Move to Heaven

Série coréenne de 10 épisodes de 60 mn chacun environ diffusé depuis mai 2021 sur Netflix
Genre et thèmes : drame, slice of life, arts martiaux, famille, maladie, handicap, mort
A partir de 15 ans

Geu Ru, 20 ans, est atteint du syndrome d’Asperger. Il travaille pour l’entreprise de son père, Move To Heaven : ils nettoient et rangent les lieux et objets laissés par les personnes décédées. À la mort de son père, Geu Ru est mis sous la tutelle de son oncle Sang Gu, un homme froid qu’il n’avait encore jamais vu. Ancien artiste martial qui a combattu dans des matchs underground, il sort de prison à cause de son dernier combat. Tous deux en deuil, ils vont devoir travailler ensemble et s’apprivoiser pour construire une vraie famille.

Cette série est l’Adaptation de l’essai Things Left Behind de Kim Sae Byeol.

Autant le dire de suite, cette série est mon coup de coeur de l’année. Je l’ai dévorée en quelques soirées. Le trailer m’avait interpellée et j’étais curieuse de voir comment une personne atteinte du syndrome d’Asperger pouvait être intégrée à une série, notamment avec un sujet aussi dramatique.

Pour information, le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme qui se caractérise par de graves lacunes au niveau des compétences sociales et de la communication. Les personnes atteintes ont souvent des comportements, des activités et des intérêts particuliers, répétitifs et stéréotypés. Ils souffrent de difficulté à se faire des amis, des troubles dans la communication non-verbale et ont besoin de routine, entre autres. Ils n’ont aucune empathie.

A noter que Tang Jun Sang qui incarne Han Geu Ru, est un acteur ne souffrant pas d’autisme. Tout est dans son jeu et on ne peut qu’applaudir sa prestation à rendre Geu Ru crédible. Ce jeune acteur, vu dans Crash Landing On You, a un bel avenir devant lui ! A ses côtés, Lee Je Hoon campe un oncle badass plutot éloigné des personnages proprets qu’il a l’habitude d’incarner. Là aussi une belle performance, notamment physique pour les combats d’art martiaux. Tous deux nous livrent des moments forts et riches en émotions.

Le scénario quant à lui est une petite pépite. Il parle bien sur du syndrome d’Asperger et de toutes les difficultés rencontrées par la famille et les proches. Mais il aborde énormément d’autres sujets très graves comme l’abandon ou l’adoption d’enfants en Corée, la maladie, la vieillesse, l’emprise des pervers narcissiques, la cupidité des familles ou des entreprises…. Elle montre sans fard la société actuelle (en Corée, mais sans nul doute pareil dans les autres pays industrialisés) égoiste et cupide où chacun est confronté à ses problèmes dans la solitude, et ce à tout âge. Une justesse qui ne tombe pas dans le voyeurisme malsain.

« Nettoyage de scène traumatique » est le terme désignant le travail de l’entreprise Move To Heaven. A noter que cela n’a rien à voir avec la police criminelle, puisque ces morts ne se font pas forcément par la violence. Il n’y a qu’un meurtre à proprement parler parmi tous les épisodes. La violence réside plutôt du fait que ces décès sont la conséquence d’actes tiers, souvent de personnes plus ou moins proches, égoistes et négligentes. La façon dont les employés traitent les scènes traumatiques est en total contraste : ils sont respectueux et attentionnés. Ces scènes de nettoyage sont accompagnées de musique classique douce. Peut être pour atténuer les détails de type fluides corporels, odeurs et autres ?

Malgré la gravité du sujet, certaines scènes entre l’oncle et son neveu sont très droles, réussissant à détendre l’atmosphère. De même, celles se passant à l’aquarium apportent un certain relachement de tension par leur coté poétique et beau.

Plus que la mort en elle même, j’ai trouvé les scènes expliquant la disparition de ces personnes dans l’indifférence générale, choquantes et poignantes. J’ai versé de nombreuses larmes de compassion. Le maitre mot de cette série est émotion. Je vous conseille vivement de la regarder… avec des mouchoirs à portée de main !

La fin reste ouverte. Peut être aurons nous droit à une seconde saison ? Même si je doute que cela soit pertinent.

Vu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge.

Nevertheless

Série coréenne de dix épisodes de 70 minutes environ diffusé de juin à aout 2021 sur JTBC et Netflix en France
Genre et thèmes : comédie, romance, drame, triangle amoureux
A partir de 15 ans
Site web officiel : Lien

Yu Na Bi est étudiante en arts. Elle vient de rompre avec son premier amour, un professeur d’art infidèle qui l’a humiliée lors d’une exposition universitaire. Depuis, elle ne croit plus en l’amour, et ne veut plus se laisser emporter. Cependant, lorsqu’elle rencontre Park Jae Eon, ses barrières semblent tomber. Pourtant ses amis lui déconseillent de sortir avec ce garçon. Bien qu’il soit gentil et amical avec tout le monde, il est réputé pour être un serial dragueur. Il ne souhaite plus avoir de relation sérieuse et trace des lignes fermes entre lui et les autres. Mais quand il rencontre Yu Na Bi, il se veut franchir ces limites.

Ce drama est l’adaptation du webtoon du même nom de l’auteur Jeong Won.

En fan de Song Kang (vu dans Love Alarm ou encore Sweet Home) et d’adaptations de webtoon, j’avais repéré ce drama, bien que je ne sois pas une adepte des romances. Et ce fut une bonne surprise.
Les deux premiers épisodes sont déroutants et montrent une sexualité qu’on n’a pas l’habitude de voir dans ce genre de production : un artiste créant une statue érotique, une étudiante qui utilise une appli pour des plans culs, ou même entrer dans les rêves érotiques de Na Bi (avec du nu)… De même, d’autres sujets sont abordés sans tabou, comme par exemple les règles. Cela m’a un peu déstabilisée, mais la suite s’édulcore un peu pour revenir à un niveau plus habituel.


