[TAG] Le drama qui…

Pour ses 3 ans de blog, Child Of Ghibli a proposé un tag concernant les dramas. J’ai trouvé les questions amusantes et j’ai souhaité y répondre ici. Bien sur, mes réponses concernent les séries asiatiques. Mais si vous souhaitez le reprendre avec des séries occidentales, pourquoi pas. N’hésitez pas à me donner l’adresse de votre publication en commentaire pour que je vienne vous lire, ou à répondre directement dans les commentaires ci dessous.
Le drama (qui/que) …

Pour information, vous pouvez cliquer sur les titres de kdramas pour accéder à leur fiche technique comprenant aussi mon avis.

1 – Si tu ne devais regarder que celui-ci en boucle ? (Sous entendu : s’il était le seul à exister et que je devais le regarder jusqu’à ma mort)
Question difficile… Avec le temps et la diversification de l’offre, j’ai toujours envie de nouveauté. Mon coeur balance entre « Secret Garden » et « Goblin ». J’ai régulièrement envie de les regarder à nouveau.

2 – T’as fait le plus rire ?
Je regarde peu de comédies pures. Peut-être que je citerai encore « Secret Garden » ici aussi. La performance d’acteur de Hyun Bin est hilarante.

3 – T’as fait le plus pleurer ?
Plus le temps passe, plus j’ai la larme facile. Ce qui reste ennuyeux… Dernièrement, j’ai beaucoup pleuré lors de l’épisode de « Tomorrow » avec un petit chien qui s’enfuit de chez son maître pour ne pas qu’il le voit mourir de sa maladie. Cela m’a énormément touchée car j’avais perdu mon chat (de maladie également) peu de temps avant. C’est un sujet qui me rend encore très sensible plus de quatre mois après.

4 – Tu as le plus détesté ?
Je ne me souviens pas avoir détesté un drama. J’essaye de ne pas me tromper en les sélectionnant, d’autant plus que j’ai une wishlist interminable.

5 – Tu as regardé en premier ?
Mon tout premier drama fut « Boys over Flowers », sur recommandation d’une fille avec qui je coécrivais des articles pour un webzine.

6 – Tu n’as jamais fini ?
« Midas » est un drama romantique d’affaires sorti en 2011 en Corée. J’avoue avoir commencé à le regarder pour la présence de l’acteur No Min Woo. Mais je me suis vite perdue dans l’inaction et les dialogues endormants sur les entreprises et leurs enjeux économiques.
J’ai également abandonné « Stranger from hell » plus récemment.

7 – Tu as aimé contre toute attente ?
J’ai récemment regardé « Money Heist » par curiosité. Car je n’étais pas du tout emballée par la version espagnole. Je n’attendais donc pas grand-chose de la version coréenne. Et finalement, j’ai adoré au point qu’il me tarde la suite !

8 – Dans lequel tu aimerais vivre, si tu le pouvais ?
Je regarde beaucoup de séries fantastiques ou historiques. Je dois donc choisir entre des mondes peuplés de monstres divers et variés (jusqu’aux zombies!) ou bien dirigés par des complots politiques…. Soit je peux détourner la question en choisissant la maison de kdrama dans laquelle j’aimerais vivre, ce serait le manoir de « It’s ok not to be ok« . Tout à fait le genre de grande bâtisse isolée qui me fait rêver….

9 – Tu as regardé le plus de fois ?
J’hésite entre « Boys over Flowers » et « Secret Garden ». ce sont les deux premiers dramas que j’ai regardé et depuis j’ai eu le loisir de les revoir.

10 – A la fin la plus décevante ?
Sans hésitation « Arthdal Chronicles » qui se termine vraiment en eau de boudin. C’est affreux de laisser les spectateurs sur une telle faim ! (et je n’ai pas fait de faute d’orthographe) Des rumeurs parlent d’une saison 2 mais sans les acteurs principaux… Ce qui me déçoit également.

11 – Tout le monde a aimé sauf toi ?
Encore une fois sans hésitation « The School Nurse Files ». Beaucoup ont apprécié son humour à sa sortie. Pour ma part, ce fut un drama à oublier…

12 – Tu as le plus hâte de regarder ?
Actuellement, je regarde (au moment où j’écris ces lignes) « Alchemy of Souls ». Je n’ai vu que le début, mais j’aime beaucoup l’univers. J’ai hate de voir la suite, sachant que Netflix ne sort que deux épisodes par semaine. De ce fait je ne peux pas bindgewatcher comme je le fais souvent. C’est un peu frustrant.

A vos claviers !

Money Heist Korea

Série coréenne de 6 épisodes de 70 minutes chacun diffusée au printemps 2022 sur Netflix
Genre et thèmes : suspens, thriller, crime, politique, vengeance
A partir de 18 ans
Site web officiel : Lien / Lien 2

La frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord s’apprête à disparaître. Cette réunification va malheureusement privilégier les plus riches. Dans ce nouveau pays où les plus pauvres se retrouvent lésés, un homme se faisant appeler Le Professeur souhaite rééquilibrer les choses. Grâce à l’aide de voleurs venant du Nord et du Sud, il est bien décidé à réaliser le plus gros casse de l’histoire. Pour cela, il fait le choix de s’attaquer à la Maison de la Monnaie, pour voler la monnaie unique fraîchement imprimée.

Cette série est l’adaptation de la fameuse série espagnole La Casa de Papel.
Cet article ne fera pas le parallèle entre les deux séries, puisque je n’ai pas vu la version originale. Les quelques critiques que j’ai pu lire sur le net disent que les scénarios sont très très proches, seul le contexte politique étant différent et qu’il y a moins de scènes de sexe dans la version coréenne (Et personnellement, je trouve qu’il y en a déjà bien assez!)

