Mori Girl ~ La fille de la forêt

Quand on parle de mode japonaise en France, on pense souvent aux lolitas (qu’elles soient kawaii ou gothiques) voire les kimonos des geishas… mais certainement pas aux Mori Girl. En japonais, cela signifie ‘filles de la foret’.

Ce style datant pourtant de 2007, connait un réel succès depuis 2012. Il est né sur le réseau social japonais Mixi suite aux habitudes vestimentaires de la star Choco. Il s’inspire également du mouvement « Natural Kei » des années 70, issu de personnages tels que Sarah KayAnna of the Green Gables ou La Petite Maison dans la Prairie.

Il tire sa dominante de l’esprit de la forêt. Les couleurs sont représentatives de cette dernière (vert, marron, beige, crème, gris clair etc) et les matières utilisées sont généralement naturelles (coton, laine, fausse fourrure, cuir, patchwork, tricot, dentelle…) Le hand made est très apprécié. Les vêtements jouent la superposition, restent confortables et souvent amples. Pour le reste, les cheveux sont laissés libres ou nattés, le maquillage est nude et les ongles courts. Les chaussures ont la semelle plate, souvent le bout arrondi. Enfin niveaux accessoires, on privilégie les cache-oreilles, les multiples écharpes et châles, des grosses chaussettes ou des bas en laine .Cela donne un goût vintage , romantique et écologique.

C’est également un mode de vie : les mori girls ont une fascination pour la nature et la respectent, prennent le temps de vivre ou d’apprécier les petits plaisirs de l’existence. Elles aiment le calme et la campagne.

Ce style se subdivise en une multitude d’autres spécificités selon les sous catégories, comme par exemples les filles qui ne portent que de la laine, la modern mori girl (qui est plus féminine avec ornements tels que froufrous ou fleurs, et souvent des jupes plus courtes), le bohème (coloris plus vifs), les yama girls (un style plus montagnard ou randonneur)…
Un look qui peut paraître doux, confortable et très naturel, voire un peu rétro, avec une féminité douce elle aussi (qui n’est pas axé sur le sexy) mais bien présente. Certaines diront discrète. Tout le monde n’aime pas et certaines trouvent cette mode mémère, voire digne d’un sdf.
Pour la petite anecdote, le Mori Boy existe également mais il est assez rare.

Vous aimez ?

L’ao-dai

L’áo dài est au Vietnam ce que la qipao est à la Chine ou le hanbok à la Corée.

L’áo dài est une robe utilisée notamment comme uniforme des élèves et des étudiantes, des hôtesses de l’air, etc. Il est porté par la quasi-totalité des femmes lors des cérémonies officielles, des conférences, l’obtention du diplôme, les fêtes nationales ou encore des mariages. Les premières versions de l’áo dài remonteraient aux années 1700 et aurait été importé de Chine. Dans le passé, il a été porté par les hommes comme les femmes. De nos jours, les hommes vietnamiens ne le portent plus sauf à de rare exception comme le mariage.

L’áo dài est composé de deux pièces : une robe et un pantalon de soie le plus souvent blanc. La robe peut être unie et répondre à un certain code de couleur pour les uniformes (blanche pour les étudiantes, par le passé bordeaux, mais actuellement bleu-ciel ou jaune pour les hôtesses de la Vietnam Airlines, etc), mais peut également être multicolore, à motifs et être faite en différentes sortes de tissu.

La couleur est une indication de l’âge de la personne qui le porte. Anciennement, la couleur doré orné de dragons était réservé à l’empereur. Le pourpre pour les mandarins de haut rang et le bleu pour les rangs moins élevés. Le blanc signifie pureté et il est toujours porté par les jeunes filles. Seules les femmes mariées portent des couleurs vives. Traditionnellement pour les mariages, l’áo dài était de couleur rouge pour les femmes et bleu pour les hommes avec un couvre chef.

Les éléments qui constituent la base du costume sont : le pantalon taille haute, ample, souvent blanc, maintenu par une ceinture élastique cousue dans le haut ; et la tunique dont la partie supérieure, de coupe très près du corps, est composée d’un col mao et de manches longues. La fermeture se fait discrètement sur le côté par de petits boutons-pression. La partie inférieure, fendue sur les côtés jusqu’au-dessus du bassin, est faite de deux pans descendants jusqu’au-dessus des chevilles.