Malgré tout, ce scénario n’est pas tombé dans le classique, malgré a présence d’un triangle amoureux. L’héroine n’est pas naive, cucul et béate d’admiration devant le beau gosse qui joue avec elle. Ce qui aurait pu être le cas vu son attitude dans les scènes flash back avec son ex. Ici Na Bi ne sait pas vraiment ce qu’elle veut. Elle cède à ses pulsions, puis rejette Jae Eon, et ainsi de suite. J’ai personnellement eu mal au coeur pour le garçon qui, même s’il ne fait pas vraiment d’efforts, ne mérite pas ça. Ce sont aussi les histoires d’amour modernes avec toutes leur ambivalence, loin des schémas classiques des dramas!

De même pour les personnages secondaires : on assiste à un amour naissant entre deux étudiants, amis de longue date malgré leurs caractères opposés. Là encore, la fille est aux antipodes des stéréotypes, étant friande de relations d’un soir et d’alcool, alors que le garçon est plus posé et réfléchi. Un autre couple de deux jeunes étudiantes, dont l’une découvre son lesbianisme, est aussi atypique. Chaque acteur est crédible et attachant.

Le tout se passe dans une école d’art et j’ai trouvé intéressant de voir plusieurs techniques développées (sculpture, poterie, etc)

Beaucoup de personnes ont critiqué négativement ce drama, trouvant les personnages creux et le rythme s’essoufflant. C’est vrai qu’il y a quelques couacs. Je pense notamment au personnage de la mère de Na Bi qui n’est pas du tout développé. Et on ne sait pas pourquoi elle déteste autant son beau père. Malgré tout, je ne suis pas déçue car j’ai trouvé les personnages réalistes dans leurs craintes, leurs maladresses, le poids du passé, leurs hésitations… bien loin des clichés à l’eau de rose.
Ce n’est pas un drama coup de coeur mais j’ai beaucoup aimé.

Vu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge

Vincenzo

Série sud coréenne de 20 épisodes de 80 mn diffusée sur tvN du 20 février au 25 avril 2021 et depuis mai 2021 en France sur Netflix
Genre et thèmes : comédie, drame, romance, avocat, crime, mafia
A partir de 15 ans

Victime d’un grave cancer, une mère coréenne décide d’abandonner son fils de 8 ans, Park Ju Hyeong. Celui ci est alors adopté par un riche coupe d’italiens qui l’emmène en Europe. Adulte, il se nomme désormais Vincenzo Casano, avocat pour la mafia en tant que consigliere. Suite à un conflit entre mafieux, il part en Corée à la recherche d’un trésor caché par la mafia chinoise. Ce qui l’amène à croiser le chemin de l’avocat Hong, un homme au grand coeur qui défend une poignée de commerçants dont les locaux veulent être rachetés par tous les moyens par une grande filiale.
Suite à l’assassinat de Hong, Vincenzo va devoir collaborer avec la fille de ce dernier, Hong Cha Yong. Désireuse de venger son père, elle reprend ses dossiers, dont celui des commerçants et celui d’une femme cancéreuse emprisonnée pour avoir tué son patron qui tentait de la violer. Pour cela, Cha Young va devoir démissionner de son poste lucratif chez Babel, la grande filiale aux agissements douteux, et laisser derrière elle son stagiaire, Jang Jun Wu, un américano-coréen secrètement amoureux d’elle.

Le trailer de ce drama m’avait donné envie. D’autant plus que je suis fan de l’acteur Song Joong Ki (vu dans Space Sweepers par exemple) C’est donc avec impatience que je surveillais sa venue sur Netflix.
Je ne suis pas particulièrement friande de policiers (que ce soit en lecture ou visionnage) mais parfois je me laisse tenter par des séries parlant d’avocats. Celle-ci ayant un côté mafieux en plus. Et je sais pertinemment que Song Joong Ki joue toujours dans des productions amusantes, ses personnages sont plein d’humour.

Le mélange étant bien dosé, c’est une réussite. Le début de la saison me fait penser à Ocean’s Eleven avec la chasse au trésor (qui se compose en majorité de lingots d’or et d’une statue de bouddha), puis ensuite avec la clique improbable de Vincenzo.
Même si la carte de l’humour est omniprésente, certaines scènes sont sombres voire violentes. Des violences physiques avec des bagarres, des armes à feu, mais aussi de la torture sur la fin de saison. Des scènes très visuelles qui impressionnent dans tous les sens du terme. Des violences psychologiques avec la maladie, l’intimidation ou encore l’abandon de son enfant.

De nombreux thèmes modernes sont abordés comme la monoparentalité ou le harcèlement sexuel au travail. Mais aussi ceux du changement, de la dualité entre le bien et le mal, de la rédemption et également l’attrait presque enivrant que peuvent donner le pouvoir et l’argent. Tous ces thèmes sont bien traités et parfaitement nuancés, en particulier la question sur les limites de la justice .

Mais surtout on aborde ici tout ce qui touche à la corruption. D’abord par le biais de la mafia italienne. On peut se demander au fil des épisodes, si la mafia n’est pas plus « douce » et « honorable » que les grands de ce monde, que ce soit le système judiciaire (avocats, procureurs…), politique (députés, syndicats…) ou bien les grands groupes industriels (lobbies pharmaceutiques, puissances économiques diverses…) Ce qui fait echo avec la réalité anxiogène actuelle.

Le casting est bien choisi et solide. Vincenzo est l’anti-héros que tout le monde aime. Lui même sait qu’il n’est pas gentil. Ses dernières paroles font référence au fait qu’il a grandi en créant sa propre justice et reste donc borderline jusqu’à la fin. Autour d’un Song Joong Ki magistral, on retrouve Ok Taec Yeon qui incarne le stagiaire Jang Jun Wu (chanteur du groupe 2PM qui vient de faire son comeback). Peu à peu, on va découvrir sa véritable personnalité qui n’est pas des moindres. C’est un personnage hors du commun qui lui permet de montrer une large palette de son talent d’acteur. D’autant plus qu’il est très rare de voir une idol incarner un vrai méchant.
J’ai également beaucoup apprécié de revoir Kwak Dong Yeon, qui campe ici le président de Babel, dont j’avais remarqué la prestation dans It’s Ok Not To Be Ok. J’avoue qu’il est mon personnage préféré du drama Vincenzo.

Je ne vais pas vous énumérer tous les personnages, car ils sont tous très attachants, surtout les commerçants du Geumga Plaza qui cachent tous bien leur passé sous leur métier actuel de prof de piano, blanchisseur, restaurateur ou même moine. Il était très intéressant de les voir évoluer et prendre confiance en eux. Mention spéciale à Yang Kyung Won qui interprète un prêteur sur gage ancien catcheur aussi hilarant (voire même plus) que son personnage de soldat nord coréen dans Crash Landing On You. Autre mention spéciale au pigeon Inzagi qui offre des scènes tendres et droles, de même qu’une scène d’action mémorable.

Le seul petit reproche que je pourrais faire est la durée des épisodes. La plupart d’entre eux ne nous laisse pas voir le temps passer grace à un rythme équilibré entre action, humour et sentimental. Mais j’ai senti malgré tout quelques rares longueurs et notamment durant l’épilogue. Je pense que certaines scènes auraient pu être évitées et amputer ainsi la série d’un épisode pour un équilibre parfait. Mais la perfection n’existe pas parait il 😉 alors je vous recommande vivement cette série qui est un excellent divertissement, quoique parfois dur pour les âmes sensibles.

Navillera

Série coréenne de 12 épisodes de 60 mn environ diffusée sur TvN au printemps 2021. Disponible en France sur Netflix.
Genre et thèmes : drame, slice of life, amitié, danse, famille, rêves
Cette série s’inspire du webcomic coréen Like a Butterfly de Hun publié en 2016. Il n’est pas sorti en France.A noter que « Navillera » en coréen signifie « papillon »

Sim Deok Cheol, un retraité, est bouleversé par la mort de son ami en maison de retraite. Avant ce geste, il lui avait conseillé de poursuivre ses rêves. Lors d’une sortie, il se retrouve par hasard devant une salle de répétition où Chae Rok s’adonne à la danse classique. Le septuagénaire est subjugué et décide de réaliser son rêve d’enfance : apprendre à danser. Il va ainsi se lier avec Chae Rok, danseur talentueux mais blessé moralement par un père taulard et une mère décédée. Chacun va soutenir l’autre et l’aider à se dépasser.

Suite au visionnage du teaser, j’ai eu envie de voir ce drama, notamment grace à la présence de Song Kang que j’ai apprécié dans Love Alarm ou encore Sweet Home. Je n’ai pas été déçue. Cette série ressemble à un conte moderne avec de belles images simples. Le scénario est bien écrit et le rythme est bon. Contrairement à certains, je n’y ai pas trouvé de longueurs ou de répétitions. Le casting est au top. C’est avec plaisir que j’ai découvert l’acteur Park In Hwan qui incarne un grand-père attachant et malade. Les deux acteurs principaux ont du se surpasser notamment pour la danse classique.

Ce drame confronte le spectateur à la mort dès ses premières scènes. En effet, rapidement, le meilleur ami de Deok Cheol meurt. La mère de Chae Rok est également décédée. Cela fait partie de la vie, mais amène bouleversements et questionnements. De même que la maladie, surtout quand elle est irréversible. Que souhaiterais-je faire avant de mourir ?

C’est ainsi qu’on aborde le sujet du rêve. Chacun a ses propres rêves, qu’il réalise ou non, que ce soit par choix ou par contrainte. Deok Cheol, facteur, n’a jamais pu apprendre la danse classique à cause de son père. C’est un peu pareil pour Chae Rok dont le père, entraineur de foot, le coachait. Durant ses matches, il a fait équipe avec Ho Beom qui rêve d’être footballeur pro. Tous les autres personnages ont aussi le leur : le benjamin de Deok Cheol a abandonné la médecine pour devenir réalisateur, son ainé a réussi à décrocher une bonne place dans une entreprise, sa fille Cheol cherche sa voie, sa sœur souhaite être mère… Chacune de ces petites histoires nous montre que ce n’est pas facile mais que le bonheur peut être à portée de main si on veut s’en donner la peine. Il est aussi nécessaire de bien être entouré, épaulé de sa famille ou ses amis.

Une série slice of life qui pousse à se dépasser soi même, remplie de scènes poétiques et humaines. Spectateur sensible, attention aux émotions et aux larmes !

J’ai également beaucoup aimé la bande originale du drama, dont une chanson est interprétée par Taemin.

A ton tour de t’envoler !

Strangers from Hell

Série coréenne de 10 épisodes de 60 mn diffusé en été 2019 sur OCN. Disponible en France sur Netflix
Genre : horreur, épouvante, psychologie, thriller
A partir de 15 ans

Après avoir déniché un stage dans une petite entreprise de Séoul, Yun Jong Wu emménage dans une résidence à prix réduit. D’ailleurs, l’endroit est insalubre et sa chambre ressemble à un placard. Il n’est pourtant pas au bout de ses surprises lorsqu’il découvre que les résidents ont un comportement étrange et suspect.
On dit que « L’enfer c’est les autres ». Serait-ce possible que Jong Wu vienne de pénétrer aux marches de l’enfer ? Jong Wu réussira-t-il à sortir saint d’esprit de toute cette mésaventure ?

Cette série est la version live du webtoon Hell Is Other People.

Friande des adaptations de webtoons proposés par Netflix et de thrillers psychologiques en général, j’ai voulu regarder cette série en attendant l’arrivée d’un autre drama. Hélas, autant le dire tout de suite, je n’ai pas du tout aimé.
Le scénario était pourtant plaisant. Jong Wu, aspirant écrivain en galère, me fait penser à un personnage de roman de Stephen King. Mais les deux premiers épisodes ne comblent pas mes attentes. Le tempo est lent, l’atmosphère lourde… Je n’aime pas vraiment le côté policier du drama (la jeune policière enquête sur un tueur en série de chats) et le reste du huis-clos est bien trop lent et ennuyeux à mon goût. Pour résumer, il ne se passe rien et j’ai déjà vu beaucoup mieux en terme de malaise pour un thriller psychologique.

