[TAG] Le drama qui…

Pour ses 3 ans de blog, Child Of Ghibli a proposé un tag concernant les dramas. J’ai trouvé les questions amusantes et j’ai souhaité y répondre ici. Bien sur, mes réponses concernent les séries asiatiques. Mais si vous souhaitez le reprendre avec des séries occidentales, pourquoi pas. N’hésitez pas à me donner l’adresse de votre publication en commentaire pour que je vienne vous lire, ou à répondre directement dans les commentaires ci dessous.
Le drama (qui/que) …

Pour information, vous pouvez cliquer sur les titres de kdramas pour accéder à leur fiche technique comprenant aussi mon avis.

1 – Si tu ne devais regarder que celui-ci en boucle ? (Sous entendu : s’il était le seul à exister et que je devais le regarder jusqu’à ma mort)
Question difficile… Avec le temps et la diversification de l’offre, j’ai toujours envie de nouveauté. Mon coeur balance entre « Secret Garden » et « Goblin ». J’ai régulièrement envie de les regarder à nouveau.

2 – T’as fait le plus rire ?
Je regarde peu de comédies pures. Peut-être que je citerai encore « Secret Garden » ici aussi. La performance d’acteur de Hyun Bin est hilarante.

3 – T’as fait le plus pleurer ?
Plus le temps passe, plus j’ai la larme facile. Ce qui reste ennuyeux… Dernièrement, j’ai beaucoup pleuré lors de l’épisode de « Tomorrow » avec un petit chien qui s’enfuit de chez son maître pour ne pas qu’il le voit mourir de sa maladie. Cela m’a énormément touchée car j’avais perdu mon chat (de maladie également) peu de temps avant. C’est un sujet qui me rend encore très sensible plus de quatre mois après.

4 – Tu as le plus détesté ?
Je ne me souviens pas avoir détesté un drama. J’essaye de ne pas me tromper en les sélectionnant, d’autant plus que j’ai une wishlist interminable.

5 – Tu as regardé en premier ?
Mon tout premier drama fut « Boys over Flowers », sur recommandation d’une fille avec qui je coécrivais des articles pour un webzine.

6 – Tu n’as jamais fini ?
« Midas » est un drama romantique d’affaires sorti en 2011 en Corée. J’avoue avoir commencé à le regarder pour la présence de l’acteur No Min Woo. Mais je me suis vite perdue dans l’inaction et les dialogues endormants sur les entreprises et leurs enjeux économiques.
J’ai également abandonné « Stranger from hell » plus récemment.

7 – Tu as aimé contre toute attente ?
J’ai récemment regardé « Money Heist » par curiosité. Car je n’étais pas du tout emballée par la version espagnole. Je n’attendais donc pas grand-chose de la version coréenne. Et finalement, j’ai adoré au point qu’il me tarde la suite !

8 – Dans lequel tu aimerais vivre, si tu le pouvais ?
Je regarde beaucoup de séries fantastiques ou historiques. Je dois donc choisir entre des mondes peuplés de monstres divers et variés (jusqu’aux zombies!) ou bien dirigés par des complots politiques…. Soit je peux détourner la question en choisissant la maison de kdrama dans laquelle j’aimerais vivre, ce serait le manoir de « It’s ok not to be ok« . Tout à fait le genre de grande bâtisse isolée qui me fait rêver….

9 – Tu as regardé le plus de fois ?
J’hésite entre « Boys over Flowers » et « Secret Garden ». ce sont les deux premiers dramas que j’ai regardé et depuis j’ai eu le loisir de les revoir.

10 – A la fin la plus décevante ?
Sans hésitation « Arthdal Chronicles » qui se termine vraiment en eau de boudin. C’est affreux de laisser les spectateurs sur une telle faim ! (et je n’ai pas fait de faute d’orthographe) Des rumeurs parlent d’une saison 2 mais sans les acteurs principaux… Ce qui me déçoit également.

11 – Tout le monde a aimé sauf toi ?
Encore une fois sans hésitation « The School Nurse Files ». Beaucoup ont apprécié son humour à sa sortie. Pour ma part, ce fut un drama à oublier…

12 – Tu as le plus hâte de regarder ?
Actuellement, je regarde (au moment où j’écris ces lignes) « Alchemy of Souls ». Je n’ai vu que le début, mais j’aime beaucoup l’univers. J’ai hate de voir la suite, sachant que Netflix ne sort que deux épisodes par semaine. De ce fait je ne peux pas bindgewatcher comme je le fais souvent. C’est un peu frustrant.

A vos claviers !

Journal de visionnages ~ Juillet 2022

Entre deux lectures, je continue de me cultiver en regardant les propositions des plateformes vidéo. Voici mes quelques visionnages du mois dernier.

Séries occidentales

Obi Wan Kenobi (science fiction américain – Disney +)
À la suite de la chute de l’ordre Jedi, l’Empereur Sith Palpatine a installé son régime de fer sur la galaxie, et dix ans après l’exécution de l’Ordre 66, Obi Wan Kenobi mène une vie d’ermite sur la planète Tatooine en accomplissant sa mission : veiller discrètement sur le jeune Luke Skywalker face à la menace que représente l’Empire, et en particulier son ancien apprenti, devenu le bras armé de l’Empereur, Dark Vador, qui est aussi le père de Luke. Kenobi va être amené à quitter sa cachette pour partir à travers la galaxie afin de secourir la sœur jumelle de Luke, la princesse d’Alderaan Leia Organa, âgée de dix ans, qui a été enlevée. La Troisième Sœur Reva Sevander est à la poursuite d’Obi Wan et a pour objectif obsessionnel de le capturer et de le livrer à son maître Dark Vador. Les chemins de ce dernier et du Jedi vont se recroiser…

Y a t il des fans de Star Wars dans la salle ? Au risque de les faire râler, j’ai apprécié la trilogie cinématographique qui mettait en avant Obi Wan et son apprenti Anakin Skywalker. J’avoue être une fan de Vador, à n’importe quel âge du personnage. C’est donc avec un réel plaisir que j’ai retrouvé Ewan Mc Gregor et Hayden Christensen (malgré un petit coup de vieux). Si la série est dans la continuité des événements et n’apporte au final pas grand-chose, ce fut malgré tout un moment plaisir. J’ai beaucoup apprécié le personnage de la petite Leia et la performance de cette jeune actrice.

