Journal de visionnages ~Septembre 2021

En Septembre, j’ai repris les challenges, dont le Pumpkin Autumn Challenge qui inclus littérature et cinéma. De ce fait, je préfère scinder mon article récap habituel en deux, histoire de ne pas trop vous lasser. Aujourd’hui, nous commençons avec le cinéma et les séries.

Visionnages films :

Jamie (comédie musicale américaine- Amazon Prime- Coup de coeur)
Jamie New, un adolescent de 16 ans, a du mal à trouver sa place et notamment au lycée de Sheffield. Alors que son entourage le presse de trouver un métier « convenable », lui a bien d’autres rêves en tête, celui de faire une carrière de drag queen. Même s’il ignore à quoi ressemblera son avenir, une chose est sûre  pour lui, il est déterminé à impressionner le monde dans lequel il évolue. Sa mère est un soutien pour lui comme son amie musulmane. Grâce à sa force personnelle, il va vouloir vaincre les préjugés, tout en bravant les moqueries et l’intimidation, et ne pas céder aux tentatives d’agressions. Son but ultime étant d’entrer dans la lumière !

Adapté d’une comédie musicale qui connaît un succès planétaire ces dernières années, ce film est aussi tiré d’une histoire vraie. J’avais très envie de le découvrir et je n’ai pas été déçue. Les interprétations sont bonnes, que ce soit au niveau narratif, des chorégraphies comme les parties chantées (originales). De nombreux sujets touchants les adolescents sont abordés et notamment la discrimination, l’identité sexuelle ou religieuse, le divorce des parents,… J’ai donc passé un très bon moment et je le recommande à qui aime les comédies musicales.

Big Fish (film américain – Amazon Prime)
L’histoire à la fois drôle et poignante d’Edward Bloom, un père débordant d’imagination, et de son fils William. Ce dernier retourne au domicile familial pour être au chevet de son père, atteint d’un cancer. L’aventure débute lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant.

Je poursuis mon exploration de la filmographie de Tim Burton. J’aime beaucoup l’acteur Ewan Mc Gregor en général et là encore j’apprécie sa prestation. Ce drame est décalé, un tantinet étrange. Il est raconté à la manière d’un conte. Il m’a fait penser aux opus d’Alice au pays des merveilles que Burton a réalisé. Une fois encore, le thème aborde les conflits familiaux avec un père qui étouffe son fils par sa personnalité spéciale. L’enfant veut être différent de lui et ne se réalise qu’à la mort de son père, en acceptant leurs différences comme leurs similitudes. J’ai bien aimé ce film mais il ne fait pas partie de mes favoris du réalisateur. Sans doute qu’il est un peu trop « lumineux » à mon goût.

Cendrillon (comédie musicale américaine – Amazon Prime)
Cendrillon vit avec sa belle mère et ses deux sœurs. Ces dernières rêvent de faire un bon mariage et renflouer la fortune familiale. Alors qu’un noble convoite plutot Cendrillon, celle-ci préférerait devenir styliste. Mais à cette époque, impossible pour une femme d’être marchande sur un étal du marché. Parallèlement, le roi des lieux souhaite marier son fils rapidement et assurer sa succession. Mais le Prince fêtard ne l’entend pas de cette oreille.

Un remake du conte que nous connaissons tous, façon comédie musicale et transposition de thèmes modernes. Pour moi, c’est un gros bof. Je ne connais pas Camilla Cabelo (shame on me apparemment?) et même si elle chante bien, je m’attendais à une autre dimension du féminisme promis. C’est plutot plat, effleuré… La marraine la fée homme gay insupportable ou le crieur noir faisant ses annonces version rap, c’est too much pour moi. Je n’ai pas non plus adhéré aux reprises musicales comme  « Somebody to Love » (Queen) ou « Rhythm Nation » (Janet Jackson). On nous vend de l’original alors qu’il y a tromperie sur la marchandise. Seul point positif,c ‘est la première fois que j’apprécie Pierce Brosnan dans un rôle !

Nightbooks/ Les Pages de l’Angoisse (film jeunesse américain – Netflix)
Alex est un garçon, écrivain amateur d’histoires effrayantes. Rejeté pour ses gouts, il décide de bruler ses manuscrits. Il se fait emprisonner par une sorcière maléfique dans son appartement new-yorkais. Il y rencontre Yasmin. Elle lui apprend qu’il doit raconter une nouvelle histoire effrayante chaque nuit pour rester en vie

Ce film est tiré du livre jeunesse « Otage de la nuit » dont je vous avais déjà parlé dans cette rubrique. L’ayant apprécié, j’ai voulu voir sa version live et je n’ai pas été déçue. Fidèle au roman, ce film jeunesse ne tombe pas dans le cliché cucul. Même s’il prend quelques raccourcis par rapport au livre, il est diablement efficace pour les enfants et les adultes aussi ! Les monstres dans la serre et la découverte de la sorcière dans la maison de pain d ‘épice sont diablement effrayant. Une réécriture d’Hansel et Gretel réussie. Je vous le recommande pour un halloween en famille.

