Un poulpe, une princesse et des secrets

Je n’ai hélas pas eu le temps de vous préparer une vidéo pour mes visionnages/lectures de novembre. Je m’excuse et vous présente celles de décembre.
J’ai terminé l’année avec des animés, à savoir la fin de Assassination Classroom, la saison 2 de Désenchantée et la première partie de Tokyo Ghoul.

Pas de film, mais une lecture coup de coeur : Cette Fille C’était Mon Frère.
Je reviens également en fin de vidéo sur ma lecture de l’Immeuble aux Secrets.

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[Chroniques Culturelles] Alice au pays des Sirènes

En septembre, je n’ai pas regardé de film. Aussi ma vidéo comporte deux parties :

D’un côté les séries que j’ai pu voir avec l’animé Assassination Classroom, le drama coréen Love Alarm, et la suite de Handmaid’s Tale.

J’ai lu pas mal de BD et manga : la BD française Bluebells Wood, les manhwa La Bicyclette Rouge, la réécriture de La Métamorphose, et les deux premiers tomes de My Home Hero. Mais surtout, je me suis plongée dans le thriller Dernière sortie pour Wonderland du belfortain Ghislain Gilberti.

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challenge blogtober

Psychic School Wars

psychic school wars
Film d’animation japonaise de 1h46, dont le titre original est Nerawareta Gakuen
Sorti le 19/10/2012
Genre : fantastique, mystère, romance, school life, sf
Studio d’animation : Sunrise
Site internet https://www.neragaku.com/
psychic school wars
Au lycée de Kamakura débarque un nouvel élève : Ryoichi Kyogoku. Ce garçon étrange est télépathe. A l’aide d’un sablier, il réussit à controler certains autres élèves et peu à peu, a la main mise sur l’école. Mais pour mener à bien sa mission confiée par son père, il devra éliminer Kenji Seki, un autre élève médium perpétuellement en retard, un peu gauche, amoureux de la surfeuse Kaori, et toujours talonné par sa voisine.


Le film Nerawareta Gakuen est une adaptation anime du roman éponyme écrit par Mayumura Taku, paru en 1973.
En lisant le résumé, je m’attendais à un animé très SF, avec pas mal de baston et d’action. Bien qu’il parle de pouvoirs psychiques et de voyages dans le temps,c’est tout le contraire. D’abord, le tempo est ralenti. Les scènes d’action sont plutot limitées, notamment lors de l’utilisation du sablier magique, ou lorsque Seki dévale la route sur son vélo comme il est en retard pour les cours.
Sunrise nous dévoile un univers très onirique d’une beauté à couper le souffle. On en prend plein les yeux. Les couleurs sont superbes, les décors poétiques. Les ruelles du Japon sont une invitation au voyage. Les pétales de cerisier tombent pendant la plupart du film, et sont remplacés parfois par la pluie. De nombreux halos de couleur sont dessinés par le soleil. On se perd dans les iridescences des bulles de savon, les éclats du sablier, les vagues de la mer ou le soleil qui filtre par des vitraux. Le rêve en couleur est encore plus poussé lorsqu’on plonge dans le mélange de rêve-souvenirs des adolescents.
Toute cette beauté contrastant avec la difficulté que ces derniers ont à exprimer leurs sentiments, que ce soit les premiers émois d’un amour non partagé, le manque d’un être cher disparu… Le fil conducteur de l’animé étant la communication, verbale ou non, entre les cœurs et les ames.
Ce qui en fait une histoire un peu compliquée. Sans vouloir spoiler, la révélation de la venue de Ryoichi, laisse plusieurs pistes ouvertes que chacun peut interpréter avec son propre ressenti. Malgré tout, c’est un film d’animation qui m’a retournée par sa beauté, sa profondeur, mais aussi sa légèreté. Régulièrement, Seki nous fait rire avec son côté gauche qui lui vaut le surnom de « braguette magique ».
Destiné aux ados, j’invite tout le monde à la découverte et l’émerveillement.
psychic school wars

Sekai-ichi Hatsukoi

Disclaimer :
Cet article va traiter d’amour homosexuel. Si ce sujet vous dérange, merci de ne pas lire cet article.
De même, je ne tolérerai aucun commentaire homophobe ou à caractère négatif sur cette orientation sexuelle. Je vous rappelle que le blog est modéré et que des plaintes peuvent être déposées selon vos propos. Merci de rester correct.

personnages sekaiichi hatsukoi

Série animée japonaise de deux saisons de chacune 12 épisodes de 24 mn diffusée au Japon du 09/04/2011 au 25/06/2011 et actuellement sur Netflix France
Tirée du manga éponyme
Genres : Comédie, romance, shonen ai, yaoi
A partir de 13 ans

personnages sekaiichi hatsukoi
Onodera Ritsu a toujours aimé la littérature et a rejoint avec plaisir la maison d’édition de son père. Ses collègues sont jaloux de sa réussite et le traitent de pistonné. C’est pourquoi il quitte ce poste et se retrouve transféré au département des mangas pour filles (shojo) Il y fait la rencontre du « Club des Jeunes filles« , surnom des employés de ce département. Ce dernier est dirigé par Takano Masamune, un éditeur exigeant et impitoyable. Onodera est d’autant plus choqué que ce directeur est son premier amour au lycée. Il se retrouve alors rapidement dans des situations embarrassantes et cocasses.
sekaiichi hatsukoi