L’áo dài couvre tout le corps, sauf la tête, les mains et les pieds. Cependant, la fente de la tunique remonte, en général de 2 ou 3 centimètres plus haut que le pantalon, laissant ainsi un petit triangle de peau découvert de chaque côté du bassin, ouverture surnommée le « triangle de l’émotion »

On l’accessoirise souvent avec le chapeau conique traditionnel « Non la ». Il a une ossature en bambou et est recouverts de feuilles de latanier.

Comment porter un yukata ?

Yukata signifie vêtement de bain en japonais. Ils servaient traditionnellement de vêtements de nuit au Japon. Les auberges (appelées ryokan), hôtels ou maisons d’hôtes continuent à en proposer à leur clientèle. Souvent confondu avec son cousin d’hiver le kimono, c’est un vêtement de coton très léger que les Japonais ont l’habitude de porter en été lors des matsuri. (fêtes) Mais pas que, puisqu’il peut aussi être portée au quotidien comme à la sortie des onsen quelque soit la saison !

Comment enfiler un Yukata ?
Passez le yukata sur vos épaules et faites glisser vos bras à l’intérieur des manches. À la manière d’un peignoir, ramenez le côté droit à l’avant de votre corps. Rabattez ensuite le côté gauche. Enroulez ensuite la ceinture (obi) autour de votre taille et nouez-la pour empêcher l’ouverture du Yukata. C’est là la chose la plus compliquée car il faut que cela soit bien serré pour éviter que le yukata ne s’ouvre 😉 Les hommes font souvent tourner la ceinture et portent le nœud dans le dos. Les femmes quand à elles, mettent souvent le nœud de côté. Dans les Ryokan ou les hôtels, il n’y a pas vraiment de façon particulière pour le nouage de la ceinture. Soyez donc libres de le faire suivant votre confort.

Recommandations
Attention, ne croisez pas le côté droit du yukata au-dessus du côté gauche. C’est ainsi que les Japonais habillent traditionnellement les défunts. Gardez le haut du yukata bien fermé autour de votre cou et de votre poitrine. Évitez les mauvaises expositions face au vent, gardez le bas du yukata bien enveloppé. S’il y a du vent, gardez une main sur l’ouverture de votre yukata pour éviter les accidents.

Avec le Yukata
Lorsque l’on porte un Yukata, il faut normalement porter des sous-vêtements en coton et de couleur blanche (appelés Juban), avoir les pieds nus ornés de Geta (sandales en bois). Pour les femmes, il existe des sous-vêtements de yukata dédiés, connus sous le nom de hadajuban, qui peuvent également se présenter sous la forme d’une robe longue. Mais il n’est pas nécessaire d’acheter quelque chose de particulier : le plus simple est de porter un t-shirt à col en V de couleur claire et un short léger.

Traditionnellement, le yukata n’est pas porté avec des bijoux. Mais les petites boucles d’oreilles sont une façon subtile et de bon goût d’avoir du style. Certaines personnes aiment porter des broches, qui peuvent jouer un rôle pratique si votre yukata s’ouvre.
Cela vous donne envie ?

La qipao

Petit tour en Chine, avec la qipao,vêtement féminin d’origine mandchoue , qui a été modernisé et mis à la mode à Shanghai au début du XXesiècle sous le nom de changshan (qu’elle a gardé dans le sud de la Chine.)

Origine
Le terme qiren , gens des bannières, désignait pendant la dynastie Qing, les Mandchous. La qipao, de qi et pao, robe longue et ample, désignait le costume porté à l’origine exclusivement par les femmes mandchoues, de rigueur à la cour. Dans sa forme originelle il s’agissait d’un vêtement ne révélant rien des formes corporelles, convenant à toutes les silhouettes et tous les âges. C’est à Shanghai au début du XXe siècle qu’elle prit sa nouvelle forme près du corps. Se combinant facilement avec les manteaux, vestes et chandails de coupe occidentale, elle était en 1912 au début de la République de Chine le symbole de la Chinoise moderne.