Elle est racontée à la première personne par Tokyo, une jeune femme soldat nord coréenne qui profite de la réunification pour se rendre au sud afin d’assister à un concert de son groupe de kpop préféré, les BTS. Pour information, dans notre réalité, la Corée du Nord interdit à ses résidents de bénéficier de la culture du Sud, et tout particulièrement de la kpop et les kdramas. En décembre 2020, le leader nord-coréen a mis en place de nouvelles lois entravant la culture sud-coréenne sur le sol nord-coréen. Ses habitants risquent entre 5 et 15 ans de camp de travail s’ils regardent ou possèdent de tels divertissements. Pire pour ceux qui la distribuent, ce serait la peine de mort. La folie ne s’arrête pas là, même les personnes qui « chantent, parlent, ou écrivent dans le style sud-coréen » pourraient connaître une sentence de deux ans en camp de travail.

Pour revenir à notre série, elle bénéficie d’un casting prestigieux qui suscite l’intérêt. Le Professeur est incarné par Yu Ji Tae, un célèbre acteur-réalisateur-scénariste-producteur. A ses côtés, on retrouve par exemple Park Hae Su (le méchant de Squid Game) sous les traits de Berlin, la grandiose Jun Jong So (la méchante de The Call, ou la folle de Burning) en Tokyo, Lee Hyun Woo (vu dans The Scholar who walks the Night) en Rio,… Face à eux se trouvent Kim Sung Oh (vu dans Secret Garden ou encore A Korean Odyssey) en tant que chef des négociateurs nord coréens, ou encore Kim Yun Jin pour le sud. Pour ne citer qu’eux.

Cette série est pleine d’action et de rebondissements. Elle dénonce la violence et la pauvreté engendrées et banalisées par notre société de consommation. C’est un thème récurrent dans les dramas. Son approche est intéressante grâce aux nombreux retournement s de situation : le spectateur ne sait plus qui est bon ou mauvais, qui a raison ou tord, ni qui doit gagner. Les personnages sont attachants. Il y a peu d’effets spéciaux, pas très nécessaires pour le genre.
La série est courte avec seulement six épisodes. La fin est très frustrante car elle s’arrête sur un climax qui met vraiment le spectateur en appétit. Six épisodes supplémentaires ont été tournés mais Netflix n’a pas encore dévoilé la date de diffusion. Espérons qu’elle ne se fera pas trop attendre.

Une série au succès certain et mérité.

Avez vous vu Money Heist Korea ? Ou bien la version espagnole ?

The Sound Of Magic

Série coréenne de 6 épisodes de 70 mn chacun diffusée en mai 2022 sur Netflix.
Genre et thèmes : drame, psychologie, school life, magie

Yun Ai est une lycéenne vivant avec sa petite sœur. Elles ont été abandonnées par leur mère, et leur père s’est enfui pour éviter de payer ses dettes. Pour subvenir à leurs besoins, elle accumule plusieurs petits boulots. Un jour, à peine sortie du travail, son argent se met soudainement à s’envoler. En essayant de le rattraper, elle se retrouve dans un parc d’attractions abandonné sans s’en rendre compte. Elle y fait la rencontre d’un magicien surnommé Lee Eul, une légende urbaine réputée assassiner les jeunes filles.

Une série courte inspirée du webtoon Annarasumanara de Ha il Kwon (Disponible sur Naver)
Elle peut surprendre par son originalité : elle mêle série classique avec des scènes façon comédie musicale, chantées voire même dansées. Cela rajoute un petit coté surréel et magique à l’histoire.

Le scénario est très plaisant, plein d’onirisme. Les acteurs sont bons, que ce soit pour les scènes classiques ou chantées. Les décors sont sympas. J’ai bien aimé la scène désaffectée où vit Lee Eul, avec son petit cachet rétro et insalubre. Les effets spéciaux sont plutot réussis et ne donnent pas dans la surenchère.
C’est une ode à la liberté qui invite chacun à choisir sa vie en dehors des différentes contraintes (que ce soit parentales, sociales, sociétales ou simplement les convenances). Chacun a le droit de rêver et tout faire pour atteindre ce but. Pour cela, il faut ne pas grandir trop vite, car seuls les enfants semblent avoir une âme suffisamment pure pour garder leurs rêves dans leurs coeurs.

C’est également une critique de la société qui écrase les jeunes par ses convenances, les empêchant d’être eux mêmes. Mais aussi par de nombreuses rumeurs, souvent infondées.

Une série pleine de poésie, rafraîchissante et originale.

Et vous, croyez vous en la magie ? Annarasumanara !

Hellbound

Série coréenne de 6 épisodes de 50 mn chacun, diffusée en novembre 2021 sur Netflix
Genre et thèmes : drame, fantastique, horreur, mystère, thriller, religion, secte
A partir de 16 ans

Dans un futur proche, un homme est sauvagement assassiné par un trio de monstres en sortant d’un café de Séoul. Face à cet évènement effrayant, une secte, la Nouvelle Vérité, menée par le charismatique et mystérieux Jeong Jin Su, interprète ce phénomène comme un signe de Dieu. Les pécheurs reçoivent la visite d’un ange leur annonçant le jour de leur mort puis s’en suit une démonstration à l’heure prévue. Trois créatures frappent à mort la personne désignée avant d’envoyer son âme en Enfer et de calciner le corps. Si une grande majorité de la population se laisse convaincre par ces idées, plusieurs personnes, dont des policiers et l’avocate Min Hye Jin, tentent de fustiger cette vision des choses… Mais c’est sans compter la branche extrémiste la Pointe de Flèche, touchant le public via les réseaux sociaux. Elle s’organise et use de violence pour découvrir les péchés des condamnés, les afficher au grand public et se débarrasser des personnes refusant la volonté de Dieu.

Ce drama est basé sur le webtoon Hellbound de Yeon Sang Ho (disponible en France chez Kbooks) A noter que ce nom ne vous est sans doute pas inconnu puisqu’il s’agit du réalisateur de Dernier train pour Busan. (que j’ai adoré et vu à plusieurs reprises)

Cette série démarre sur les chapeaux de roue avec presque d’entrée une scène très violente. Ceci ne sera pas du goût de tous mais retiendra l’attention. C’est la scène la plus violente du kdrama à mon goût. Peut être est ce pour cela que certains l’ont trouvé raté car ils s’attendaient à ce type d’exécutions tout du long ? De plus, les comparaisons avec Squid Game ont été plusieurs fois abordées dans les avis des internautes et personnellement, je trouve qu’il n’y a pas lieu. Ces deux séries n’ont pas du tout le même fond.

Cette série plutot courte se déroule en deux parties. Les trois premiers épisodes plantent le décor et expliquent les premiers événements à travers les yeux de la Nouvelle Vérité, son mentor, ses fidèles et le reste de la population coréenne. Les trois suivants se déroulent quatre ans plus tard, une fois que la Nouvelle Vérité a établi son ordre, vision adoptée par la majorité du pays.

J’avoue avoir préféré la première partie, même si le retournement de situation dans la seconde apporte un nouvel éclairage et un regain d’intéret pour le scénario. D’ailleurs, le dernier épisode se termine sur un nouveau mystère. On ne sait rien de qui sont ces personnages étranges qui viennent annoncer la mort ou la donner. Mais de nouvelles questions arrivent et présagent une nouvelle saison à venir.

J’espère qu’ils aborderont alors la question du reste du monde. Car je suis curieuse de savoir si ces phénomènes se limitent à la Corée et s’ils sont perçus de la même façon dans d’autres pays.

Côté acteurs, je les ai trouvé convaincants. J’ai lu pas mal de critiques négatives sur ce drama à ce sujet et je ne comprends pas vraiment. Même s’il n’y a pas de jeu qui sorte du lot, chacun fait sa part de boulot. J’avoue que le leader de la Pointe de la Flèche est très agaçant, mais ce personnage est sans doute très représentatif de certains streamers avides de gloire.

Seul bémol, c’est que tout va très vite : les personnages décèdent rapidement ou disparaissent. Il est un peu difficile de s’attacher à eux et j’aurais vraiment aimé en savoir plus sur certains, comme par exemple quels sont les péchés qui ont condamnés la première femme incriminée. J’ai aussi beaucoup apprécié le personnage de Jeong Jin Su et j’aurais aimé le voir plus présent… Le seul personnage conducteur semble être l’avocate Min Hye Jin. J’ai hate de voir ce qu’il va advenir d’elle dans la prochaine saison.

Quant aux effets spéciaux, je les ai plutot appréciés eux aussi. Les créatures qui donnent la mort ressemblent un peu à Hulk, mais avec une peau calcinée (comme du goudron) Des vapeurs s’échappent de leur corps. Certes, ils ne sont pas beaux, mais pas mal faits. Je pense qu’ils incarnent bien le côté sombre et immatériel du bras vengeur de Dieu, ainsi que l’aspect infernal. Ils font très primitifs.
Les « anges » sont un peu moins réussis à mon goût. Si les catholiques les représentent comme des êtres de lumière, ailés et beaux, ici c’est le contraire. Ils sont avant tout un visage gris aux traits tendus et déformés. (Cela m’a fait penser à la pochette de l’album « Music for the jilted generation » du groupe Prodigy pour ceux qui connaissent) Pas très engageant… Mais cela reste acceptable.
Par contre, je n’ai pas aimé la modélisation du bébé dans la seconde partie. On voit clairement que ce sont des images de synthèse et il n’est pas beau du tout… Je chipote peut être, même si je peux comprendre qu’il est difficile de tourner avec un vrai bébé, notamment pour les scènes d’action. Mais j’aurais aimé plus de réalisme sur les plans rapprochés, au moins pour s’attacher à l’enfant.

De manière plus générale, cette série est une nouvelle fois une critique de la société coréenne, mais aussi du pouvoir des religions. A savoir que la Corée est un pays encore très traditionnel malgré qu’il soit en plein boom évolutif ces dernières années. Ainsi, les péchés sont tous mis sur un pied d’égalité et les pêcheurs sont punis de mort, qu’ils aient tué, eu des enfants hors mariage ou bien contracté des dettes… Pourtant, la Nouvelle Vérité ne reconnaît pas l’adultère comme péché… Deux poids, deux mesures, qu’on peut retrouver en politique ces dernières années.

Hellbound a flirté avec la première place du top des visionnages dans plusieurs pays. Pour le moment, Netflix n’a toutefois pas annoncé de saison 2, même si comme je l’ai dit plus haut, la fin du dernier épisode réclame une suite (et moi aussi!) Malgré tout, Sang-Ho Yeon a déjà des idées pour la suite. Le réalisateur sud-coréen a même déclaré en interview au Huffing Post coréen qu’il partirait dans une toute nouvelle direction :
« En tant que créateur, Netflix est une bonne plateforme. C’est aussi un grand avantage et une nouvelle expérience de pouvoir sortir une série partout dans le monde et de voir les réactions dans des pays de cultures différentes. C’était ma première collaboration avec Netflix et c’était réussi. Mais si je devais recommencer avec Netflix, je n’adopterais pas la même approche, je ferais quelque chose de nouveau. » Que faut il en penser ?

Journal de visionnages ~Septembre 2021

En Septembre, j’ai repris les challenges, dont le Pumpkin Autumn Challenge qui inclus littérature et cinéma. De ce fait, je préfère scinder mon article récap habituel en deux, histoire de ne pas trop vous lasser. Aujourd’hui, nous commençons avec le cinéma et les séries.

Visionnages films :

Jamie (comédie musicale américaine- Amazon Prime- Coup de coeur)
Jamie New, un adolescent de 16 ans, a du mal à trouver sa place et notamment au lycée de Sheffield. Alors que son entourage le presse de trouver un métier « convenable », lui a bien d’autres rêves en tête, celui de faire une carrière de drag queen. Même s’il ignore à quoi ressemblera son avenir, une chose est sûre  pour lui, il est déterminé à impressionner le monde dans lequel il évolue. Sa mère est un soutien pour lui comme son amie musulmane. Grâce à sa force personnelle, il va vouloir vaincre les préjugés, tout en bravant les moqueries et l’intimidation, et ne pas céder aux tentatives d’agressions. Son but ultime étant d’entrer dans la lumière !

Adapté d’une comédie musicale qui connaît un succès planétaire ces dernières années, ce film est aussi tiré d’une histoire vraie. J’avais très envie de le découvrir et je n’ai pas été déçue. Les interprétations sont bonnes, que ce soit au niveau narratif, des chorégraphies comme les parties chantées (originales). De nombreux sujets touchants les adolescents sont abordés et notamment la discrimination, l’identité sexuelle ou religieuse, le divorce des parents,… J’ai donc passé un très bon moment et je le recommande à qui aime les comédies musicales.

Big Fish (film américain – Amazon Prime)
L’histoire à la fois drôle et poignante d’Edward Bloom, un père débordant d’imagination, et de son fils William. Ce dernier retourne au domicile familial pour être au chevet de son père, atteint d’un cancer. L’aventure débute lorsque William tentera de discerner le vrai du faux dans les propos de son père mourant.

Je poursuis mon exploration de la filmographie de Tim Burton. J’aime beaucoup l’acteur Ewan Mc Gregor en général et là encore j’apprécie sa prestation. Ce drame est décalé, un tantinet étrange. Il est raconté à la manière d’un conte. Il m’a fait penser aux opus d’Alice au pays des merveilles que Burton a réalisé. Une fois encore, le thème aborde les conflits familiaux avec un père qui étouffe son fils par sa personnalité spéciale. L’enfant veut être différent de lui et ne se réalise qu’à la mort de son père, en acceptant leurs différences comme leurs similitudes. J’ai bien aimé ce film mais il ne fait pas partie de mes favoris du réalisateur. Sans doute qu’il est un peu trop « lumineux » à mon goût.

Cendrillon (comédie musicale américaine – Amazon Prime)
Cendrillon vit avec sa belle mère et ses deux sœurs. Ces dernières rêvent de faire un bon mariage et renflouer la fortune familiale. Alors qu’un noble convoite plutot Cendrillon, celle-ci préférerait devenir styliste. Mais à cette époque, impossible pour une femme d’être marchande sur un étal du marché. Parallèlement, le roi des lieux souhaite marier son fils rapidement et assurer sa succession. Mais le Prince fêtard ne l’entend pas de cette oreille.

Un remake du conte que nous connaissons tous, façon comédie musicale et transposition de thèmes modernes. Pour moi, c’est un gros bof. Je ne connais pas Camilla Cabelo (shame on me apparemment?) et même si elle chante bien, je m’attendais à une autre dimension du féminisme promis. C’est plutot plat, effleuré… La marraine la fée homme gay insupportable ou le crieur noir faisant ses annonces version rap, c’est too much pour moi. Je n’ai pas non plus adhéré aux reprises musicales comme  « Somebody to Love » (Queen) ou « Rhythm Nation » (Janet Jackson). On nous vend de l’original alors qu’il y a tromperie sur la marchandise. Seul point positif,c ‘est la première fois que j’apprécie Pierce Brosnan dans un rôle !

Nightbooks/ Les Pages de l’Angoisse (film jeunesse américain – Netflix)
Alex est un garçon, écrivain amateur d’histoires effrayantes. Rejeté pour ses gouts, il décide de bruler ses manuscrits. Il se fait emprisonner par une sorcière maléfique dans son appartement new-yorkais. Il y rencontre Yasmin. Elle lui apprend qu’il doit raconter une nouvelle histoire effrayante chaque nuit pour rester en vie

Ce film est tiré du livre jeunesse « Otage de la nuit » dont je vous avais déjà parlé dans cette rubrique. L’ayant apprécié, j’ai voulu voir sa version live et je n’ai pas été déçue. Fidèle au roman, ce film jeunesse ne tombe pas dans le cliché cucul. Même s’il prend quelques raccourcis par rapport au livre, il est diablement efficace pour les enfants et les adultes aussi ! Les monstres dans la serre et la découverte de la sorcière dans la maison de pain d ‘épice sont diablement effrayant. Une réécriture d’Hansel et Gretel réussie. Je vous le recommande pour un halloween en famille.

Les chroniques de Spiderwick (film jeunesse américain – Netflix)
Après son divorce, Helen Grace a dû quitter New York avec ses jumeaux, Jared et Simon, et sa fille, Mallory, pour trouver refuge dans l’ancienne résidence de son grand-oncle, l’éminent naturaliste Arthur Spiderwick. Une nouvelle vie commence pour les Grace dans cette bâtisse isolée, un rien sinistre, où les trois enfants ne tardent pas à faire d’étranges rencontres. Après avoir mis à jour la cachette d’un espiègle farfadet, Jared découvre au grenier un somptueux ouvrage, rédigé par Arthur Spiderwick. Bravant les avertissements solennels de son ancêtre, Jared ouvre le précieux livre, qui lui dévoile un univers merveilleux, peuplé de gobelins, de fées, de trolls, de sylphes délicats, d’oiseaux exotiques et de porcins voraces. Mais un ogre maléfique du nom de Mulgarath hante aussi ce Monde Invisible qu’il souhaite contrôler. Pour cela, il doit s’emparer du Guide. Prêt à tout pour parvenir à ses fins, le rusé Mulgarath tend un piège diabolique aux trois enfants, puis se lance avec sa meute hurlante à l’assaut de la Résidence…

Un autre film tiré d’une série de cinq romans jeunesse. Il date de 2008, mais j’avoue ne pas l’avoir encore vu jusqu’alors. Une très belle découverte. J’ai vite été hapée par cet univers à la fois magique et angoissant. Les jeunes acteurs sont très bons et les effets spéciaux réussis. Cela m’a donné envie de lire la série complète (mais ce sera pour plus tard!) Je vous le recommande également pour un moment fantastique en famille.

Visionnages séries :
Castlevania Saisons 1, 2 et 3 (série animée américaine – Netflix)

Après que l’humaine Lisa Tepes ait été accusée de sorcellerie puis condamnée au bûcher, son époux Dracula décide de se venger en exterminant la totalité de l’espèce humaine. Il est contré dans son action par Trevor Belmont, un humain chasseur de vampires, Sypha Belnades, une magicienne, et Adrian Alucard Tepes, son fils mi-humain mi-vampire

En fan de vampires, je n’ai pas hésité à me lancer dans cette série animée pour adultes basée sur les jeux vidéos éponyme. Etant une bille aux jeux vidéos, je ne les ai pas testé, mais mes sources m’indiquent que les 4 saisons s’inspirent essentiellement du troisième opus. Si les dessins ont parfois quelques défauts, c’est globalement une très bonne série. L’animation est bonne, les effets 3D bien intégrés et les doublages (je regarde en anglais) très bons. Le scénario est palpitant mais s’adresse à un public adulte : les scènes de violences sont nombreuses (bagarres, torture, décapitation et j’en passe) avec également quelques scènes de sexe dans la troisième saison. Elle secouera les plus religieux parmi nous avec sa critique, notamment des chrétiens, et n’hésite pas à montrer un christ renversé dans un prieuré ou des religieux fanatiques crucifiant un monstre. On est bien loin de Twilight;) Il me reste une saison à regarder, soit une dizaine d’épisodes. Ce sera pour octobre.

Mais aussi :
Cliquez pour accéder aux fiches

Nevertheless (drame coréen – Netflix)
Une série romantique mais originale qui a suscité amour comme dédain. Je vous en ai rédigé une fiche complète.

Move to heaven (drame coréen – Netflix – Coup de coeur)
Mon coup de coeur série de l’année (rien que ça) Je vous invite à lire sa fiche

Toutes les œuvres présentées dans cet article ont été visionnées dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge, sauf pour Big Fish.

Move to Heaven

Série coréenne de 10 épisodes de 60 mn chacun environ diffusé depuis mai 2021 sur Netflix
Genre et thèmes : drame, slice of life, arts martiaux, famille, maladie, handicap, mort
A partir de 15 ans

Geu Ru, 20 ans, est atteint du syndrome d’Asperger. Il travaille pour l’entreprise de son père, Move To Heaven : ils nettoient et rangent les lieux et objets laissés par les personnes décédées. À la mort de son père, Geu Ru est mis sous la tutelle de son oncle Sang Gu, un homme froid qu’il n’avait encore jamais vu. Ancien artiste martial qui a combattu dans des matchs underground, il sort de prison à cause de son dernier combat. Tous deux en deuil, ils vont devoir travailler ensemble et s’apprivoiser pour construire une vraie famille.

Cette série est l’Adaptation de l’essai Things Left Behind de Kim Sae Byeol.

Autant le dire de suite, cette série est mon coup de coeur de l’année. Je l’ai dévorée en quelques soirées. Le trailer m’avait interpellée et j’étais curieuse de voir comment une personne atteinte du syndrome d’Asperger pouvait être intégrée à une série, notamment avec un sujet aussi dramatique.

Pour information, le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme qui se caractérise par de graves lacunes au niveau des compétences sociales et de la communication. Les personnes atteintes ont souvent des comportements, des activités et des intérêts particuliers, répétitifs et stéréotypés. Ils souffrent de difficulté à se faire des amis, des troubles dans la communication non-verbale et ont besoin de routine, entre autres. Ils n’ont aucune empathie.

A noter que Tang Jun Sang qui incarne Han Geu Ru, est un acteur ne souffrant pas d’autisme. Tout est dans son jeu et on ne peut qu’applaudir sa prestation à rendre Geu Ru crédible. Ce jeune acteur, vu dans Crash Landing On You, a un bel avenir devant lui ! A ses côtés, Lee Je Hoon campe un oncle badass plutot éloigné des personnages proprets qu’il a l’habitude d’incarner. Là aussi une belle performance, notamment physique pour les combats d’art martiaux. Tous deux nous livrent des moments forts et riches en émotions.

Le scénario quant à lui est une petite pépite. Il parle bien sur du syndrome d’Asperger et de toutes les difficultés rencontrées par la famille et les proches. Mais il aborde énormément d’autres sujets très graves comme l’abandon ou l’adoption d’enfants en Corée, la maladie, la vieillesse, l’emprise des pervers narcissiques, la cupidité des familles ou des entreprises…. Elle montre sans fard la société actuelle (en Corée, mais sans nul doute pareil dans les autres pays industrialisés) égoiste et cupide où chacun est confronté à ses problèmes dans la solitude, et ce à tout âge. Une justesse qui ne tombe pas dans le voyeurisme malsain.

« Nettoyage de scène traumatique » est le terme désignant le travail de l’entreprise Move To Heaven. A noter que cela n’a rien à voir avec la police criminelle, puisque ces morts ne se font pas forcément par la violence. Il n’y a qu’un meurtre à proprement parler parmi tous les épisodes. La violence réside plutôt du fait que ces décès sont la conséquence d’actes tiers, souvent de personnes plus ou moins proches, égoistes et négligentes. La façon dont les employés traitent les scènes traumatiques est en total contraste : ils sont respectueux et attentionnés. Ces scènes de nettoyage sont accompagnées de musique classique douce. Peut être pour atténuer les détails de type fluides corporels, odeurs et autres ?

Malgré la gravité du sujet, certaines scènes entre l’oncle et son neveu sont très droles, réussissant à détendre l’atmosphère. De même, celles se passant à l’aquarium apportent un certain relachement de tension par leur coté poétique et beau.

Plus que la mort en elle même, j’ai trouvé les scènes expliquant la disparition de ces personnes dans l’indifférence générale, choquantes et poignantes. J’ai versé de nombreuses larmes de compassion. Le maitre mot de cette série est émotion. Je vous conseille vivement de la regarder… avec des mouchoirs à portée de main !

La fin reste ouverte. Peut être aurons nous droit à une seconde saison ? Même si je doute que cela soit pertinent.

Vu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge.

Vincenzo

Série sud coréenne de 20 épisodes de 80 mn diffusée sur tvN du 20 février au 25 avril 2021 et depuis mai 2021 en France sur Netflix
Genre et thèmes : comédie, drame, romance, avocat, crime, mafia
A partir de 15 ans

Victime d’un grave cancer, une mère coréenne décide d’abandonner son fils de 8 ans, Park Ju Hyeong. Celui ci est alors adopté par un riche coupe d’italiens qui l’emmène en Europe. Adulte, il se nomme désormais Vincenzo Casano, avocat pour la mafia en tant que consigliere. Suite à un conflit entre mafieux, il part en Corée à la recherche d’un trésor caché par la mafia chinoise. Ce qui l’amène à croiser le chemin de l’avocat Hong, un homme au grand coeur qui défend une poignée de commerçants dont les locaux veulent être rachetés par tous les moyens par une grande filiale.
Suite à l’assassinat de Hong, Vincenzo va devoir collaborer avec la fille de ce dernier, Hong Cha Yong. Désireuse de venger son père, elle reprend ses dossiers, dont celui des commerçants et celui d’une femme cancéreuse emprisonnée pour avoir tué son patron qui tentait de la violer. Pour cela, Cha Young va devoir démissionner de son poste lucratif chez Babel, la grande filiale aux agissements douteux, et laisser derrière elle son stagiaire, Jang Jun Wu, un américano-coréen secrètement amoureux d’elle.

Le trailer de ce drama m’avait donné envie. D’autant plus que je suis fan de l’acteur Song Joong Ki (vu dans Space Sweepers par exemple) C’est donc avec impatience que je surveillais sa venue sur Netflix.
Je ne suis pas particulièrement friande de policiers (que ce soit en lecture ou visionnage) mais parfois je me laisse tenter par des séries parlant d’avocats. Celle-ci ayant un côté mafieux en plus. Et je sais pertinemment que Song Joong Ki joue toujours dans des productions amusantes, ses personnages sont plein d’humour.

Le mélange étant bien dosé, c’est une réussite. Le début de la saison me fait penser à Ocean’s Eleven avec la chasse au trésor (qui se compose en majorité de lingots d’or et d’une statue de bouddha), puis ensuite avec la clique improbable de Vincenzo.
Même si la carte de l’humour est omniprésente, certaines scènes sont sombres voire violentes. Des violences physiques avec des bagarres, des armes à feu, mais aussi de la torture sur la fin de saison. Des scènes très visuelles qui impressionnent dans tous les sens du terme. Des violences psychologiques avec la maladie, l’intimidation ou encore l’abandon de son enfant.

De nombreux thèmes modernes sont abordés comme la monoparentalité ou le harcèlement sexuel au travail. Mais aussi ceux du changement, de la dualité entre le bien et le mal, de la rédemption et également l’attrait presque enivrant que peuvent donner le pouvoir et l’argent. Tous ces thèmes sont bien traités et parfaitement nuancés, en particulier la question sur les limites de la justice .

Mais surtout on aborde ici tout ce qui touche à la corruption. D’abord par le biais de la mafia italienne. On peut se demander au fil des épisodes, si la mafia n’est pas plus « douce » et « honorable » que les grands de ce monde, que ce soit le système judiciaire (avocats, procureurs…), politique (députés, syndicats…) ou bien les grands groupes industriels (lobbies pharmaceutiques, puissances économiques diverses…) Ce qui fait echo avec la réalité anxiogène actuelle.

Le casting est bien choisi et solide. Vincenzo est l’anti-héros que tout le monde aime. Lui même sait qu’il n’est pas gentil. Ses dernières paroles font référence au fait qu’il a grandi en créant sa propre justice et reste donc borderline jusqu’à la fin. Autour d’un Song Joong Ki magistral, on retrouve Ok Taec Yeon qui incarne le stagiaire Jang Jun Wu (chanteur du groupe 2PM qui vient de faire son comeback). Peu à peu, on va découvrir sa véritable personnalité qui n’est pas des moindres. C’est un personnage hors du commun qui lui permet de montrer une large palette de son talent d’acteur. D’autant plus qu’il est très rare de voir une idol incarner un vrai méchant.
J’ai également beaucoup apprécié de revoir Kwak Dong Yeon, qui campe ici le président de Babel, dont j’avais remarqué la prestation dans It’s Ok Not To Be Ok. J’avoue qu’il est mon personnage préféré du drama Vincenzo.

Je ne vais pas vous énumérer tous les personnages, car ils sont tous très attachants, surtout les commerçants du Geumga Plaza qui cachent tous bien leur passé sous leur métier actuel de prof de piano, blanchisseur, restaurateur ou même moine. Il était très intéressant de les voir évoluer et prendre confiance en eux. Mention spéciale à Yang Kyung Won qui interprète un prêteur sur gage ancien catcheur aussi hilarant (voire même plus) que son personnage de soldat nord coréen dans Crash Landing On You. Autre mention spéciale au pigeon Inzagi qui offre des scènes tendres et droles, de même qu’une scène d’action mémorable.

Le seul petit reproche que je pourrais faire est la durée des épisodes. La plupart d’entre eux ne nous laisse pas voir le temps passer grace à un rythme équilibré entre action, humour et sentimental. Mais j’ai senti malgré tout quelques rares longueurs et notamment durant l’épilogue. Je pense que certaines scènes auraient pu être évitées et amputer ainsi la série d’un épisode pour un équilibre parfait. Mais la perfection n’existe pas parait il 😉 alors je vous recommande vivement cette série qui est un excellent divertissement, quoique parfois dur pour les âmes sensibles.

Strangers from Hell

Série coréenne de 10 épisodes de 60 mn diffusé en été 2019 sur OCN. Disponible en France sur Netflix
Genre : horreur, épouvante, psychologie, thriller
A partir de 15 ans

Après avoir déniché un stage dans une petite entreprise de Séoul, Yun Jong Wu emménage dans une résidence à prix réduit. D’ailleurs, l’endroit est insalubre et sa chambre ressemble à un placard. Il n’est pourtant pas au bout de ses surprises lorsqu’il découvre que les résidents ont un comportement étrange et suspect.
On dit que « L’enfer c’est les autres ». Serait-ce possible que Jong Wu vienne de pénétrer aux marches de l’enfer ? Jong Wu réussira-t-il à sortir saint d’esprit de toute cette mésaventure ?

Cette série est la version live du webtoon Hell Is Other People.

Friande des adaptations de webtoons proposés par Netflix et de thrillers psychologiques en général, j’ai voulu regarder cette série en attendant l’arrivée d’un autre drama. Hélas, autant le dire tout de suite, je n’ai pas du tout aimé.
Le scénario était pourtant plaisant. Jong Wu, aspirant écrivain en galère, me fait penser à un personnage de roman de Stephen King. Mais les deux premiers épisodes ne comblent pas mes attentes. Le tempo est lent, l’atmosphère lourde… Je n’aime pas vraiment le côté policier du drama (la jeune policière enquête sur un tueur en série de chats) et le reste du huis-clos est bien trop lent et ennuyeux à mon goût. Pour résumer, il ne se passe rien et j’ai déjà vu beaucoup mieux en terme de malaise pour un thriller psychologique.

Jong Wu a peu de relief. Il est entouré de personnages très bizarres au sens négatif du terme, dont des jumeaux insupportables (J’ai envie de les frapper dans la plupart des scènes) et un obsédé sexuel détestable. Je pensais que la présence de l’acteur Lee Dong Wook (que j’ai adoré dans Goblin) relèverait le niveau. Hélas, le dentiste est lui aussi insipide.
Résultat, j’ai abandonné cette série à la fin de l’épisode 2. J’ai lu pourtant des critiques positives, mais c’est au dessus de mes forces de poursuivre ce visionnage tellement je m’ennuie. Ce qui est plus que rare puisque je termine toujours mes séries/films même si je n’accroche pas particulièrement, étant curieuse.

Journal de lecture et visionnages ~Mars 2021

Retour sur mes lectures et visionnages du mois de Mars. J’ai un peu trainé sur mes lectures suite à de nombreux soucis professionnels.

Mes visionnages de Mars :
Mon amie Adèle ( série britannique – coup de coeur)
Louise, mère célibataire, est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron. David, psychiatre renommé et dévoué à sa femme, regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante. Adèle, épouse de David, semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise… Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles. David est-il l’homme qu’il prétend être ? Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ? Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?


Cette mini série est tirée d’un roman à suspens de Sarah Pinborough, écrivaine britannique dont j’adore la plume. Je n’ai pas lu « Behind her eyes » mais devant le peu de nombre d’épisodes (six) et l’engouement du public (numéro 1 en France dès sa sortie sur Netflix), je n’ai pas hésité longtemps. Et grand bien m’en a pris. Ce thriller psychologique saupoudré de fantastique est un véritable coup de coeur. Une réussite, que ce soit au niveau de l’interprétation (notez la présence de Eve Hewson, la fille du chanteur Bono, sous les traits d’Adèle), du scénario, de la photographie… Un bijou qui nous fait passer par toutes les émotions, nous perdant toujours à chaque piste qu’on pourrait élaborer. Tour à tour, on adore, déteste, soutien, rejette… chacun des personnages selon les rebondissements. Le scénario se joue du spectateur avec un malin plaisir… et lui offre une fin des plus inattendues.

Vanguard
Une équipe de sécurité privée protége un businessman et sa fille contre les menaces d’une organisation terroriste.


Mon frère étant un grand fan de Jackie Chan, nous avons profité d’un après midi en famille pour regarder ce film sur Amazon Prime. Un film d’action hong kongais plutôt classique et efficace. Le trailer ci dessus vous donne tout à fait le ton. Si vous aimez ce genre, ce sera un bon divertissement. Pour les autres, passez votre chemin car il n’y a aucune originalité.

Mais aussi :
Cliquez pour accéder aux fiches
Sweet Home (drama coréen)
Love Alarm Saison 2 (drama coréen)

Mes lectures de Mars :
Rohan Kishibe – Tomes 1 et 2
Assis à la terrasse d’un café de la ville de Morio, Rohan Kishibe, mangaka, raconte des histoires qui font peur à ses interlocuteurs. Des histoires pour le moins… surnaturelles qui l’ont inspirées pour la création de ses œuvres.
rohan kishibe
Suite au spin-off animé vu sur Netflix le mois dernier, je me suis plongée dans le lecture des tomes dont ils sont extraits. C’est avec plaisir que j’ai constaté qu’il s’y trouvait de nombreuses histoires toujours aussi décalées. Un peu à la façon de la Quatrième Dimension où le quotidien glisse vers l’horrifique.

Mers Mortes de Aurélie Wellenstein
Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines…, arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire. Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme. Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes… De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?
mers mortes
Un roman post-apocalyptique pour ado que j’ai malgré tout trouvé très dur. Teinté de fantastique, il est pourtant empreint d’une réalité plus que dérangeante. J’ai trouvé le début difficile à lire, à rentrer dans l’histoire et j’ai fait deux pauses avant de pouvoir terminer cette lecture. Une fois le premier tiers passé, j’ai commencé à m’attacher aux personnages humains mais pour poursuivre sereinement, j’ai du sauter les passages où Oural rêve être un animal marin torturé, pêché, enfermé,… nuit après nuit. Trop insoutenable pour moi. Son amitié avec Trellia le dauphin m’a fait pleurer. Une lecture difficile, dans tous les sens du terme, mais malgré tout je recommande cette lecture pour son sujet écologique abordé de manière originale. Une claque !

Mais aussi :
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Stand by Me, Love Letter (manga)
Hello Viviane (manga)
Wonder Woman Rebirth Tome 5

Défi lecture Fleur des bois
Je suis tombée par hasard sur un défi lecture sur le blog « My Little Universe ». Chaque mois, un thème est donné. En mars, on lit des livres qui parlent d’animaux… Pour cela j’ai lu un album jeunesse et regardé un film. Même si « Mers mortes » ci dessus aurait également pu s’insérer dans ce challenge.