Mon avis :
Le scénario est un mélange d’humour (Onodera est vraiment du genre à n’avoir pas de chance) et de romantisme. Par ailleurs, l’univers de l’édition et du manga y est plutot bien dépeint (même si je n’ai jamais travaillé dans ce milieu, cela correspond à l’idée que je m’en fait) et cela reste très intéressant de découvrir tout le background éditorial de publication des mangas.
Cet animé se concentre essentiellement sur plusieurs couples de beaux garçons homosexuels mais pour ma part, j’ai rapidement dépassé ce stade et je n’y ai vu que l’expression de sentiments. En effet, les scènes sont soft, même s’il est suggéré que les personnages ont des relations intimes, aucune scène de sexe n’est montrée. Les seules images qu’on peut voir ce sont des baisers (Je sais que cela peut choquer certains mais ce n’est pas mon cas).
Le charadesign est vraiment plaisant. Les garçons sont très agréables à regarder et les décors réalistes. Je pense qu’il reste malgré tout facile pour une fille de s’identifier à certains personnages, tout du moins sentimentalement. Les sentiments ressentis restent les mêmes indépendamment du sexe.
J’ai trouvé cet animé rafraichissant et divertissant même s’il repose sur des questions existentielles sur l’amour : la solitude, l’expression de ses propres sentiments, la pression sociale face au mariage… Par contre, tout ce qui concerne les problèmes d’homosexualité est plutot édulcoré. Si certains héros se posent parfois la question de la ‘normalité’ d’une relation entre hommes, ce sujet n’est pas creusé et rapidement ils acceptent cette préférence. D’ailleurs cela paraît presque normal car tous les garçons semblent gay dans cet animé et le peu de femmes qu’on y voit sont soit étudiantes soit mariées. (ou alors des mangakas qui sont mariées à leur travail) De même, les héros n’hésitent pas à s’embrasser dans des lieux publics ; même si certains sont gênés, cela est plus du au fait de se faire embrasser dans le train ou la rue plutot que par un garçon. Mais je pense que le but de cet animé n’est pas de parler de coming out mais de sentiments au sens universel du terme.

Gangsta de Kohske

nicolas warwick gangsta

Synopsis:
La ville d’Ergastulum est controlée par la mafia. Sous l’enseigne «  services en tous genres  », Nicolas et Warwick y effectuent toutes sortes de basses œuvres. Ils sont respectés par les dirigeants des différents clans. Ce duo étrange détonne par leurs personnalités opposées. Nick est un japonais agile, taciturne et sourd, alors que Warwick est un vantard qui fait le gigolo à ses heures. Nicolas est un crépusculaire, un humain avec des capacités physiques supérieures. Tandis que la ville est le théatre de violences quotidiennes et abrite le trafic d’une drogue mystérieuse, ils recueillent Alex, une prostituée poursuivie par la pègre, et en font leur secrétaire.
La police découvre un amas de corps mutilé dans un entrepot. Comme les victimes ont été découpées au sabre japonais, les autorités se tournent vers Nick et Warwick. Afin de s’innocenter, ils mènent l’enquete.

nic gangsta
Mon avis:
Gangsta
était le titre phare du magazine @Bunch où sont publiés Btooom! ou Woodstock par exemple. C’est un manga assez violent qui aborde des sujets sensibles tels que la corruption, la drogue, la prostitution (male ou femelle), mais aussi le handicap, la différence. L’auteur arrive malgré tout à y ajouter une bonne dose d’humour avec les facéties de Warwick, ce qui a le don d’alléger l’atmosphère.
Un manga très sombre et musclé qui fait la part belle à l’action et aux combats au corps à corps. Les amateurs de ce genre d’ambiance seront ravis et adoreront sans doute ce duo aussi amusant que cognant. Le dessin nerveux et assez anguleux au niveau des personnages colle parfaitement au style du manga. Il est lui aussi particulier  : une certaine disproportion dans les bras et les mains, des visages anguleux qui n’ont rien de lisses…
Le premier tome plante le décor et dépeint les personnages. Le tempo pourrait etre lent, mais il laisse le lecteur s’habituer à cet univers.
Un seinen résolument moderne et prometteur, bien accueilli par les lecteurs fan du genre.
personnages principaux gangsta
Informations:
Gangsta de Kohske – Editions Glénat– 2014 – 194 pages – noir et blanc – sens de lecture japonaise – 7,60 euros chaque volume

Il a également été adapté en animé: