Yami Kawaii

Les japonais sont souvent à la pointe de la mode et notamment les jeunes qui se réunissent au quartier branché de Harajuku. Souvent excentriques et colorées, les tenues acceptées ici servent à sortir des règles codifiées de la vie quotidienne. Parmi ces styles, le Yami Kawaii, une version dark et dérangeante des styles mignons qu’on a l’habitude de voir dans ces rues.
make up yami kawaii
Yami Kawaii, c’est le nom d’un style formé à partir des mots japonais Yami = sombre ou maladie et Kawaii = mignon. Deux mots formants une antithèse pour un style vestimentaire qui se remarque. Apparu en 2014, les analystes disent qu’il est l’expression du cri de détresse d’une jeunesse nippone qui étouffe dans une société qui les rejette, quand d’autres n’y voit qu’une folie vestimentaire.
collants yami kawaii
Le Yami Kawaii mélange des éléments colorés mais plutot pastel avec une dominante rose (que l’on retrouve dans d’autres styles considérés comme Kawaii), avec des éléments plus sombres et des accessoires, ainsi que parfois du gris et du noir sur les tenues. La touche Yami vient des pansements, des bandages ou des petites seringues qui l’accessoirisent. On trouve aussi des cordes à nœuds coulants, des ciseaux, des pilules ou des cutters un peu morbide. D’ailleurs, les écritures que l’on trouve sur les vêtements en anglais ou en japonais sont parfois sans équivoques : Je t’aime / je veux te tuer ; la Douleur est Belle ; Je suis morte à l’intérieur.
couple yami kawaii
De ce fait, le Yami kawaii semble avoir une résonance bien plus profonde qu’un simple style vestimentaire et au-delà de l’apparence, ses adeptes cachent parfois un profond mal-être.
A l’origine de ce style, Ezaki Bisuko, illustrateur dessinant en de 2013 un personnage qu’il baptise Menhera-chan, une jeune fille vêtue de rose qui doit se faire du mal afin de libérer les pouvoirs qui lui permettent de sauver le monde… Elle n’hésite pas à se tailler les veines au cutter, pour se transformer ! Sous forme de satire de la société nippone, ses illustrations sont le meilleur moyen qu’il a trouvé pour échapper à la pression sociale qu’il subit : celle des examens, celle d’une famille qui le rejette car il est gay, efféminé… Menhera-chan va trouver son public, d’abord sur internet, puis sous forme de manga et de goodies, et Bisuko possède désormais sa propre boutique en plein cœur d’Harajuku. Les adeptes de ce style semblent s’être reconnus dans le vécu de l’auteur, dans la satire de la société qu’il dépeint et ont ainsi naturellement adopté les tenues qui en dérivent.
menhera chan
Il faut rappeler que le mal être d’une partie de la jeunesse nippone est un fait reconnu. Les personnes qui souffrent de troubles mentaux ou psychiques (schizophrénie, autisme, dépression) ou qui ne cadrent pas avec ce que la société considèrent comme normal sont rejetées et considérées comme faibles par les autres. Une grande partie de la population japonaise pense qu’il est impossible de guérir d’un trouble mental, que les personnes atteintes devraient vivre en communautés fermées plutôt qu’en société et que ces troubles sont dus au caractère trop faible de la personne plus qu’à un facteur génétique.
Donc un jeune un peu différent n’aura d’autres choix que de se fermer au monde ou de plonger dans un univers qui lui correspond. Comme par exemple le style alternatif Yami Kawaii. Le regard des autres peut changer, et le style coloré et travaillé force même une certaine admiration de la part des non-pratiquants. Ainsi, ces jeunes gens trouvent leur place, dans les rues d’Harajuku ou sur les réseaux sociaux.
pilulles kawaii