Laissez moi tranquille !de Galia Bernstein
Leyla, une femelle babouin, a une famille très nombreuse. Tellement nombreuse qu’elle est tout le temps cajolée, embrassée, épouillée… et n’arrive pas à siester. Elle fugue et rencontre un lézard qui lui enseigne la méditation.

Après La Grande Famille, l’autrice illustratrice israélienne rempile pour un album familial avec des animaux attachants, plein d’amour et d’optimisme. Une histoire initiative qui ressemble à celles de Disney, par exemple le Roi Lion, où le héros, jeune et débordant d’émotions, s’enfuit d’une famille aimante pour apprendre la vie sous la coupe d’un sage.En fin de volume, Galia Bernstein raconte comment lui est venu cette idée. Intéressant.

La belle et le clochard (Action Live)
Dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre, la chienne cocker Lady voit sa vie parfaite bouleversée par l’arrivée d’un heureux événement dans la famille de ses maîtres. Elle fait alors la rencontre de Clochard, un chien errant pour qui la rue n’a plus aucun secret.


Comme vous le savez, je profite de l’offre Disney+ gratuit pour essayer de rattraper mon retard sur les films Disney que je n’ai pu voir ces dernières années (même si je n’y arriverai pas par manque de temps) Ayant apprécié la version animée, c’est avec plaisir que j’ai regardé cette version live plutot convaincante. L’histoire est quasiment la même. Quelques petits détails m’ont gênée : le fait que Darling soit noire (même si je suis pour la diversité des acteurs, j’ai trop l’impression qu’il faut absolument qu’il y ait un quotta noir pour ne pas se faire taxer de racisme), mais surtout les chats ne sont pas siamois… Moi qui me faisait une joie d’en voir… Et ils ne chantent pas leur fameuse chanson. De même, les animations des visages des chiens fait un peu synthétique, mais je pense que c’est compliqué malgré notre avancée technologique,et je préfère voir des chiens virtuels à des animaux dressés. La fin aussi est différente de celle de mes souvenirs. A contrario, j’ai bien aimé les restaurateurs lors de la fameuse scène du baiser ou encore une nouvelle scène sur un bateau. Globalement,c ‘est une adaptation réussie pour passer un bon moment en famille.

Amour et croissants chauds :
Pour terminer, je vous invite à découvrir le premier chapitre en vidéo, du nouveau roman de ma meilleure amie :


Site officiel de Alex Vox

Et vous, que lisez/regardez-vous ?

Alice in borderland / Imawa no Kuni no Alice [le drama]

alice in borderland
Série japonaise de 8 épisodes de 48 mn environ diffusée à partir de décembre 2020 sur Netflix
Genre et thèmes : thriller, survival
A partir de 16 ans
Adaptation du manga éponyme de Haro Aso.
acteurs alice in borderland
Alice Ryôhei, 18 ans, est ce qu’on appelle un échec de la société japonaise. Il tente vainement de réussir des examens pour garantir son futur mais rien n’y fait. Il est d’autant plus découragé que son frère est son exact opposé, parfait exemple de la réussite scolaire et sociale. Avec ses amis Chôta Segawa, obsédé par les filles, et Karube Daikichi, ancien voyou devenu propriétaire d’un bar, il imagine un monde meilleur et tente d’oublier que demain arrivera pour le tirer de sa rêverie.
Après une nuit de beuverie, une panne de courant les emmènent dans un autre monde, ressemblant à une immense ville déserte. Mais l’euphorie laisse bien vite place à la peur : ils se rendent compte que ce monde est plus dangereux qu’ils ne le croient. Les trois compères rencontrent une jeune femme nommée Shibuki qui leur apprend qu’ils doivent survivre à des jeux meurtriers organisés par on ne sait qui. Comment vont-ils faire pour se sortir de ce pétrin ?


Je n’ai pas lu le manga original mais des sources disent que la série est fidèle. Réalisée par Shinsuke Satō (qui a notamment été aux commandes de Kingdom ou Bleach), elle reprend les arcs narratifs principaux du manga d’origine mais change plusieurs détails notamment sur certains concepts des jeux et personnages.
alice in borderland
Grand succès du mois dernier sur Netflix, vous n’avez pas pu y échapper. De nombreux articles vantent sa réussite. Car c’est bien le cas ! Avec un scénario tiré à quatre épingles, ce thriller flirte avec le survival à la Battle Royale. L’histoire est une version nippone du conte de Lewis Carol. Ici, Alice (soit Arisu en japonais) et un garçon qui « tombe » dans un Tokyo parallèle. Accro aux jeux vidéos, il fait fonctionner sa logique afin de résoudre les énigmes imposées pour survivre, et collectionner les cartes permettant de terminer le « jeu ». Ce qui devrait, il l’espère, le ramener chez lui. Ces cartes indiquent la teneur de ladite partie. Ainsi, le trèfle représente un jeu d’équipe, le carreau un jeu de l’esprit ou de l’intellect, le coeur un jeu de trahison et de l’affect, et le pique un jeu physique. Quant au chiffre de la carte, il indique le niveau de difficulté de l’épreuve mais aussi le nombre de jours de vie gagnés dans cet univers parallèle machiavélique puisque la vie y a une date d’expiration.
alice in borderland
En chemin, il rencontre des grandes figures de l’histoire : notamment Cheshire (un jeune décoloré énigmatique et roublard), ainsi que le Chapellier (un ancien dealer un peu toqué) La saison se termine alors qu’ils ont récolté toutes les cartes comportant un chiffre. Reste à trouver les figures.
La mise en scène est soignée et les épreuves redoutables rendent la série totalement immersive et très prenante avec des effets spéciaux efficaces, un suspense terrible et une bonne dose d’action et d’émotion. Une ambiance morbide et décalée totalement réussie qui n’a pas volé son succès.
Making of :

A savoir, une suite de 8 épisodes supplémentaires a été commandée par Netflix pour cette année.