Carnival Row (fantasy américaine – Prime Vidéo)
À la suite d’une guerre perdue par l’Alliance face au Pacte, de nombreux êtres féeriques durent fuir leurs royaumes et émigrer dans la république humaine de Burgue. Dans cette société « victorienne », les Critchs (les non-humains : fées, pucks, kobolds, centaures, loups-garous, drows, etc.) sont mal acceptés et accusés de tous les maux. Un inspecteur, Philo, tente d’élucider une série de meurtres commises à l’encontre des êtres féeriques dans les environs de la rue principale nommée « Carnival Row », située dans le quartier où se sont installés bon nombre de Critchs. La vie de Philo prend une nouvelle tournure lorsqu’il retrouve Vignette, une jeune et belle fée, tout juste débarquée à Burgue avec laquelle il avait créé un lien fort lorsqu’il était soldat de l’Alliance. La ville est également secouée par des luttes et des intrigues politiques intenses à l’assemblée, comme dans la rue, qui ne manqueront pas de bouleverser les équilibres sociaux en présence.

Amatrice d’époque victorienne, de dystopie et de steampunk, cette série était sur ma wishlist depuis sa sortie. Mon opérateur m’offrant un accès gratuit à Prime Vidéo, j’en ai donc profité… sans aucun regret ! J’ai adoré cette série avec en star Orlando Bloom qui semble de prime abord poursuivre Jack l’Eventreur… Mais rapidement la série prend une autre dimension, plus fantastique (au sens littéraire du mot) et politique. Un régal qui semblerait devoir connaître une suite prochainement.

Motherland Fort Salem saison 2 (dystopie fantastique américaine – Disney +)
Motherland: Fort Salem se déroule dans un monde alternatif où les Etats-Unis d’Amérique ont mis fin aux procès et persécutions contre les sorcières de Salem, grâce à un accord signé en 1692 entre le gouvernement américain et les sorcières. Depuis, les sorcières s’entraînent à Fort Salem, en collaboration avec le gouvernement pour combattre une organisation terroriste, le Spree. Laquelle lutte contre la conscription des sorcières aux États-Unis.

Je vous disais donc aimer les dystopies et les histoires politiques… cela se prouve encore avec la saison 2 de cette série de sorcières. Dans cette suite, l’action prend toute la place, laissant de coté les historiettes amoureuses qui m’avaient lassées au début. De nombreux rebondissements inattendus et des choix scénaristiques intéressants m’ont convaincue. Là aussi, hâte de voir la suite.

The Griffin Saisons 17 et 20 (série animée américaine comique – Disney +)
La famille Griffin habite à Quahog, charmante petite bourgade américaine. Peter, le père, a érigé la fainéantise en philosophie de vie. Lois, la mère, est à la fois la femme au foyer, bonne à tout faire et le cerveau de la famille. Chris, le fils, a hérité de son père ses formes généreuses et ses préoccupations favorites sont manger, surfer sur le web et manger. Megan, la fille, est l’archétype de l’adolescente en crise : elle ne s’aime pas et, en même temps, attend désespérément son prince. Stewie, le petit dernier, a pour ambition de conquérir le monde. Même Brian, le chien, est complètement fou, ou plutôt très intelligent : il parle, philosophe, débat… Bienvenue chez les Griffin !

Mon fils aime beaucoup les séries animées pour adultes, balançant entre humour et parodie. Nous profitons donc des vacances pour passer des moments ensemble devant ce qu’il apprécie. Ce mois-ci nous avons donc regardé la saison 17 ainsi que la toute dernière saison (la 20e) des Griffin, fraichement débarquée sur Disney +. Sans être fan (je suis une adepte des Simpsons!) j’ai bien ri et bien aimé certains clins d’oeil à la pop culture.

Série coréenne

Money Heist Korea (Thriller coréen – Netflix)
La frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord s’apprête à disparaître. Cette réunification va malheureusement privilégier les plus riches. Dans ce nouveau pays où les plus pauvres se retrouvent lésés, un homme se faisant appeler Le Professeur souhaite rééquilibrer les choses. Grâce à l’aide de voleurs venant du Nord et du Sud, il est bien décidé à réaliser le plus gros casse de l’histoire. Pour cela, il fait le choix de s’attaquer à la Maison de la Monnaie, pour voler la monnaie unique fraîchement imprimée.

N’ayant pas vu la version espagnole de La casa De papel, j’ai découvert avec un réel plaisir son pendant coréen. Et j’ai hate de découvrir la deuxième partie, encore non datée par Netflix. Mon article complet est disponible.

Film occidental

Brightburn (fantastique américain – Netflix)
En 2006, en pleine nuit, Kyle et Tori Breyer, un couple de fermiers sans enfant découvre un bébé dans une capsule spatiale qui s’est écrasée dans leur propriété de Brightburn, au Kansas. Ils recueillent l’enfant, qu’ils appellent Brandon, l’élèvent comme un enfant adopté, et cachent la capsule sous la grange. À ses douze ans, Brandon est un garçon intelligent mais considéré comme bizarre dans son collège. Il entend la nuit une transmission émanant de la capsule et commence à développer des pouvoirs : il se découvre une force surhumaine et une résistance à toutes les blessures. Les transmissions nocturnes provoquent également des crises de somnambulisme qui l’attirent vers la capsule, mais Tori parvient à garder le secret.
Les crises de colère de Brandon passent pour un symptôme d’adolescence pour sa famille. Quand son oncle Noah et sa tante Merilee lui offrent un fusil de chasse pour son anniversaire, Brandon prend mal le refus de son père de lui laisser l’arme. Kyle commence à s’interroger sur son fils et Tori trouve des photos de femmes en lingerie mais aussi d’organes humains cachées dans la chambre de Brandon. 

Présenté comme une version horrifique de Superman, le scénario a des similitudes avec l’enfance de Clark Kent… version mauvais. J’étais curieuse de voir ce que cela pouvait donner. Classé comme film d’horreur, je trouve qu’il tient plus du fantastique avec quelques scènes violentes et un peu gores, mais cela ne fait pas toute son essence. Une métaphore du passage à l’âge adulte qui ne vous donnera pas du tout envie de faire des enfants !