L’uniforme scolaire en Asie

Qu’on soit pour ou contre, les uniformes sont obligatoires dans beaucoup d’écoles dans le monde, et surtout en Asie. Beaucoup d’écoles ont un uniforme qui leur est propre mais on peut noter une certaine tendance propre à chaque pays.
japonaises en unifrome scolaire
Au Japon :
Le port de l’uniforme est obligatoire dans la plupart des établissements secondaires du Japon, et parfois dans les écoles primaires. Ils prévoient également des tenues spécifiques pour les activités sportives. Pour les filles :un tee-shirt blanc et un mini-short de couleur sombre en été. En hiver, la tenue de sport est un survêtement aux couleurs de l’école.
Les accessoires peuvent également être uniformisés : c’est le cas du randoseru, un sac à dos utilisé par la plupart des écoliers japonais.
Depuis quelques années, les uniformes traditionnels japonais ont tendance à être remplacés par des tenues plus proches des uniformes occidentaux. La raison invoquée est souvent que les uniformes traditionnels portent une connotation militaire. Les nouveaux se composent d’une chemise blanche, un pantalon, une veste et une cravate pour les garçon. Pour les filles, il s’agit d’un chemisier, une jupe plissée souvent à motifs écossais, une veste ou un pull sans manches et une cravate ou un nœud autour du cou.
On trouve aussi l’uniforme type marin, très connu que ce soit à travers les mangas ou les animés. Le chemisier des filles a un col de type « petite bateau » et des manches longues, il est souvent agrémenté d’un foulard coloré, l’uniforme étant bleu marine. C’est un basique qui est souvent reproduit lors de cosplay par exemple.
eleves coréens en unifrome scolaire
En Corée du Sud :
Tous les élèves de l’enseignement secondaire en Corée du Sud portent un uniforme qui varie selon les établissements. Il se compose aussi généralement d’une jupe, veste et chemisier blanc. Le plus souvent, la jupe est à tissu à carreaux (type écossais) et s’arrête au genou (plus longue qu’au Japon donc)
taiwanaise en uniforme scolaire
A Taiwan :
Presque toutes les écoles de Taïwan ont un code strict lié aux uniformes. Celui du Premier lycée de filles de Taipei compte parmi les plus célèbres et se compose d’un chemisier vert foncé avec une jupe noire, ce qui contraste avec les couleurs plus claires des autres établissements. Sa couleur est liée au fait que le lycée est situé près du palais présidentiel, et que la tenue devait permettre de se camoufler en cas de raid aérien. Depuis, la couleur traditionnelle est restée.
Les motifs et les couleurs varient entre les écoles, ainsi que les règlements.
À partir de l’école primaire, chaque élève reçoit un numéro d’identification à 5 ou 6 chiffres. Au début de l’année scolaire, l’élève reçoit une série d’étiquettes avec son numéro, qui doivent être attachées ou cousues sur son uniforme. Ce numéro devient permanent à partir du collège et doit être brodé sur la veste avec le nom de l’élève. Dans les lycées, la coiffure peut être imposée par le règlement, en particulier pour les filles.
Il n’y a généralement pas de code vestimentaire dans les universités, sauf pour certains établissements catholiques ou bouddhistes. Pourtant, beaucoup d’associations d’étudiants y organisent des « journées de l’uniforme » où les étudiants portent celui de leur ancien lycée en classe.
thailandaises en unifrome scolaire
En Thailande :
La Thaïlande impose l’uniforme pour tous ses élèves à l’école publique ou privée. Il se compose d’un short pour les garçons, jupe pour les filles et chemise blanche pour tous. Les couleurs varient selon le degré ou le fait que l’école soit publique ou privée.
À l’école primaire, les élèves sont en uniforme de scouts toute la journée du jeudi, les garçons en kaki, les filles en vert.

Des sous vetements Street Fighter chez Super Groupies

Au Japon, la pop culture inspire très souvent le design de sous-vêtements. Après vous avoir présenté entre autres, les maillots de bain One Piece, c’est au tour des combattantes de Street Fighter !
super groupies sous vetements street fightersuper groupies sous vetements street fighter
La société japonaise Super Groupies propose depuis fin aout dernier une nouvelle gamme de sous-vêtements inspirés du jeu vidéo de baston Street Fighter, avec deux personnages féminins très emblématiques de la saga : Chun-Li et Cammy White. Utilisant les combattantes comme modèles, la firme propose donc désormais sur son site jusqu’au 18 septembre 2017, deux ensembles de sous-vêtements :
super groupies sous vetements street fightersuper groupies sous vetements street fighter
un soutien gorge et jupette bleu métallisé pour l’une, un duo soutien gorge culotte kaki plus sportswear pour l’autre. Les deux modèles, assez différents, sont vendus séparément au prix de 67e pour la version Chun-Li et 60e pour la version Cammy White.

Site internet : https://www.super-groupies.com/

Lequel préférez vous ?

DSM Ginza ~ Gosha Rubchinskiy

Artiste russe fasciné par la culture jeune post-soviétique, Gosha Rubchinskiy est un créateur russe qui a lancé sa propre marque sous le parrainage de Comme Des Garçons (marque tokyoite des années 70). Son univers sportswear décalé, issu des années 90, fait déjà beaucoup parler de lui.