Jong Wu a peu de relief. Il est entouré de personnages très bizarres au sens négatif du terme, dont des jumeaux insupportables (J’ai envie de les frapper dans la plupart des scènes) et un obsédé sexuel détestable. Je pensais que la présence de l’acteur Lee Dong Wook (que j’ai adoré dans Goblin) relèverait le niveau. Hélas, le dentiste est lui aussi insipide.
Résultat, j’ai abandonné cette série à la fin de l’épisode 2. J’ai lu pourtant des critiques positives, mais c’est au dessus de mes forces de poursuivre ce visionnage tellement je m’ennuie. Ce qui est plus que rare puisque je termine toujours mes séries/films même si je n’accroche pas particulièrement, étant curieuse.

Love Alarm [Saison 2]

love alarm 2
Série coréenne de 6 épisodes de 50 mn environ diffusée en mars 2021 sur TvN.
Disponible en France sur Netflix.
Genre et hèmes : comédie, école, romance, technologie
Pour découvrir la fiche de la Saison 1 (aout 2019)
acteurs love alarm
Il y a quatre ans, la société est bouleversée par l’arrivée de la nouvelle application téléphonique qui vous avertit à chaque fois qu’une personne qui vous aime se trouve à moins de 10 mètres. Aujourd’hui, la version 2 de la Love Alarm a été lancée avec de nouvelles fonctionnalités. Kim Jo Jo, étudiante et artiste célèbre sur Instagram, est une ancienne utilisatrice qui a utilisé un bouclier pour éviter de faire sonner l’alarme de son petit ami de l’époque, et ainsi cacher ses sentiments. Ce bouclier lui a été offert en exclusivité par le développeur de l’appli, un camarde de lycée. Elle a depuis rompu pour se rapprocher de Lee Hye Yeong. Mais dans un monde où on n’exprime plus son amour qu’à travers la Love Alarm, Kim Jo Jo va devoir enfin faire face à ses sentiments. Elle doit pour cela retirer le bouclier de son téléphone et se met en quête de Dok Gu.


Après un an et demi d’attente, voici la suite de la série populaire sur Netflix, issue d’un webtoon coréen à succès.
L’histoire se poursuit quatre ans plus tard. Jo Jo est étudiante et a cessé de publier ses dessins sur Instagram, mais n’en reste pas moins populaire. Elle sort avec Hye Yeong, devenu journaliste. Seon Oh, toujours amoureux de Jo Jo, se lance dans une carrière d’acteur et sort avec une mannequin pour qui il n’éprouve aucun sentiment, alors que ses parents connaissent des problèmes de couple. Gul Mi n’arrive pas à faire décoller sa boutique de prêt à porter et reve toujours de rencontrer le développeur de l’appli.
J’ai trouvé Jo Jo toujours aussi pénible… voire même encore plus que dans la première saison. Bien que je puisse comprendre qu’elle ait un lourd passé qui handicape ses sentiments amoureux, elle reste terriblement froide, que ce soit avec Hye Yeong ou Seon Oh. Hye Young prend plus de place dans cette seconde saison. Ce qui est appréciable, sauf que c’est au détriment de Seon Oh qui se résume à un garçon larmoyant…
affiches love alarm 2
Cette suite s’imbrique parfaitement avec la première saison. D’ailleurs il me semble que les OST sont les mêmes. Les personnages n’ont pas beaucoup évolués et ces épisodes reposent justement sur ces changements nécessaires pour être heureux, notamment chez Jo Jo. Les épisodes sont donc un peu plus sombres et introspectifs, mais cela reste une série slice of life romantique.
De nombreux sujets sont abordés en toile de fond : le suicide, la prison, les relations avec les parents, le désir de popularité… et bien sur tous les dangers qui peuvent être liés aux applications, réseaux sociaux et sites de rencontre. On découvre qui est le fameux tueur à la Love Alarm, un type dérangé qui accorde trop de crédits aux réseaux. Même si le sujet n’est pas exploité en profondeur, il a le mérite d’être évoqué suffisamment pour toucher le public.
love alarm jojo
Malgré tout, Dok Gu fait passer le message qu’on ne peut pas vivre sans les nouvelles technologies, et quelque soit l’éthique des développeurs, il y aura toujours quelqu’un pour inventer quelque chose. D’autant plus que Love Alarm est une bénédiction pour certains et un malheur pour d’autres. L’essentiel est de ne pas en devenir esclave et de faire ses propres choix, comme Jo Jo à la fin. Et personnellement, je suis d’accord avec cette conclusion.

L’application Love Alarm existe réellement !
Lors de mes recherches pour écrire cet article, je suis tombée par hasard sur l’existence de l’appli sur le Google Store !
Je ne crois pas qu’elle soit dispo en français, voici la version anglaise.
appli love alarmappli love alarmappli love alarm
Bien sur, cette appli est différente de celle du drama, surfant sur sa popularité. Mais cela reste sans doute amusant. Elle sonne quand un ami lance l’appli via votre invitation par exemple. Des événements spéciaux sont créés pour gagner des badges.
J’avoue ne pas l’avoir installée. Selon les commentaires des utilisateurs, ils regrettent qu’elle ne sonne pas quand deux utilisateurs se croisent (par système de géolocalisation) J’avoue que ça aurait été un plus.

Sweet Home

affiche sweet home
Drama coréen en 10 épisodes d’environ 50 mn chacun.
Sorti en décembre 2020 sur Netflix
Genre et thèmes : drame, horreur, épouvante, mystère, psychologie, suspens, thriller, monstres, dystopie, suicide, survie
A partir de 16 ans
acteurs sweet home
Cha Hyeon Su, un lycéen victime de harcèlement scolaire, emménage dans l’immeuble Green Home après le décès de toute sa famille. Au bord du suicide, il ne doit sa survie qu’à la jeune Lee Eun Yu, une ex-ballerine aux allures rebelles. Soudain, les locataires de l’immeuble Green Homme se retrouvent enfermés dans la propriété. Un soir, une femme au visage déformé enfonce les portes des logements voisins et essaye d’entrer pour se nourrir. Elle se transforme en monstre sous les yeux médusés de la copropriété. Parallèlement, les autorités informent que le pays est envahi par un nouveau virus qui transforme les humains incapables de controler leurs émotions et désirs en monstres divers et variés.


Adaptation du webtoon coréen de Hwang Yeon Chan publié en 2017. J’avoue ne pas l’avoir lu et ne pourrai ainsi pas vous faire un parallèle entre les deux œuvres (pour le moment?) Certaines vidéos disponibles sur YouTube le font très bien, et ce même si vous ne parlez pas anglais ou coréen. Pour les intéressés, voici un échantillon:

… dans lequel j’ai découvert que le personnage de la femme pompier est originellement un homme!
A noter que l’auteur de ce webtoon est également celui de Batard, qui vient d’être publié en France au format broché chez Ki-oon

« Sweet Home » est le titre d’une chanson improvisée par l’un des personnages féminins du drama et par ironie d’un refuge post apocalyptique… Green Home est un immeuble immense (plus de seize étages) plutot sinistre, sale, mal décoré… à des lieux des magnifiques maisons lumineuses qu’on a l’habitude de voir dans les autres productions coréennes. Au rez-de-chaussée se trouvent diverses enseignes comme une garderie ou une épicerie, ainsi qu’un poste de télésurveillance. On retrouve également un parking sous terrain et un toit plat sur lequel on peut monter. Lorsque les personnages se retrouvent isolés dans cet immeuble, il devient encore plus sombre et malsain. Les images font echo aux jeux vidéos de survival horror. Les couleurs, les mouvements de caméra, mais aussi les jeux de lumière entre un intérieur plongé dans la pénombre et un extérieur extrêmement lumineux (la lumière n’entre que par des interstices) contribuent à l’ambiance.
Celle-ci est également exaltée par la musique, que ce soit par le générique qui reprend l’aspect graphique du webtoon, ou par les chansons ponctuant les différentes scènes. Mention spéciale pour « Warriors » de Imagine Dragons que j’ai trouvé pleine d’espoir et de punch pour les scènes de combats (même si ce ne fut pas au goût de certains)

La série comporte une pléiade de personnages, tous cassés par la vie. Même si le personnage principal reste Cha Hyeon Su, on entre beaucoup dans la vie des autres. On trouve par exemple Lee Eun Yu (interprétée par Go Min Si, vue dans Love Alarm dans un rôle à peu près similaire), une jeune danseuse qui a du renoncer à son rêve suite à une blessure au pied, vivant avec son frère Lee Eun Hyeok (Lee Do Hyun, repéré dans Hotel Del Luna) étudiant en médecine autoritaire qui prend vite en main le groupe de survivants. Im Myeong Suk (Lee Bong Ryung) a perdu son bébé dans un tragique accident de la route et en garde de graves séquelles psychologiques. Kim Seok Hyeon (Woo Hyun) et An Seon Yeong (Kim Hyeon, vue dans Madame Antoine ) est le couple d’épiciers, dont l’homme violent et pingre bat l’épouse. Pyeon Sang Wuk (Lee Jin Wook) est un homme mystérieux et balafré qui torture un homme emballé dans un cocon de ruban adhésif vert. Un petit garçon et sa sœur bientôt orphelins. Han Du Sik (Kim Sang Ho, à la filmographie impressionnante dont Punch ou Kingdom) est une personne paraplégique. Ou encore la musicienne Yun Ji Su (Park Gyu Yeong, loin de son rôle de nunuche dans It’s Ok Not To Be Ok) et la femme pompier Seo Yi Gyeong (Lee Si Yeong , elle aussi loin de son rôle d’antagoniste dans Michievous Kiss) Et d’autres encore… Une palette de personnages tour à tour attachants ou détestables, bien campés par des acteurs convaincants.
sweet home casting
Face à eux, une brochette de monstres variés, incarnations des désirs humains les plus vils. Au début de l’histoire, on pense à un virus mais on se rend compte que le monstre tapi en nous s’exprime si on le laisse sortir physiquement.
Si certains semblent kitsch, d’autres semblent tout droit sortis d’un jeu vidéo. Pour information, ils ont été créé en adéquation avec ceux du webtoon, mais surtout par de vrais acteurs, et non pas uniquement par images de synthèse, comme on peut le voir dans la vidéo ci dessous.