Court métrage

L’été merveilleux de Mickey (humour américain – Disney +)
Mickey et ses amis se sont donnés rendez vous au spectacle de feux d’artifice de la ville. Chacun a décidé de partir très tôt pour avoir la meilleure place. Mais cela ne se passe pas comme prévu.

Un court métrage amusant avec les personnages phares de la bande à Mickey. Plein d’action et coloré, un court métrage sympa pour faire passer le temps.

Je vous donne rendez vous le mois prochain pour découvrir ce que j’aurai regardé en août, ayant déjà commencé quelques séries depuis la publication de cet article. De nombreuses nouveautés débarquent sur Netflix et Disney +, me donnant envie de me poser devant mon écran.

Et vous, que regardez vous ?

Money Heist Korea

Série coréenne de 6 épisodes de 70 minutes chacun diffusée au printemps 2022 sur Netflix
Genre et thèmes : suspens, thriller, crime, politique, vengeance
A partir de 18 ans
Site web officiel : Lien / Lien 2

La frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord s’apprête à disparaître. Cette réunification va malheureusement privilégier les plus riches. Dans ce nouveau pays où les plus pauvres se retrouvent lésés, un homme se faisant appeler Le Professeur souhaite rééquilibrer les choses. Grâce à l’aide de voleurs venant du Nord et du Sud, il est bien décidé à réaliser le plus gros casse de l’histoire. Pour cela, il fait le choix de s’attaquer à la Maison de la Monnaie, pour voler la monnaie unique fraîchement imprimée.

Cette série est l’adaptation de la fameuse série espagnole La Casa de Papel.
Cet article ne fera pas le parallèle entre les deux séries, puisque je n’ai pas vu la version originale. Les quelques critiques que j’ai pu lire sur le net disent que les scénarios sont très très proches, seul le contexte politique étant différent et qu’il y a moins de scènes de sexe dans la version coréenne (Et personnellement, je trouve qu’il y en a déjà bien assez!)

Elle est racontée à la première personne par Tokyo, une jeune femme soldat nord coréenne qui profite de la réunification pour se rendre au sud afin d’assister à un concert de son groupe de kpop préféré, les BTS. Pour information, dans notre réalité, la Corée du Nord interdit à ses résidents de bénéficier de la culture du Sud, et tout particulièrement de la kpop et les kdramas. En décembre 2020, le leader nord-coréen a mis en place de nouvelles lois entravant la culture sud-coréenne sur le sol nord-coréen. Ses habitants risquent entre 5 et 15 ans de camp de travail s’ils regardent ou possèdent de tels divertissements. Pire pour ceux qui la distribuent, ce serait la peine de mort. La folie ne s’arrête pas là, même les personnes qui « chantent, parlent, ou écrivent dans le style sud-coréen » pourraient connaître une sentence de deux ans en camp de travail.

Pour revenir à notre série, elle bénéficie d’un casting prestigieux qui suscite l’intérêt. Le Professeur est incarné par Yu Ji Tae, un célèbre acteur-réalisateur-scénariste-producteur. A ses côtés, on retrouve par exemple Park Hae Su (le méchant de Squid Game) sous les traits de Berlin, la grandiose Jun Jong So (la méchante de The Call, ou la folle de Burning) en Tokyo, Lee Hyun Woo (vu dans The Scholar who walks the Night) en Rio,… Face à eux se trouvent Kim Sung Oh (vu dans Secret Garden ou encore A Korean Odyssey) en tant que chef des négociateurs nord coréens, ou encore Kim Yun Jin pour le sud. Pour ne citer qu’eux.

Cette série est pleine d’action et de rebondissements. Elle dénonce la violence et la pauvreté engendrées et banalisées par notre société de consommation. C’est un thème récurrent dans les dramas. Son approche est intéressante grâce aux nombreux retournement s de situation : le spectateur ne sait plus qui est bon ou mauvais, qui a raison ou tord, ni qui doit gagner. Les personnages sont attachants. Il y a peu d’effets spéciaux, pas très nécessaires pour le genre.
La série est courte avec seulement six épisodes. La fin est très frustrante car elle s’arrête sur un climax qui met vraiment le spectateur en appétit. Six épisodes supplémentaires ont été tournés mais Netflix n’a pas encore dévoilé la date de diffusion. Espérons qu’elle ne se fera pas trop attendre.

Une série au succès certain et mérité.

Avez vous vu Money Heist Korea ? Ou bien la version espagnole ?

The Sound Of Magic

Série coréenne de 6 épisodes de 70 mn chacun diffusée en mai 2022 sur Netflix.
Genre et thèmes : drame, psychologie, school life, magie

Yun Ai est une lycéenne vivant avec sa petite sœur. Elles ont été abandonnées par leur mère, et leur père s’est enfui pour éviter de payer ses dettes. Pour subvenir à leurs besoins, elle accumule plusieurs petits boulots. Un jour, à peine sortie du travail, son argent se met soudainement à s’envoler. En essayant de le rattraper, elle se retrouve dans un parc d’attractions abandonné sans s’en rendre compte. Elle y fait la rencontre d’un magicien surnommé Lee Eul, une légende urbaine réputée assassiner les jeunes filles.

Une série courte inspirée du webtoon Annarasumanara de Ha il Kwon (Disponible sur Naver)
Elle peut surprendre par son originalité : elle mêle série classique avec des scènes façon comédie musicale, chantées voire même dansées. Cela rajoute un petit coté surréel et magique à l’histoire.

Le scénario est très plaisant, plein d’onirisme. Les acteurs sont bons, que ce soit pour les scènes classiques ou chantées. Les décors sont sympas. J’ai bien aimé la scène désaffectée où vit Lee Eul, avec son petit cachet rétro et insalubre. Les effets spéciaux sont plutot réussis et ne donnent pas dans la surenchère.
C’est une ode à la liberté qui invite chacun à choisir sa vie en dehors des différentes contraintes (que ce soit parentales, sociales, sociétales ou simplement les convenances). Chacun a le droit de rêver et tout faire pour atteindre ce but. Pour cela, il faut ne pas grandir trop vite, car seuls les enfants semblent avoir une âme suffisamment pure pour garder leurs rêves dans leurs coeurs.

C’est également une critique de la société qui écrase les jeunes par ses convenances, les empêchant d’être eux mêmes. Mais aussi par de nombreuses rumeurs, souvent infondées.

Une série pleine de poésie, rafraîchissante et originale.

Et vous, croyez vous en la magie ? Annarasumanara !

Journal de visionnages ~Juin 2022

En juin dernier, je n’ai pas pris le temps de regarder de film. Je me suis cantonnée à quelques séries. Comme vous allez le voir, j’en ai déjà vu pas mal. Actuellement, je privilégie les séries courtes sans raison particulière. C’est peut être un phénomène de mode?

Séries occidentales
Moon Knight (série américaine de super héros – Disney +)
Employé discret dans une boutique de souvenirs, Steven Grant est soudain victime de pertes de mémoire et est hanté par des visions d’une autre vie. Il découvre qu’il souffre d’un trouble dissociatif de l’identité et qu’il partage le même corps qu’un mercenaire, Marc Spector. Alors que l’étau se resserre sur Steven / Marc, les deux hommes, plongés dans une aventure périlleuse parmi les puissants dieux d’Égypte, vont devoir trouver leur équilibre dans cette double identité.

Cette mini série comporte 6 épisodes de 45 minutes environ chacun. Elle met à l’honneur Moon Knight, un personnage Marvel dont j’ignorais l’existence. J’ai été immédiatement attirée par le côté archéologie/dieux égyptiens. Et je n’ai pas été déçue! La série est bourrée d’action et de références à la mythologie égyptienne. Les décors sont superbes. Oscar Isaac incarne avec brio la dualité entre Steven et Marc. J’ai adoré le coté complexe du trouble dissociatif de l’identité. La fin reste ouverte et promet une suite que j’attends avec impatience (même si elle n’a pas encore été officialisée)

The Handmaid’s Tale Saison 4 (dystopie américaine – Amazon Prime)
Suite à l’évasion spectaculaire, June blessée et les servantes en fuite trouvent refuge dans une ferme. L’épouse sur place, âgée de 14 ans, soigne June pour tenter de la remettre sur pieds. À Gilead, Lawrence qui est emprisonné tente d’éviter une condamnation à mort, et tante Lydia est anéantie par la perte des 86 enfants. A Toronto, les Waterford apprennent l’exploit de June qui, de son côté, affirme son rôle de leader.

Ayant adoré les deux premières saisons, j’avais hate de voir la suite, d’autant plus que la saison 5 est annoncée pour cet automne. Si tous les ingrédients habituels au succès de la saga sont réunis, je dois malgré tout avouer que j’ai moins aimé cette saison ci. Je n’aime pas du tout l’évolution du personnage de June, même si je peux comprendre qu’elle a été blessée jusque dans sa chair par ses années à Gilead. Ses accès de violence, son côté petite cheffe me sont sortis par les trous de nez plus d’une fois. (Et visiblement la plupart des fans pensent comme moi) Le final m’a choquée et augure une saison 5 sur les chapeaux de roue. J’espère qu’elle sera dans la même veine que les premiers épisodes.

The Griffin Saisons 18 et 19 (série animée américaine comique – Disney +)
La famille Griffin habite à Quahog, charmante petite bourgade américaine. Peter, le père, a érigé la fainéantise en philosophie de vie. Lois, la mère, est à la fois la femme au foyer, bonne à tout faire et le cerveau de la famille. Chris, le fils, a hérité de son père ses formes généreuses et ses préoccupations favorites sont manger, surfer sur le web et manger. Megan, la fille, est l’archétype de l’adolescente en crise : elle ne s’aime pas et, en même temps, attend désespérément son prince. Stewie, le petit dernier, a pour ambition de conquérir le monde. Même Brian, le chien, est complètement fou, ou plutôt très intelligent : il parle, philosophe, débat… Bienvenue chez les Griffin !

Mon fils aime beaucoup les séries animées pour adultes, balançant entre humour et parodie. Il m’a ainsi fait découvrir The Griffin qui est plutot amusante dans son genre. Sans être fan (je suis une adepte des Simpsons!) j’ai bien ri et bien aimé certains clins d’oeil à la pop culture. La saison 20 arrive sur Disney + ces jours ci.

Seul face à l’Abeille (série britannique comique – Netflix)
Un sans-abri à la recherche d’un emploi est pris pour le nouveau gardien de maison par une femme d’affaires. De folles péripéties s’ensuivent alors qu’il essaie de s’occuper de la maison et qu’il est poursuivi par une abeille malicieuse.

La nouvelle série de Rowan Atkison! Une série plutot courte (9 épisodes de seulement 11 minutes chacun) qui se laisse dévorer sans modération. Comme toujours, l’absurde et l’humour britannique sont au rendez vous pour notre plus grand plaisir. Les effets spéciaux sont bons. Certains gags sont un peu prévisibles mais font mouche malgré tout. Un régal pour tous!

Séries coréennes
The Sound Of Magic (kdrama fantastique – Netflix)
Yun Ai est une lycéenne vivant avec sa petite sœur. Elles ont été abandonnées par leur mère, et leur père s’est enfui pour éviter de payer ses dettes. Pour subvenir à leurs besoins, elle accumule plusieurs petits boulots. Un jour, à peine sortie du travail, son argent se met soudainement à s’envoler. En essayant de le rattraper, elle se retrouve dans un parc d’attractions abandonné sans s’en rendre compte. Elle y fait la rencontre d’un magicien surnommé Lee Eul, une légende urbaine réputée assassiner les jeunes filles.

Une mini série coréenne, découverte originale à ne pas manquer. Je vous en reparle dès que j’ai eu le temps de rédiger mon article.

Mais aussi
Tomorrow
(kdrama fantastique – Netflix)
Gros coup de coeur pour ce kdrama très bien construit. Il est savamment rythmé et équilibré entre une part d’action et une part d’émotion. Une pépite remplie d’humanité, à découvrir (avec un paquet de kleenex à portée de main) dans mon article et sur Netflix.

Animés japonais
Vampire in the Garden (animé américano japonais fantastique – Netflix)
Dans un monde post apocalyptique où vampires et humains sont en guerre, Momo est une adolescente, fille d’une haute dignitaire de l’armée humaine. Alors que cette dernière use de sa position pour offrir un emploi tranquille à sa fille, Momo se lasse. Alors qu’une de ses anciennes collègue lui donne une ancienne boite à musique cassée, Momo lui promet de la réparer et d’écouter la mélodie ensemble. A savoir que dans le monde des humains, tout art est interdit, et spécialement la musique qui peut attirer les vampires. Le soir où elles doivent se retrouver, les deux jeunes femmes se trouvent mêlées à une fusillade. Alors que son amie décède, Momo fait la rencontre de Fine, la reine des Vampires. Elle aussi semble lasse de sa vie.