En mars dernier, il se rend pour la première fois à Tokyo à l’occasion des 5 ans du concept-store Dover Street Market Ginza. Lors d’un casting sauvage, il rencontre des jeunes tokyoïtes dans la rue, qu’il interroge au sujet de leurs rêves d’avenir, afin de dévoiler un portrait de la jeunesse nippone d’aujourd’hui. En parallèle, le créateur capture les portraits et le style de ces jeunes Tokyoïtes rencontrés dans les skate-parcs de la ville japonaise. Il mixe leur style avec des pièces de ses propres collections printemps-été 2017 ou automne-hiver 2017-2018.
Après un projet du même style en Russie, Gosha s’inspire des rêves et des désillusions des jeunes de 15 à 20 ans vivant dans la capitale japonaise, baignés par la pop culture et l’essor de la technologie. Des portraits regroupés dans ‘‘Tokyo Book’‘, un nouvel ouvrage, disponible depuis le samedi 17 juin au Trading Museum Paris.

Informations :
‘’Tokyo Book’’, vendu en set avec le magazine Switch Vol.35 No7 ‘’Met Exhibits Stories Rei Kawakubo / Comme des Garçons’’ en exclusivité au Trading Museum Paris en France au 54 rue du Faubourg Saint Honoré 75001, au Dover Street Market Ginza à Tokyo, Dover Street Market London ainsi qu’au Dover Street Market New York, 45 euros

Le Kimono est toujours à la mode

Déjà présent l’année dernière sur les podiums et parfois dans la rue, la tendance kimono est toujours d’actualité. Si à la base le kimono reste une tenue traditionnelle portée au Japon lors des matsuris (fêtes), il n’arrête pas de se moderniser et de se porter dans la rue, même en occident.

Personnellement, j’adore et si les pièces n’étaient pas si chères, j’en aurais une petite dizaine dans ma garde robe (oui rien que ça) Je vous présente deux styles modernes :

~Modern kimono style
Un style qui permet de sortir le kimono du placard et de le mettre au quotidien. Comment le porter? Soit vous prenez votre tenue habituelle et par dessus portez votre kimono comme un gilet long et fin (agréable au printemps), ou plus simplement vous portez traditionnellement votre kimono et vous le mariez avec des accessoires modernes. Ce qui est un peu moins facile à porter dans nos pays.
Tantôt penchant sur un style un peu gothique, tantôt ultra contemporain cette façon de recycler le kimono n’a pas fini de nous surprendre et permet des déclinaisons dans tous les styles vestimentaires imaginables.

~Wamono
Ou comment emprunter des détails au kimono.
Ici, on ne ressort par le kimono du placard à part si c’est pour lui le découper afin de le réutiliser sur un autre vêtement. Ce qui serait vraiment dommage à mon humble avis… Ici ce sont plutot des vêtements plus modernes qui s’inspirent du kimono comme la coupe, les imprimés ou encore les matières. On assiste à la naissance d’un look plutôt futuriste, qui peut faire penser à des tenues de certains manga, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Pour info, cette tendance existe déjà au Japon depuis 1995 mais n’a pas connu un grand succès alors.

Des collants vernis

La flemme de refaire vos ongles ou ceux-ci ne sont pas beau à voir ? Pas de soucis ! Les Japonais ont la solution (comme toujours) Ces collants ont la particularité d’avoir du vernis déjà apposé. De quoi avoir une pédicure parfaite.

 


De plus, les modèles ont été créés par une artiste professionnelle, pour un résultat plus sympa que si vous l’aviez fait vous-même. On trouve des thèmes divers et variés comme Donald Duck, La Fée Clochette, Sirène, Flamands roses, Paris, et bien d’autres.

Disponibles sur le site japonais Belle Maison

Qu’en pensez vous ?

 

Alex Finch ~ Photographe de mode coréenne

Connaissez vous Alex Finch ?

Alex Finch est un photographe freelance venu d’Angleterre. Il a vécu en Corée pendant 9 ans dont 5 ans à Séoul. D’ailleurs ce sont ses photos de la Seoul Fashion Week qu’on retrouve souvent dans le magazine Vogue US, pour lequel il est contributeur. Il est spécialisé dans le streetstyle, un style photographique qui consiste à capturer des looks dans la rue de façon quasi spontanée.

Son compte Instagram: https://www.instagram.com/iamalexfinch/

Je trouve ce style très inspirant pour les looks de tous les jours. Vous aimez?


Mes achats chez Wish ~ Special chaussettes

Régulièrement, je vous parle de mes achats sur la plateforme asiatique Wish
Pour rappel, le site regroupe des vendeurs asiatiques, un peu comme le fait Ebay internationalement.
Ayant besoin de renouveler mes chaussettes, je me suis penchée sur les diverses offres. Pour 2 euros (fdp compris), on peut trouver des choses sympas, originales et de qualité plutot bonne.

Voici quelques images :

Etes vous tentés?