Si vous n’avez pas vu la série et souhaitez le faire, je vous conseille de ne pas lire le paragraphe suivant
***** SPOILER : galerie de monstres*****
Le premier monstre rencontré est la voisine de Cha Hyeon Su, une actrice au régime qui le vit mal et se plaint constamment au téléphone d’avoir faim. Première victime de la transformation, elle se change en un humanoide aux dents longues, dévoreur de chair vivante, dont une scène macabre avec un chat.
Puis, le premier monstre venu de l’extérieur est celui doté d’une langue démesurée qui suce la vie (ou le sang?) des humains. Il semble vivre sur le chantier extérieur. Aussi je peux spéculer en pensant qu’en tant qu’humain, il aurait pu y travailler. Suite aux facultés de sa langue, je suppose que sous sa forme humaine, il devait déjà aimer se nourrir de l’énergie vitale de ses proches.
Dans l’épisode 2, Ji Su croise une homme acculé dans un coin des escaliers. Il est en train de se transformer en ressassant sa haine, sans doute envers son patron qui l’aurait licencié. Il devient une sorte de goblin pale qui se fera couper le haut de la tete par Jayhun, un professeur catholique maniant le sabre. Malgré son cerveau à moitié découpé, le goblin continue de vivre et utilise sa seule oreille restante pour se diriger dans les couloirs et tenter de tuer les habitants. C’est ainsi qu’on apprend qu’une fois devenus monstres, les humains semblent immortels.
La découverte des enfants s’accompagne de celle du monstre œil, un humain lambda au cou démesuré et élastique, surmonté d’un seul œil énorme qui semble vouloir tout observer. Plutot pacifiste, il n’attaque pas le premier et ne fait que regarder. Il était peut-être un voyeur sous sa forme humaine ?
sweet home monstres
L’épisode 3 voit arriver le pire des monstres selon moi, le monstre Protéine. Je l’appelle ainsi car ce clone de Hulk arpente les couloirs pour manger les humains, les appelant affectueusement « protéine ». Ce qui me fait supposer qu’il était un fana de bodybuilding.
Durant plusieurs épisodes, nos amis se frottent à une araignée à moitié humaine des plus effrayantes. Si les autres monstres m’ont plutot fait rire, celui-ci m’a bien calmée, en grande arachnophobe. Je ne sais pas vraiment quelles auraient pu être ses motivations humaines. Peut-etre un désir de kidnapping ou une personne égoïste voulant garder les gens pour elle-même ?
Durant l’épisode 4, Im Myeong Suk cède à ses pulsions et devient un monstre cocon (ou utérus pour d’autres). Malgré tout, elle reste pacifiste et ne semble pas s’éveiller pour attaquer.
Dans l’épisode suivant, les héros croisent un homme perdu dans les étages. Devenu monstre à longs bras, il explique n’avoir pas pu sauver son fils du drame. Ses bras gigantesques seraient la traduction de son désir de vouloir atteindre la main de son enfant pour le sauver.
Au sous-sol se trouve un monstre très rapide aux pieds de cheval. Il est inconnu mais très puissant et rempli de colère. Il n’hésite pas à charger les humains, même abrités dans une voiture.
Un peu plus tard, l’épicier se transforme en un monstre chevelu ridicule. Ceci traduit son désir d’être supérieur aux autres mais aussi sa honte d’être chauve. Il portait une moumoute sous sa forme humaine.

sweet home monstres
Puis le monstre Slime apparaît dans les conduits d’aération. Il aime se cacher. Il vient en aide au petit garçon quand la bande de criminels envahi l’immeuble. Je suppose que c’était un enfant lui aussi, doué pour le jeu de cache-cache. Il est pacifiste mais se fait atrocement bruler en fin de saison, lors de la scission entre humains et demi-monstres.
Dans l’épisode 8, nous retrouvons le gardien de l’immeuble, découvert sous sa forme humaine dans le premier où il révèle ne pas aimer son travail. Cha Jin Ok lui avait offert du poisson avarié. Il est alors devenu un monstre à l’apparence humaine mais au visage recouvert de mouches agressives.(me faisant penser à une scène du film La Momie) Il souhaite se venger des résidents. Je suppose qu’il a du essuyer plus d’une farce.
A partir de l’épisode 9, le spectateur découvre les demi-monstres qui comme Cha Hyeon Su peuvent controler leur transformation. Umi Young, un jeune en cavale avec le gang des criminels, est un monstre liquide capable d’investir les corps pour en prendre le contrôle. Persuadé que montres et humains ne peuvent cohabiter, il pense que l’avenir passe par l’évolution en monstre et se sent l’élu.
Bien sur, il y a Hyeon Su, le héros de l’histoire, enfermé entre ses deux désirs : celui de se suicider et celui de vivre malgré tout pour aider ses voisins. Ce qui explique sans doute son état mi-homme mi-monstre. Lorsqu’il se transforme à demi pour se battre contre Umi Young, son bras se couvre de centaines de lames acérées, faisant écho au cutter qu’il a utilisé pour tenter de se suicider.
*****Fin du SPOILER*****
scenes de sweet home

Cette série est réalisée par Lee Eung Bok, déjà aux commandes de Descendants of the sun et Goblin, deux dramas figurant dans mon top de la décennie dernière.
Encore une fois, il a réussi à maintenir un équilibre harmonieux entre action et scènes psychologiques ou relationnelles. L’atmosphère lourde et glauque ne promet pas de futur optimiste, mais reste fascinante. Cette approche du huis-clos est originale et nous fait penser à des moments de quarantaine plus ou moins familiers, avec des connotations de manipulation, de contagion et de transformations. Même s’il n’est pas dit clairement que c’est un virus qui contamine la planète, il est certain que l’armée (et sans doute le gouvernement) a encore joué aux apprenti sorciers, résultant à une catastrophe. On se pose la question de qui est le véritable monstre entre le gouvernement, mais aussi plus largement les pédophiles, les maris violents, les patrons oppresseurs, les chauffards… ou les citoyens infectés ?
Ce drama est une critique acerbe de notre société égoiste, pointant également du doigt la solitude, le suicide, l’enfermement qui rend dingue… mais aussi des sujets comme la pédophilie, le harcèlement scolaire ou les violences conjugales. Egalement, elle semble dénoncer une société du plaisir tel que la notre (du moins dans l’hémisphère riche) où céder à tous nos désirs semblerait conduire à notre chute en éveillant le monstre qui est en nous.
sweet home ballerine
Certaines scènes sont visuellement très dures et j’ai parfois du tourner la tete, ne pouvant pas les regarder. Il y a beaucoup de sang et de violence, il faut avoir le coeur bien accroché. On aime ou on n’aime pas.
La fin de l’histoire reste ouverte et le spectateur se pose plusieurs questions (que je ne développerai pas pour ne pas spoiler plus). Il est à noter que la première scène du drama est l’une du dernier épisode. Je suppose qu’une saison 2 sera mise sur les rails selon le succès rencontré sur la plateforme, puisque le webtoon continue.

Start Up

start up poster
Série coréenne de 16 épisodes de 80 minutes diffusée du 17 octobre au 06 décembre 2020 sur tvN et actuellement disponible sur Netflix en France
Genre et thèmes : comédie, drame, romance, technologie, intelligence artificielle, travail
acteurs start up


Le père de Seo Dal Mi et In Jae est malmené par son employeur. Alors qu’il souhaite monter sa propre entreprise, son épouse décide de divorcer. In Jae part avec sa mère alors que Dal Mi reste avec son père et sa grand-mère. Peu à peu, l’écart se creuse entre les deux sœurs.La mamie s’inquiète pour la jeune fille. Lorsqu’elle croise Ji Pyeong, un ado orphelin rodant autour de son stand de corn dog, elle décide de l’aider en échange d’une correspondance avec Dal Mi. Le garçon accepte et se fait passer pour Nam Do San, le champion junior de mathématiques coréen. Peu de temps après, le père décède tragiquement dans un accident de voiture.
Quinze ans plus tard, Dal Mi est toujours amoureuse de Do San qu’elle n’a jamais vu. Elle quitte son entreprise où elle est exploitée. Mais après des retrouvailles avec sa sœur, elle se sent minable, ment et raconte qu’elle va monter sa start-up avec Do San qui serait devenu son petit-ami. In Jae l’invite à une rencontre professionnelle, et voici Dal Mi acculée. La grand-mère retombe sur Ji Pyeong, devenu un riche recruteur. Il cherche alors le véritable Do San pour les sortir de là. Ce dernier s’avère être un jeune prodige de l’informatique, mais aucun investisseur ne s’intéresse à son projet d’intelligence artificielle. Il finit par accepter d’aider les jeunes et se rend à la soirée. Cette situation, déjà extrêmement complexe, se complique quand les sentiments du trio s’entremêlent.
start up
Mon premier drama de l’année et c’est déjà un coup de coeur.
Le scénario est complexe. En plus de la romance résumée ci-dessus, les relations entre les personnages sont travaillées. Il y a tout d’abord la famille : la rivalité entre les deux sœurs, toutes deux têtues, voulant prouver à l’autre d’avoir réussi sa vie et choisi le bon parent. La mère des filles qui regrette son divorce et prend conscience qu’elle ne peut pas rester avec son nouveau mari uniquement pour de l’argent. Elle aussi a honte devant son ancienne belle-mère. Do San fait tout pour être un bon fils et a le sentiment d’échouer dans chacun de ses choix. Ji Peyong est un orphelin qui ne connaît pas la chaleur d’un foyer, sinon à travers la main tendue de la grand-mère et les lettres réconfortantes de Dal Mi. L’amitié a aussi la part belle. Que ce soit les liens indéfectibles entre les trois garçons de Samsan tech (la société créée par Do San au début de la série). Ou bien la bromance masquée entre Do San et Ji Pyeong. Cela donne de nombreuses scènes très émouvantes.
start up
Mais il y a également tout le pan professionnel (qu’on peut voir dans le trailer) où Don San essaye de se faire une place parmi les informaticiens spécialisés dans l’intelligence artificielle. Où Seo Dal Mi, d’abord exploitée par son employeur, claque la porte et cherche à monter sa propre entreprise comme son père autrefois. In Jae profite du remariage de sa mère avec un riche entrepreneur pour devenir PDG. Mais ceci est mal perçu par ses collègues et elle décide de leur prouver ses compétences en créant sa propre start-up. Ji Peyong s’en est quant à lui bien sorti en travaillant pour une riche société qui aide les petites start-up à se lancer. Mais son côté froid et implacable décourage les plus fragiles, poussant l’un d’eux au suicide.
Les acteurs sont tous bons et convaincants. Je suis une grande fan de Nam Joo Hyuk (qui interprète Do San) et je suis ravie de le retrouver dans un rôle plus proche de ce qu’il fait habituellement. J’aime bien également Suzy qui est attachante. Je découvre Kim Seon Ho. J’ai beaucoup aimé la grand-mère Kim Hae Suk. Et je suis ravie de retrouver Kim Ju Hun (vu dans It’s Ok not tobe ok) dans le rôle furtif du père. Petit clin d’oeil dans le dernier épisode avec l’acteur Yeo Jin Goo qui prête sa (sublime) voix tout au long du drama à Yeong Sil , l’assistant vocal.
start up
Les décors sont modernes et actuels. Les scènes d’autrefois sont plutot romantiques avec les cerisiers qui perdent leurs pétales. Et Sand Box, les bureaux des start-up, sont vraiment idylliques. Les costumes sont souvent élégants pour les hommes comme pour les femmes. La musique n’est pas en reste, offrant de beaux titres qui collent bien à l’ambiance voulue. J’ai particulièrement aimé celle de Jung Seung Hwang « Day and Night »

Avec des trailers qui ne rendent pas justice à la complexité des liens entre les personnages, je vous conseille malgré tout de voir cette série bien ficelée, agréable et fraiche. Une très belle histoire, avec beaucoup d’aspect humains dont l’aide aux personnes handicapées.

Alice in borderland / Imawa no Kuni no Alice [le drama]

alice in borderland
Série japonaise de 8 épisodes de 48 mn environ diffusée à partir de décembre 2020 sur Netflix
Genre et thèmes : thriller, survival
A partir de 16 ans
Adaptation du manga éponyme de Haro Aso.
acteurs alice in borderland
Alice Ryôhei, 18 ans, est ce qu’on appelle un échec de la société japonaise. Il tente vainement de réussir des examens pour garantir son futur mais rien n’y fait. Il est d’autant plus découragé que son frère est son exact opposé, parfait exemple de la réussite scolaire et sociale. Avec ses amis Chôta Segawa, obsédé par les filles, et Karube Daikichi, ancien voyou devenu propriétaire d’un bar, il imagine un monde meilleur et tente d’oublier que demain arrivera pour le tirer de sa rêverie.
Après une nuit de beuverie, une panne de courant les emmènent dans un autre monde, ressemblant à une immense ville déserte. Mais l’euphorie laisse bien vite place à la peur : ils se rendent compte que ce monde est plus dangereux qu’ils ne le croient. Les trois compères rencontrent une jeune femme nommée Shibuki qui leur apprend qu’ils doivent survivre à des jeux meurtriers organisés par on ne sait qui. Comment vont-ils faire pour se sortir de ce pétrin ?