Une courte série (5 épisodes de 25 minutes environ) qui m’a laissé un gout mitigé. Il se regarde rapidement avec beaucoup de plaisir, de réflexions et d’émotions. retrouvez mon avis détaillé sur la fiche Vampire in the Garden

Mais aussi
The Promised Neverland
(animé japonais fantastique – ADN)
Une première saison qui m’a ravie en attendant de pouvoir lire la suite en version papier. Mon avis à (re)découvrir sur l’article consacré.

Netflix Geeked Week 2022

Du 6 au 10 juin dernier, Netflix a donné rendez vous à ses abonnés tous les soirs pour parler de l’avenir de la plateforme pour les prochains mois à venir. Elle a annoncé de nombreuses nouveautés avec reportages, teasers et autres artworks. Je vous propose dans cet article ma petite sélection perso, avec notamment les sorties asiatiques prévues, plus une ou deux sorties de productions américaines dont je vous ai déjà parlé sur le blog. A noter que je vais complètement occulter les grosses séries (Locke & Key, Warrior Nun, les Winx, par exemple) car ce n’est pas le propos ici. Si cela vous intéresse, vous pourrez facilement trouver des infos via google 😉

Lundi 6 ont été présenté les futures séries.
Je vous recommande la suite d’Alice In Borderland, adaptation d’un manga japonais sorti il y a deux ans sur la plateforme (et toujours dispo si vous ne l’avez toujours pas vue) La saison 2 est prévue pour décembre prochain. Dans ce nouveau chapitre, Arisu et Usagi devraient continuer à en apprendre plus sur le mystérieux système de cartes qui régit l’univers de Borderland, et qui s’est concrétisé lors de leur confrontation avec Mira, la Reine des cœurs.
Des photos du tournage ont été dévoilées:

Dans le registre horrifique, je vous avais récemment présenté la série coréenne de zombies All of us are dead. Dans une petite vidéo teaser, on retrouve le casting qui annonce une suite, sans donner de date.

Une série adaptée de l’incontournable manga One Piece est également sur les rails depuis un moment. Netflix nous a mis l’eau à la bouche avec une vidéo « first look » présentant les décors et notamment les bateaux. Même si la plupart des fans auraient aimé voir les acteurs dans leur costume, comme tout le monde appréhende un peu l’adaptation.

Et enfin, une série thailandaise nommée School Tales The Serie. Elle est basée sur une collection de bandes dessinées horrifiques. Elle se composera de huit épisodes par six réalisateurs différents. Chaque épisode racontera une histoire indépendante (un peu à la façon des Contes de la crypte, pour ceux qui connaissent), le seul point commun étant que tout se passe dans une école hantée.

Et pour terminer sur une série hors Asie que j’attends avec impatience : Netflix nous a offert un teaser sur la prochaine série de Tim Burton dans l’univers de La famille Addams : Wednesday. Hate de découvrir cela!

Mardi 7, c’est le tour des films à venir.
La majorité sont des productions/suites américaines. Je vais donc vous parler exclusivement du film japonais Zombies 100 Bucket List of the Dead. Comme son nom l’indique, c’est un film de zombies mais le thème sera traité de façon complètement décalée. Il s’inspire d’un manga (que je ne connais pas pour ma part)

Mercredi 8, nous avons droit à une soirée spéciale Stranger Things, que je n’ai pas suivie. Même si la série m’intéresse, je n’ai regardé aucun épisode à ce jour. Et les reportages concernaient la saison 4 dont le début est actuellement en cours de diffusion sur la plateforme.

Jeudi 9, place à l’animation!
De nombreuses séries animées issues de manga sont disponibles sur Netflix. Pour cette fin d’année, The Seven Deadly Sins : the Grudge of Edinburg est un spin-off de la série animée, et présentera le destin de Tristan. Il se passe donc après les cinq premières saisons. La première partie sera diffusée en décembre prochain.

Egalement Coma héroique dans un autre monde sera adapté d’après le manga. Après 17 ans de coma, l’oncle de Takafumi se réveille brusquement. Il s’exprime dans une langue inconnue et semble posséder des pouvoirs magiques.

A ne pas manquer : le mangaka maitre de l’horreur nippon Junji Itô a annoncé la sortie de son animé Junji Ito Maniac: Japanese Tales of the Macabre pour 2023. Il a choisi vingt histoires qui auront le droit à une adaptation pour la première fois à l’écran. Parmi elles, on retrouve Tomié ( édité chez Mangetsu), Le journal de Soïchi (chez Tonkam) et The Hanging Balloons (à paraître chez Mangetsu). Pour les deux premiers, Junji Itô précise que les histoires adaptées n’ont pas encore été confirmées.

Et pour terminer, j’ai également retenu une suite à la série animé Les Maitres de l’Univers dont je vous avait parlé lors de sa sortie sur Netflix. Elle s’intitule Les Maitres de l’Univers Révolution.

Vendredi 10, la dernière journée de révélations se focalise sur les jeux vidéos.
Tout d’abord, plusieurs adaptations de jeux vidéos en animé sont annoncés. Par exemple, Tekken Bloodline mettra entre autres l’accent sur la jeunesse de Jin Kazama.

Castlevania Nocturne sera la suite des quatre saisons de Castlevania dont je vous avais parlé. Exit Trevor Belmont, c’est Richter de Rondo of Blood et Symphony of the Night qui sera au centre de cette nouvelle saga.

Comme je vous l’avais dit, The Cuphead Show aura une suite. La date du 19 aout prochain a été annoncée. Notez bien cette date!

Mais aussi, pour ceux qui ne le savaient pas, Netflix propose depuis quelques mois déjà des jeux mobiles, gratuitement depuis votre espace abonné (à noter que cela est uniquement disponible sur mobile ou tablette, et non pas sur PC) A été présenté une foule de nouveautés. Comme je ne suis pas joueuse (c’est pour cela que vous n’avez pas de rubrique gaming sur ce blog), je n ‘entrerai pas dans les détails. Mais sachez que des séries cultes seront adaptées, en plus de jeux plus classiques. Avant la fin de l’année, on pourra jouer à Shadow and Bone Destinies (jeu de type RPG), la Casa De Papel (jeu d’aventure) ou encore le Jeu de la Dame (échecs, of course)

Lesquelles de ces annonces retiennent votre attention?

Tomorrow

Série sud coréenne en 16 épisodes d’environ 70 minutes chacun diffusée en avril/mai 2022 sur MBC et en simulcast sur Netflix en France
Genre et thème :
fantastique, action, fantome, suicide
Site web officiel : Lien

Choi Jun Wung est un jeune homme en recherche d’emploi. Diplômé d’une université prestigieuse, il peine malgré tout à trouver un travail. Un soir, en rentrant d’un nouvel entretien soldé par un échec, il croise un homme qui tente de sauter d’un pont. Tentant de l’empêcher, ils tombent tous deux à l’eau sous l’oeil de Koo Ryeon et Im Ryung Gu, deux faucheuses. Ils font partie d’une équipe de gestion de crise ayant pour mission de sauver les personnes suicidaires. Suite à cet accident, Choi Jun Wung tombe dans le coma. Son âme est alors transportée aux côtés des deux faucheuses. L’Empereur de Jade lui propose d’intégrer leur équipe pour écouter son séjour à l’hopital.

Ce drama est basé sur le webtoon Tomorrow de Ra Ma.

Si vous commencez à bien me connaître, vous vous douterez que ce drama était sur le haut de ma wishlist. En effet, il réunit la plupart des ingrédients que j’apprécie dans les dramas coréens. Pourtant, les deux premiers épisodes me laissent dubitative. Je n’étais pas sure d’aimer car je n’accrochais pas du tout à Choi Jun Wung, le presonnage principal (incarné par Ro Woon du groupe de kpop SF9) En effet, pleurnichard, il a tendance à en faire des caisses. Et il me tape sur le système… Même si je suppose que son personnage est là pour créer du comique et contrebalancer l’effet sérieux et mortifère du sujet. Malgré tout, je laisse une chance à la série car le thème des faucheuses me plait beaucoup. Le fait est que j’ai sans doute du m’habituer à son caractère, à moins qu’il ne se soit édulcoré au fil des épisodes, mais j’ai réussi à passer au-delà.

Malgré cela, j’ai apprécié la prestation de l’acteur, ainsi que celle de ses comparses. On retrouve du beau monde : Kim Hee Seon (vue par exemple dans Faith), Yun Ji On (dans Sweet Home), mais surtout Lee Soo Hyuk (que j’avais adoré en vampire dans The scholar who walks the night)

L’histoire de Choi Jun Wung met en avant les difficultés des jeunes à se démarquer et à trouver un travail sans avoir de recommandation. Mais pour ma part, j’ai trouvé que le personnage principal était plutot Koo Ryeon qui est à la tête de l’unité de gestion des suicides. Rapidement l’intrigue tourne autour de son passé, du fait qu’elle ait été condamnée à l’Enfer avant de se retrouver à ce poste.

Chaque épisode parle d’une personne souhaitant se suicider. Chacune a ses propres raisons : que ce soit le harcèlement au travail, la perte d’un être cher, la dureté de la vie tout simplement… Chaque épisode décortique ces pourquois qui poussent la personne au bord du gouffre. C’est plein d’émotion et chaque téléspectateur sera touché plus ou moins violemment selon son ressenti personnel. Personnellement, j’ai énormément pleuré lors de l’épisode où un petit chien malade souhaite mourir loin du regard de son maitre adoré (Cela a sans doute résonné fort avec la perte récente de mon chat, lui aussi malade) Grace à l’équipe de gestion, les personnes retrouvent le goût à la vie, mais cela n’est pas sans difficulté.

Malgré cette note positive, et qui encourage tout un chacun à croquer la vie, le revers de la médaille est très dur. La série se base sur la croyance que le suicide est un péché (il est qualifié de « meurtre sur soi-même ») Mettre fin à ses jours est un acte criminel qui est sévèrement réprimandé. Ainsi, l’âme du suicidé est directement escortée en enfer où elle purgera sa peine. Parallèlement, elle ne pourra pas se réincarner pendant un certain laps de temps. Et tous ses liens avec ses proches seront rompus dans sa vie future et les suivantes.

Pour rappel, la Corée est un pays majoritairement bouddhiste (à 46%) mais a également de grandes influences protestantes (39%) puis catholiques (13%). Il est donc logique pour elle de parler de plusieurs vies et de réincarnation. Et de suicide comme un meurtre. Les bouddhistes pensent qu’un fil rouge relie les personnes qui sont destinées à être ensemble, et cela à travers chacune de leur réincarnation. Ainsi, le suicide rompt ce lien. Ce qui veut dire, pour le traduire vulgairement, que vous perdez votre âme sœur à tout jamais, mais aussi vos autres proches (parents, meilleurs amis…). Un lourd tribut à payer.

Pour en revenir au drama, il est très bien construit. Il est savamment rythmé et équilibré entre une part d’action et une part d’émotion. Une pépite remplie d’humanité, à découvrir (avec un paquet de kleenex à portée de main)

Bulgasal

Série coréenne de 16 épisodes de 65mn environ diffusée de décembre 2021 à février 2022 sur tvN. Disponible en France sur Netflix.
Genres et thèmes : drame, fantastique, folklore, légende, malédiction, réincarnation
A partir de 15 ans

Durant l’ère Joseon en Corée, un enfant maudit est abandonné par son père. Détesté par tout le village, il est recueilli par un militaire. Une fois adulte, Dan Hwal aide son père adoptif dans la traque des démons et particulièrement du Bulgasal, une sorte de vampire qui se nourrit de sang humain. Lors de cette affrontement, le monstre vole l’âme du guerrier afin de se réincarner en humain. 600 ans plus tard, Dan Hwal est sur les traces de Min Sang Wun. Voulant se venger, il retrouve l’humaine devenue blanchisseuse et n’ayant plus aucun souvenir de sa vie passée de monstre. Malgré tout, elle est constamment harcelée par des entités étranges.