Les chroniques de Spiderwick (film jeunesse américain – Netflix)
Après son divorce, Helen Grace a dû quitter New York avec ses jumeaux, Jared et Simon, et sa fille, Mallory, pour trouver refuge dans l’ancienne résidence de son grand-oncle, l’éminent naturaliste Arthur Spiderwick. Une nouvelle vie commence pour les Grace dans cette bâtisse isolée, un rien sinistre, où les trois enfants ne tardent pas à faire d’étranges rencontres. Après avoir mis à jour la cachette d’un espiègle farfadet, Jared découvre au grenier un somptueux ouvrage, rédigé par Arthur Spiderwick. Bravant les avertissements solennels de son ancêtre, Jared ouvre le précieux livre, qui lui dévoile un univers merveilleux, peuplé de gobelins, de fées, de trolls, de sylphes délicats, d’oiseaux exotiques et de porcins voraces. Mais un ogre maléfique du nom de Mulgarath hante aussi ce Monde Invisible qu’il souhaite contrôler. Pour cela, il doit s’emparer du Guide. Prêt à tout pour parvenir à ses fins, le rusé Mulgarath tend un piège diabolique aux trois enfants, puis se lance avec sa meute hurlante à l’assaut de la Résidence…

Un autre film tiré d’une série de cinq romans jeunesse. Il date de 2008, mais j’avoue ne pas l’avoir encore vu jusqu’alors. Une très belle découverte. J’ai vite été hapée par cet univers à la fois magique et angoissant. Les jeunes acteurs sont très bons et les effets spéciaux réussis. Cela m’a donné envie de lire la série complète (mais ce sera pour plus tard!) Je vous le recommande également pour un moment fantastique en famille.

Visionnages séries :
Castlevania Saisons 1, 2 et 3 (série animée américaine – Netflix)

Après que l’humaine Lisa Tepes ait été accusée de sorcellerie puis condamnée au bûcher, son époux Dracula décide de se venger en exterminant la totalité de l’espèce humaine. Il est contré dans son action par Trevor Belmont, un humain chasseur de vampires, Sypha Belnades, une magicienne, et Adrian Alucard Tepes, son fils mi-humain mi-vampire

En fan de vampires, je n’ai pas hésité à me lancer dans cette série animée pour adultes basée sur les jeux vidéos éponyme. Etant une bille aux jeux vidéos, je ne les ai pas testé, mais mes sources m’indiquent que les 4 saisons s’inspirent essentiellement du troisième opus. Si les dessins ont parfois quelques défauts, c’est globalement une très bonne série. L’animation est bonne, les effets 3D bien intégrés et les doublages (je regarde en anglais) très bons. Le scénario est palpitant mais s’adresse à un public adulte : les scènes de violences sont nombreuses (bagarres, torture, décapitation et j’en passe) avec également quelques scènes de sexe dans la troisième saison. Elle secouera les plus religieux parmi nous avec sa critique, notamment des chrétiens, et n’hésite pas à montrer un christ renversé dans un prieuré ou des religieux fanatiques crucifiant un monstre. On est bien loin de Twilight;) Il me reste une saison à regarder, soit une dizaine d’épisodes. Ce sera pour octobre.

Mais aussi :
Cliquez pour accéder aux fiches

Nevertheless (drame coréen – Netflix)
Une série romantique mais originale qui a suscité amour comme dédain. Je vous en ai rédigé une fiche complète.

Move to heaven (drame coréen – Netflix – Coup de coeur)
Mon coup de coeur série de l’année (rien que ça) Je vous invite à lire sa fiche

Toutes les œuvres présentées dans cet article ont été visionnées dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, sauf pour Big Fish.

Les Deux Van Gogh de Hozumi

Vincent Van Gogh est né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert, un petit village de Hollande. Fils d’un pasteur protestant, il fut baigné dès son plus jeune âge dans la religion. Son tempérament agité lui pose quelques difficultés pour se faire des amis. En 1857 naît son frère Théodorus dit Théo, qui devient son plus grand ami et confident. Ils ont une longue correspondance et Théo apporte à maintes reprises une aide financière à son frère.

couverture les deux van gogh

Stooooooop ! Oubliez tout ce que vous savez sur ce grand peintre et ouvrez ce one shot.

Théodore Van Gogh est l’un des meilleurs marchands d’art de Paris. Très intelligent, il rêve de démocratiser la peinture. Et pour cela, il souhaite utiliser, entre autres, son frère ainé, Vincent, qui a un talent fou. Bien entendu, les grands noms de la capitale ne le voient pas de cet œil et font tout pour l’en empêcher. Tout, jusqu’à kidnapper Vincent, le peintre un peu simple d’esprit.

Après avoir parcouru le monde pour le peindre, Vincent Van Gogh s’apprête à revenir à Paris pour sa première exposition orchestrée par Théo. Mais en chemin, il est témoin d’un meurtre et se fait assassiner. Théo ne l’entend pas de cette oreille et décide de faire passer son frère à la postérité, même s’il faut pour cela réinventer sa vie et simuler sa propre mort.

planches les deux van gogh

Hozumi nous offre ici une biographie romancée inspirée de faits réels. Il réussit à nous faire douter de ce qu’on sait réellement du peintre maudit. Un scénario bien ficelé avec des personnages attachants, un coup de crayon magnifique. On y retrouve plusieurs œuvres originales de l’époque. Un tome à découvrir absolument.

A noter: ce manga a connu une adaptation en comédie musicale au Japon en 2017. (visuel ci dessous)

comédie musicale les deux van gogh

Informations supplémentaires:
Les deux Van Gogh de Hozumi – Edition Glénat– mars 2015- noir et blanc, – sens de lecture japonais – 384 pages – 10,75 euros