Le couple look

Quand on est en couple, on aime beaucoup tout partager et montrer qu’on est amoureux. En France, il n’est pas rare de voir des jeunes s’embrasser dans la rue sans pudeur. Mais en Asie, cela ne se fait pas. Afin d’exprimer leur relation, de nombreux jeunes s’affichent avec des vetements assortis. C’est ce qu’on appelle le « Couple Look ». Et cela touche particulièrement les sud coréens.

Apparu dans les années 1990 et popularisé par des émissions de télévisions et les séries, le Couple Look est vite devenu un moyen d’expression pour prouver au monde entier ce lien unique qui les unis, de la tenue vestimentaire en passant par la concordance de couleurs, jusqu’au choix du plus petit détail dans les accessoires. D’ailleurs il existe également des ‘Couple Rings’, soit des bagues de couples.

Personnellement, je trouve ça un peu ridicule et même si je comprends le concept, je n’aimerais pas porter les mêmes vêtements que mon copain. Pour les bagues de couple, c’est différent. Cela me convient plus car c’est plus discret et mignon.

Et vous qu’en pensez vous ?

Le hanbok revisité

Le hanbok est le costume traditionnel coréen. Il y a encore moins d’un siècle, les Coréens portaient ce vêtement au quotidien. Aujourd’hui ils le portent uniquement les jours de fête ou durant les anniversaires et varient selon les commémorations (mariage, anniversaire, fêtes traditionnelles). Les différents types de hanbok correspondent aux différents statuts sociaux, au sexe et à l’âge de celui qui le porte.

Le hanbok se compose de plusieurs parties, comme tout costume : la Jeogori, partie supérieure de la tenue qui fait office de courte veste fermée à l’aide de deux longs rubans. Puis le Dongjeong, qui désigne le col blanc attaché à l’encolure de la veste. La partie inférieure est composée de la Chima, une longue jupe dont il existe différentes variantes. Et enfin les Beoseon, qui désignent la paire de chaussettes portée aussi bien par les hommes que les femmes.

Bien que méconnu, le hanbok reste inspirant pour de nombreux couturiers. Il existe même depuis quelques années un ministère de la culture, du sport et de l’avancement du Hanbok.

En 2015, Karl Lagerfeld présentait sa collection Chanel Croisière à Séoul au Dongdaemun Design Palace et pour l’occasion avait revisité le traditionnel Hanbok. Il lui a apporté une touche de modernité en utilisant des matériaux légers tels que le lin, le tulle, de la dentelle et du shantung (un type de soie adoré par Coco Chanel). Le directeur artistique de Chanel a mélangé de nombreuses couleurs vives comme le fuchsia, l’orange corail vif et du violet. De plus, il a ajouté du volume à la traditionnelle Jeogori, en y apposant de longues manches et des épaules rondes.

Jean-Paul Gautier a décidé de le réinventer à son tour lors de son exposition au Dongdaemun Design Palace en 2016. Son Hanbok est blanc neige, avec une légère inspiration orientale. La jupe délicate est composée de tulle blanche. Le créateur a ensuite imposé sa signature avec ses célèbres rayures blanches et bleues de breton imprimé sur le Jeogori. A cette veste, il a ajouté une de ses marques de fabrique ,son célèbre soutien-gorge iconique à bout pointu et couleur rose poudré. Les Beoseon, chaussettes traditionnelles ont disparu pour laisser place à des talons aiguilles portés avec des chaussettes à rayures elles aussi.

D’autres initiatives pour moderniser le Hanbok ont été lancé par les coréens notamment lors d’une l’exposition en octobre 2016. Exposition par Arumjigi, une association culturelle qui crée des événements autour de la mode coréenne, de la nourriture et de la maison traditionnelle. Le Hanbok a été présenté avec toutes ces variations mais aussi réinterprété de manière plus moderne pour inciter les jeunes femmes à le porter en dehors des fetes traditionnelles. L’exposition était donc divisée en deux parties avec un espace traditionnel et un espace moderne. C’est une marque de recyclage de vêtement Re;CODE of Kolon Industries qui à recyclé de vieux Hanbok pour les moderniser. Tout cela en collaboration avec les créateurs coréens Jung Mi-Sun (Nohke) et Im Seon-Oc (PartspArts), qui ont apporté leur touche personnelle.

Dans le même esprit, on peut saluer la marque Tchai Kim lancé par la créatrice coréenne de hanbok traditionnelle, Kim Young-Ji. Elle modernise ce costume traditionnel afin de l’adapter à la vie de tous les jours tout en en gardant l’essence et l’esthétique coréenne.

Quelques photos de Vogue en 2014