Cette série Netflix est un véritable coup de coeur. Au départ, la bande annonce m’avait interpellée pour sa résonance avec Goblin, un autre kdrama parlant de réincarnation, faisant partie de mes favoris. Mais rapidement, je constate que le scénario est tout autre.

S’il est bien question de réincarnation et de vengeance, dans Bulgasal, la romance n’est pas au premier plan. Les épisodes enchaînent les scènes d’action, avec de nombreux combats dans les flashbacks comme dans le présent. Les sentiments ont malgré tout la part belle puisque Dan Hwal aspire à se venger, ayant perdu son père, sa femme et ses enfants. De même, Min Sang Wun souhaite protéger sa jeune sœur, sa mère et sa jumelle ayant été assassinées.

Mais tout est bien plus complexe qu’on ne l’imagine. Le scénario semble simpliste et presque bateau au début, mais chaque épisode apporte un nouvel éclairage qui brouille les pistes, nous faisant douter de nos convictions. Les personnages sont tiraillés par leurs sentiments et rien n’est blanc ou noir. Chacun se teinte de nuances de gris à mesure qu’il retrouve la mémoire de son passé, montrant sa part d’ombre. Et d’ailleurs le dénouement est magistral, prenant le total contre-pied du début de l’histoire. Je me suis régalée avec ses twists et ses personnages à la psychologie profonde.
Chaque retournement de situation est une introspection dans le coeur de Hwal, Sang Wun ou Eul Tae (le méchant), les amenant à se questionner sur la différence, l’attachement, l’amour, la vengeance, la mort (que ce soit physique ou métaphorique)…Tout ce qui fait l’essence de la vie et de pourquoi elle vaut la peine d’être vécue.

J’ai beaucoup aimé le coté folklorique avec les divers monstres. Les scènes du passé sont très bien réalisées dans de beaux décors (notamment en foret). Les acteurs sont très bons. J’ai retrouvé avec plaisir Lee Jin Wok, découvert dans Sweet Home, mais surtout Lee Joon (ancien membre du groupe Mblaq) toujours aussi brillant dans ses roles de méchant psychopathe. Les personnages secondaires également sont croustillants et apportent la dose d’humour nécessaire pour ne pas laisser ce drama plonger dans quelque chose de trop sombre. La bande son est bien choisie et, pour une fois je n’ai pas été agacée par les ballades sirupeuses.

Une fresque poétique qui ravira les fans de fantastique et de fantasy avec une superbe photographie. Une pépite !

Journal de visionnages ~ Mars 2022

En mars, de nombreux films et séries sont venus s’ajouter à ma wishlist, m’obligeant à faire des choix (parfois pas faciles!) Voici ce que j’ai pu regarder.

Séries
Pam & Tommy
(biopic américain – Disney +)
Retour sur le scandale de la sex tape du couple star des tabloïds des années 1990, l’actrice d’Alerte à Malibu, Pamela Anderson et le batteur de Mötley Crüe, Tommy Lee, tournée durant leur lune de miel et qui a été divulgué au grand public suite à un vol.

Cette mini série de 8 épisodes a été beaucoup critiquée avant sa diffusion à cause de son sujet racoleur. Curieuse et un brin nostalgique, j’ai voulu la regarder et j’ai été agréablement surprise. Elle se base sur un article publié dans le magazine Rolling Stone. Et bien que romancée, elle reste plutot proche de la réalité. Elle présente les deux stars comme des victimes, et notamment Pamela qui a perdu beaucoup dans cette affaire. Elle fustige l’industrie hollywoodienne qui dénigre les femmes et leur droit à user de leur corps comme bon leur semble. Elles sont objectées, jugées , insultées et dépossédées de leurs droits. Les acteurs sont crédibles et j’ai été époustouflée par la transformation de Lily James. Bref, je recommande aux curieux et aux fans de Pamela ou Tommy.
A noter que Pamela Anderson était contre ce biopic. Elle a d’ailleurs tourné un documentaire s’apparentant à un « droit de réponse » qui sera prochainement diffusé sur Netflix.

The Cuphead Show (série animée vintage américaine- Netflix)
Partagez les mésaventures de l’impulsif Cuphead et de Mugman, son frère facilement influençable, dans cette série animée basée sur le jeu vidéo à succès.

Je n’ai personnellement jamais joué à ce jeu vidéo (bien trop difficile pour mon pauvre niveau) mais j’avais très envie de découvrir cette série pour son coté vintage. Et c’est réussi, tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment nostalgique en repensant à Betty Boop et autres Looney Tunes. On s’attache vite aux personnages et on rit devant les rebondissements et les gags. Mon fils, fan de jeu vidéo, a carrément adoré cette adaptation, alors qu’il est très difficile en série. Je recommande à tout public.
A noter que le dernier épisode semble être en deux parties. Une seconde, et même une troisième saison ont été annoncées par Netflix.

All of us are dead (épouvante coréenne – Netflix)
Une « autre » série de zombies très réussie que je vous ai présentée dans la rubrique drama de ce blog.

Films
Adam à travers le temps
(science-fiction américain – Netflix)
Après un atterrissage forcé en 2022, le pilote de chasse et voyageur dans le temps Adam Reed fait équipe avec une version de lui-même âgée de 12 ans pour sauver le futur.

Le nouveau carton de Netflix. Un film de science fiction qui sait allier humour et action avec de nombreux clins d’oeil à la pop culture. J’ai passé un super bon moment même si le scénario reste classique. Le film n’est pas très long (1h46). Je vous le recommande vivement. C’ est un divertissement de qualité.

La 8e nuit (horreur coréen – Netflix)
vu dans le cadre du challenge rattrapage de films
« Horreur » dans les deux sens du terme… Un gros flop pour moi. Je vous en ai donné les détails dans la rubrique cinéma de ce blog.

Emission
Harry Potter, retour à Poudlard 20 ans après
(divertissement – TF1)
Daniel Radcliffe, Rupert Grint et Emma Watson, accompagnés du réalisateur Chris Columbus et d’autres formidables acteurs des huit épisodes de HARRY POTTER reviennent pour la première fois à Poudlard pour fêter l’anniversaire du tout premier opus de la saga, HARRY POTTER À L’ÉCOLE DES SORCIERS . Cette émission spéciale revient sur les coulisses de la production et de la réalisation des films grâce à des entretiens inédits et des conversations avec les acteurs, conviant ainsi les fans à un périple féerique à travers l’une des sagas cinématographiques les plus populaires de tous les temps.