Forme
Il s’agit d’une robe d’une seule pièce avec un col scindé (col Mao) qui descendait à l’origine jusqu’aux chevilles. Par la suite, les modèles de ville ont raccourci jusqu’en dessous du mollet. À partir de la fin du XXe siècle sont apparus dans les collections de prêt-à-porter pour les jeunes des modèles s’arrêtant au-dessus du genou. Les manches, longues au départ, ont très vite fait l’objet de diverses variations : courtes, absentes, ballon, etc. Le col, par contre, n’a pas changé. Les modèles les plus courants offrent une large fente aux niveau des cuisses, qui permet une plus grande liberté de mouvement, en dehors de son avantage esthétique. La robe est fermée en haut sur le devant, à l’aide de boutons chinois, et en général de nos jours par une fermeture à glissière sur le côté.

Symbole du capitalisme, la qipao a été interdite en Chine sous Mao Zedong, où les bleus de travail et les vestes molletonnées des classes paysannes et laborieuses étaient la tenue de rigueur. À Taïwan et Hong Kong, elle était devenue jusqu’à son retour récent dans les collections internationales l’apanage des femmes d’un certain âge ou des grandes occasions. Le matériau de choix pour une qipao est la soie, celle de Suzhou étant la plus réputée.
La qipao a été popularisée dans l’imaginaire occidental surtout par le cinéma shanghaien, où figuraient des actrices en vogue parées de ce vêtement mettant en valeur les courbes féminines. Plus récemment, le film In the Mood for Love a remis ce vêtement à la mode en Occident

Personnellement, j’adore ce type de robe, mais ça ne me va pas du tout morphologiquement (beaucoup trop de poitrine et un peu de ventre)

Jaybaek Couture

Lors de grands événements, les stars choisissent de porter des vêtements de marques prestigieuses telles que Dior, Vuitton et autres Saint Laurent. Mais connaissez vous Jaybaek Couture ?

le couturier JaeBaek

Ce nom ne vous dira sans doute rien. Jaebaek Couture est une maison coréenne. Elle a été propulsée sur le devant de la scène de la mode en 2019 grace au groupe de kpop BTS qui a choisi de porter leurs smokings durant la cérémonie des Grammy Awards. Ces tenues ont alors tapées dans l’’oeil de Vogue.
Le célèbre couturier Jay Baek a étudié la danse classique et le design. Il a également collaboré avec d’autres stars coréennes telles que les chanteurs de GOT7, EXO, SHINee et même des acteurs comme Hyun Bin (vu dans Memories of the Alhambra…), Park Seo Jun (vu dans Parasite) ou Kim Hye Soo (vue dans Hyena).

BTS

Il a créé sa maison de couture en 2012 et a travaillé avec de grands magazines tels que Bazaar, Cosmopolitan, Elle, Allure…

Ses collections revisitent les vêtements classiques qu’il mélange subtilement avec les tenues coréennes traditionnelles, tout en essayant de garder un souffle de modernité. Il fabrique plutot du sur mesure et aime rencontrer plusieurs fois ses clients pour créer un vêtement qui colle autant à son corps, ses mouvements que sa personnalité, incluant ses gouts et son comportement. Un véritable travail d’orfèvre.

Personnellement, j’ai craqué pour la tenue qu’il a confectionné pour l’actrice Park Min Young (vue dans City Hunter – voir photo ci dessous à gauche)
Jaybaek Couture est maintenant devenue incontournable en Corée. Ses tenues sont utilisées dans les dramas, magazines et aussi pour des événements spéciaux comme les remises de prix. La marque souhaite se tourner vers un plus large public en créant une ligne de prêt à porter.

Aimeriez vous porter une de leur pièce ?

La Hime Cut

Cet été, les tendances coiffures sont plutot rétro avec la coupe mulet ou celle à la Farrah Fawcett. Pour les autres qui, comme moi, n’aimeraient pas ces styles, reste la Hime Cut. Une coupe de cheveux inspirée des mangas.

« Hime » signifie princesse en japonais. À la période Heian (794-1185), les japonaises de la noblesse étaient nombreuses à porter cette coupe de cheveux.

