi. Les acteurs sont plus que talentueux. Mais sans doute le plus beau du film reste la photographie.

5.The Fatal Encounter


Ce film retrace les événements d’un complot avec brio. Un scénario très complexe que les acteurs réussissent à porter. Les décors et les costumes d’époque sont également époustouflants, comme bien souvent dans ce genre de réalisation. Un vrai régal pour les yeux. Un film complexe et brutal à découvrir.

6.Battleship Island


Un film très dur, basé sur des faits réels. Le scénario est bien construit, réaliste et ne donne pas dans le larmoyant malgré les scènes difficiles.

7.Forgotten


Déroutant et passionnant, une grande claque cinématographique. Un thriller psychologique plein de rebondissements qui fait travailler les méninges. Tout cela grace au scénario bien ficelé et au talent des acteurs car tout repose sur leur jeu, leur façon de transmettre les sentiments.

8.A Werewolf Boy


Une version coréenne de l’enfant sauvage à la sauce loup-garou. Avec Song Joong Ki qui fait partie de mes acteurs préférés pour son talent.

9.Punch


Un film dramatique dépeignant une tranche de vie poignante non sans humour.

10. Chilling Romance


Une comédie fantastique, un bon divertissement.

J’avoue avoir un peu pêché pour trouver les derniers titres. Aussi je me suis replongée au début de la décennie pour chercher quels films ont marqué ma mémoire. De plus, je n’ai pas eu la chance de voir Parasite, le fameux film coréen primé à Cannes cet été. Sans nul doute qu’il aurait été classé parmi les premiers de cette liste.
Et vous, un film asiatique préféré ?