C’est le divertissement événement du mois enfin à la télé française. Un peu à la façon de l’émission de retrouvailles des Friends, on plonge ici dans l’envers du décor des films Harry Potter. Un moment plein d’émotions que tout fan appréciera.

Pour avril, je compte bien sur terminer mes séries en cours. A savoir 2 animés japonais (dont un choisit par mon fils) et une série coréenne. J’attends toujours la diffusion de 21-25 et Forecasting Love and Weather sur Netflix. J’ai repéré quelques nouveautés Disney+ en attendant. A voir selon mes humeurs et envies du moment.
Et vous, que regardez vous ?

All of us are dead

Série coréenne de 12 épisodes d’environ 60 minutes, diffusée en janvier 2022 sur Netflix
Genre et thèmes: drame, épouvante, suspens, école, harcèlement, zombies
A partir de 18 ans
Site officiel: https://www.netflix.com/fr/title/81237994

Dans une petite ville coréenne, le fils du professeur de sciences est sans cesse harcelé par la bande de voyous de l’école. Alors qu’il est acculé sur le toit, il en tombe. Mais contre toute attente, il ne meurt pas, se relève et casse la figure à ses harceleurs avant de s’enfuir.
Quelques jours plus tard, une élève se rend au laboratoire de sciences où elle se fait mordre par un hamster enragé. Découverte par le professeur, celui ci l’attache au radiateur. Alors que toute l’école s’inquiète de sa disparition, la jeune fille semble être contaminée par un virus la zombifiant. Rapidement celui-ci se propage dans l’établissement.

Le drama est une adaptation du webtoon du même nom de Ju Dong Geun.

Encore un drama coréen violent et avec des zombies, me direz vous. Il est certain que Netflix surfe sur l’engouement des adaptations de webtoon (horrifiques ou non) Et personnellement, cela ne me déplait pas. Je trouve qu’en règle générale, c’est un gage de qualité scénaristique.
Et All of us are dead ne déroge pas à la règle. Sous couvert d’horreur, on assiste une nouvelle fois à une critique de notre société vue à travers les yeux d’adolescents. Ceux-ci vivent déjà une période difficile, période où le corps se transforme et cela parfois de façon malaisante (comme cela s’exprime à travers les mutations zombies) Mais ils doivent également faire face à d’autres problèmes comme le harcèlement scolaire allant parfois jusqu’au viol. En effet, deux lycéens sont séquestrés par la bande de gros durs. La fille est déshabillée et le garçon doit filmer. S’en suivent chantages et humiliations.

Autre point de vue, celui des jeunes filles qui deviennent mère. Ce problème est plus difficile en Corée qu’en France car il n’y a aucune aide sociale pour la jeune mère, sans compter le poids du regard des autres. Une lycéenne accouche seule dans les toilettes de l’école et s’enfuit en pleine attaque zombie… Même si ce personnage secondaire pourrait être anecdotique (puisqu’on ne la voit que sur deux épisodes, si mes souvenirs sont bons), il mérite de pointer une réalité qui dérange… Avec une note d’espoir puisque malgré son jeune âge, la fille décide de ne pas abandonner son enfant et de le protéger autant que possible malgré s’être fait mordre.

Mais surtout la série fustige les adultes et leurs comportements vis à vis des adolescents: ils les considèrent encore comme des enfants. Ceci est visible notamment à travers les professeurs qui refusent de croire les accusations de harcèlement révélés apr les jeunes. L’un des enseignants allant même jusqu’à questionner une élève pour lui faire avouer ce qu’elle aurait fait qui justifierait d’être harcelée!

Même sans être méchant, les adultes ne pensent qu’à eux. La mère de Cheong San donne le nom de son fils à son restaurant de poulet, placardant même son visage sur les vitrines. Elle ne comprend pas la honte qu’il peut ressentir, car pour elle c’est une preuve d’amour. Ou encore les politiques qui prennent des décisions sans se soucier réellement du ressenti et des besoins des élèves survivants dans l’école. Ceci est verbalement exprimé à travers On Jo qui, à la fin de la série, lors de son audition par les autorités, dit clairement ne plus avoir confiance dans les adultes qui les ont abandonné à maintes reprises.

Les adolescents doivent s’organiser en une communauté pour se débrouiller par eux mêmes et réussir à survivre grâce à de belles valeurs telles que l’amour (de la famille, l’amour tout court…), l’amitié, le soutien mutuel.

Le webtoon original a été publié en Corée du Sud en 2009. C’est un peu loin de notre situation politicosanitaire actuelle, mais la série fait étrangement écho à nos préoccupations autour du virus, des expériences scientifiques qui peuvent être menées, ainsi que des répercussions politiques. Elle pose les questions suivantes: peut on sauver tout le monde? Faut il sauver la majorité ou bien une minorité? Est-il préférable de sauver la sagesse (les adultes) ou bien l’avenir (les adolescents/enfants)? Chaque adulte répond différement à ces questions, que ce soit l’armée, la député, les policers, les pompiers, le corps enseignant…

Cette série peut sembler plutot classique de part son sujet et son approche, mais personnellement je lui trouve de nombreux points positifs et originaux: tout d’abord, les personnages principaux sont tous interprétés par de jeunes talents à découvrir. (hormi Na Yeon, interprétée par Lee Yoo Mi, déjà vue dans Squid Game) Tous portent bien le film sur leurs épaules et, si on a bien sur nos préférences, ils sont tous talentueux. Mention spéciale à Park Solomon qui est désormais pressenti pour devenir le nouveau fils de Netflix, après Song Kang Elle est également originale par la variété de ses personnages, ainsi que le fait qu’elle n’est pas simpliste dans sa vision du monde. Ce n’est pas les méchants meurent et les bons survivent. Mais aussi car le spectateur sait dès le début d’où vient le virus. Ce qui donne une certaine crédibilité à l’histoire, d’autant plus que le virus évolue.

C’est donc une série que j’ai beaucoup appréciée et que je vous recommande, tout en vous avertissant de quelques scènes violentes (harcèlement, baston, morsures et zombies qui mangent les humains) Pour ma part, j’ai surtout trouvé l’introduction malaisante, entre la musique et les images de zombies filmés de façon drone.

A noter que la fin suppose une suite.