Je n’ai pas lu le manga original mais des sources disent que la série est fidèle. Réalisée par Shinsuke Satō (qui a notamment été aux commandes de Kingdom ou Bleach), elle reprend les arcs narratifs principaux du manga d’origine mais change plusieurs détails notamment sur certains concepts des jeux et personnages.
alice in borderland
Grand succès du mois dernier sur Netflix, vous n’avez pas pu y échapper. De nombreux articles vantent sa réussite. Car c’est bien le cas ! Avec un scénario tiré à quatre épingles, ce thriller flirte avec le survival à la Battle Royale. L’histoire est une version nippone du conte de Lewis Carol. Ici, Alice (soit Arisu en japonais) et un garçon qui « tombe » dans un Tokyo parallèle. Accro aux jeux vidéos, il fait fonctionner sa logique afin de résoudre les énigmes imposées pour survivre, et collectionner les cartes permettant de terminer le « jeu ». Ce qui devrait, il l’espère, le ramener chez lui. Ces cartes indiquent la teneur de ladite partie. Ainsi, le trèfle représente un jeu d’équipe, le carreau un jeu de l’esprit ou de l’intellect, le coeur un jeu de trahison et de l’affect, et le pique un jeu physique. Quant au chiffre de la carte, il indique le niveau de difficulté de l’épreuve mais aussi le nombre de jours de vie gagnés dans cet univers parallèle machiavélique puisque la vie y a une date d’expiration.
alice in borderland
En chemin, il rencontre des grandes figures de l’histoire : notamment Cheshire (un jeune décoloré énigmatique et roublard), ainsi que le Chapellier (un ancien dealer un peu toqué) La saison se termine alors qu’ils ont récolté toutes les cartes comportant un chiffre. Reste à trouver les figures.
La mise en scène est soignée et les épreuves redoutables rendent la série totalement immersive et très prenante avec des effets spéciaux efficaces, un suspense terrible et une bonne dose d’action et d’émotion. Une ambiance morbide et décalée totalement réussie qui n’a pas volé son succès.
Making of :

A savoir, une suite de 8 épisodes supplémentaires a été commandée par Netflix pour cette année.

[TAG] Mes premiers… édition Corée

Un tag vu chez kactuskpopcoree, relatant mes premiers pas avec la Corée pour qui vous connaissez mon amour.
N’hésitez pas à faire ce tag pour votre pays favori et à me donner votre url pour que je vous rende visite !

Premier drama :
Sur les conseils d’une fille avec qui je bossais sur un webzine, j’ai regardé « Boys Over Flowers ». Ce devait être vers 2010 si je ne me trompe pas. Je suis immédiatement tombée sous le charme de Lee Minho et j’ai commencé à regarder ses autres productions. Depuis j’enchaine les dramas !


Premier film asiatique :
Difficile de me souvenir… Je pense que c’est « Ninja Assassin » avec Rain, sorti en 2009.

Premier acteur :
Comme je le disais ci-dessus, j’ai tout de suite adoré Lee Minho. Mais ado, j’étais déjà sous le charme d’acteurs américains d’origine asiatiques tels que Brandon Lee (le fils de Bruce) ou Keanu Reeves.
lee minho
Premier OST de drama et premier groupe masculin :
Je regroupe ici deux questions pour éviter de me répéter.
Of course, « Because I’m stupid » issu de Boys Over Flowers. Le drama et la chanson m’ont fait connaître Kim Hyun Joong des SS501 qui est vite devenu mon groupe favori à l’époque. Même si je les connaissais déjà grace à l’OST de l’anime « Blue Dragon », je ne m’étais pas vraiment penché sur les interprètes.

Premier MV/chanson :
Le premier que j’ai vraiment regardé en boucle était « Love ya » des SS501.

Premier groupe féminin :
Je n’ai jamais vraiment suivi de groupe féminin. Disons que je me suis un peu intéressée aux T-Ara après les avoir vues dans le drama « Dream High » mais sans devenir fan.

Premier bias :
Je suis assez fidèle, même si j’ai beaucoup de coups de coeur (Ca peut paraitre un peu contradictoire dit ainsi) Mais comme expliqué plus haut, ce fut d’abord Lee Minho puis Kim Hyun Joong. Je continue toujours de les suivre dans leurs différentes productions (dramas, albums…) même si mon bias actuel (et depuis quelques années déjà) est Hwang Minhyun.
hwang minhyun
Premiers goodies :
Mon tout premier achat a été un dvd de concert des SS501 sur la tournée Persona au Japon.

Premier album :
Là encore je ne m’en souviens pas vraiment, mais je suis à peu près sure qu’il s’agit du premier album solo de Kim Hyun Joong.
kim hyun joong breakdown
Premier concert :
J’ai fait peu de concert de kpop. Mon premier a été le Reverso Tour de Park Jung Min à Paris au Divan du Monde.

Première nourriture coréenne/premier plat coréen/premier restaurant coréen:
Là encore je fusionne des questions.
Du bulgogi au restaurant lyonnais Doshilak. Celui ci existe toujours si vous voulez y faire un tour.
bulgogi
Premier hanbok :
J’ai pu en essayer un lors d’un salon Japan Touch à Lyon encore. Par contre je vous éviterai les photos. Je me trouve hideuse là dedans, une vraie patate !

Premier mot appris en coréen :
Sans nul doute « saranghae » (qui signifie je t’aime) comme tous les fans de dramas et de kpop.
saranghae
BONUS Kactus : Premier rassemblement de fan
Je ne suis jamais allé à un rassemblement de fans à proprement parler. Mais si on peut le considérer comme tel, j’ai fait partie d’une team de fansub dont les membres étaient disséminés aux quatre coins de la France. Et nous nous sommes rassemblés pour un week end à Lyon il y a peut être 8 ou 9 ans (j’ai pas du tout la mémoire des dates pour ce tag!) Tout le monde n’était pas là mais nous étions déjà nombreux et contents de nous voir.