Celle-ci peut se porter sur cheveux courts (pas trop) ou longs. Elle se compose d’une succession de dégradés francs comme suit : une frange, deux mèches de chaque coté du visage coupées façon carré ou de biais, puis le reste des cheveux formant la longueur de votre choix.

Si elle rappelle certains personnages de manga de notre enfance, souvenez vous que Cher l’avait également adoptée dans les années 70 ! Récemment, on l’a aperçue lors du défilé automne-hiver 2021 de Prada.

Qui veut une coupe de princesse ?

It’s Ok Not To Be Okay ~les looks de Ko Mun Young

It’s Ok Not To Be Ok est mon drama coup de coeur de l’année. Dans cette série coréenne, l’héroine principale, Ko Mun Young, est une écrivaine spécialisée dans les contes pour enfants. Atteinte de troubles de la personnalité, elle n’en a pas moins pour autant un grand goût pour la mode… un peu extravagante, mais toujours remarquable.


Au début du drama, Ko Mun Young porte des vêtements sombres, souvent noirs. Elle ressemble vraiment à une princesse gothique et se qualifie elle même de sorcière. Ce sont mes looks préférés, à la fois élégants et très féminins.
ko moon young
Au contact de Moon Kang Tae, sa personnalité va s’ouvrir. Cela se traduit également dans ses tenues vestimentaires qui deviennent blanches, puis se colorent peu à peu.
ko moon young
En faisant des recherches sur Internet, je me suis aperçue que ces tenues sont souvent signées par de grandes maisons de couture, voire de luxe comme Kenzo, Chanel ou Dolce & Gabbana. On retrouve notamment des pièces de Louis Vuitton. Cela ajoute du rêve à l’histoire mais les téléspectatrices ne sont pas prêtes de pouvoir copier ces looks !
ko moon young
Si l’univers de la mode vous intéresse vous avez sans aucun doute déjà entendu parler de Kim Minju puisqu’elle est nulle autre que la grande gagnante du reality show coréen du style « Next in Fashion », et depuis, sa réputation n’est plus à faire. En effet, elle a habillé, entre autre, les membres du groupe de kpop Red Velvet, mais également Seo Ye Ji pour certaines tenues dans ce drama.
ko moon young
Ces robes ne sont rien sans les superbes (et vertigineuses) chaussures, ainsi que les accessoires que l’actrice porte.
ko moon young
Je ne suis pas la seule à avoir apprécié ce côté fashion et de nombreux articles et autres vidéos circulent sur le net, si cela vous intéresse. Par exemple :

La broderie Sashiko

Le sashiko est une technique de broderie japonaise à la main, à la fois traditionnelle et minimaliste. En cette fin d’année, l’engouement des adeptes de DIY est à son comble.
broderie sashiko
Cette technique de broderie au point est apparue à l’ère Edo. Son nom signifie « petits points » en japonais. Utilisée pour renforcer ou raccommoder les vêtements des japonais ruraux, elle a pris peu à peu une fonction esthétique. Les motifs traditionnels sont souvent des formes géométriques et des végétaux.
Ce type de broderie se base sur la création de motifs placés ou superposés. Sur du lin ou du coton tissé, on effectue des points avants réguliers. La taille du point est de 2,5 à 5 mm maximum. Mais tous d’une même broderie ont la même taille afin de fournir harmonie et homogénéité. L’effet visuel final en dépend.
broderie sashiko
Elle ne nécessite que peu d’investissement même si les puristes achètent du matériel spécifique. Les fils à sashiko sont en coton spécialement tordus et denses, à l’aspect très mat. Autrefois, on utilisait du fil blanc sur fond de toile indigo, mais de nos jours tout type de couleur existe. Les aiguilles dédiées sont de grande taille à chas large afin de faciliter le passage des fils. On peut compléter cette panoplie par un dé en cuir pour pousser l’aiguille. Mais pas de tambour de broderie. On essaye d’utiliser un fil unique pour toute la broderie.
C’est une broderie simple et intuitive, mais elle requiert malgré tout un peu d’entraînement afin d’obtenir un résultat harmonieux. Des kits sashiko qui permettent ceci sont disponibles dans les boutiques de loisirs créatifs.
broderie sashiko