Psychokinesis

Titre original : Yeomryeok / 염력 / 念力
Film sud coréen de Yeon Sang Ho
Sorti le 31 janvier 2018 et actuellement sur Netflix
Genre : action, aventure, comédie, fantastique
Durée : 1h41
à partir de 15 ans

affiche psychokinesis
Seok Heon est un quadragénaire divorcé, surveillant dans une banque, vivant pauvrement et réalisant de petites entourloupes pour joindre les deux bouts. Après avoir bu une eau étrangement contaminée lors d’une promenade, il se découvre des pouvoirs télékinétiques. Un soir, sa fille, Ru Mi, l’appelle en pleurant. Devenue orpheline de mère suite à un accident, elle lui demande de venir aux funérailles de son ancienne épouse. C’est alors que Seok Heon apprend tout de la vie de sa fille : gérante d’un restaurant de poulet, celle-ci et les commerçants voisins sont persécutés par un grand groupe désireux d’acquérir les terrains. C’est ainsi que lors d’une rixe, la mère de Ru Mi est décédée. Il tente de raisonner sa fille en lui disant d’abandonner son magasin et de venir vivre avec lui, comme il compte gagner beaucoup d’argent en se produisant comme magicien grace à ses nouveaux pouvoirs. Mais Ru Mi refuse violemment et organise la résistance des commerçants. Seok Heon va devoir protéger sa fille d’une manière moins raisonnable.
image du film psychokinesis
Après Train To Busan qui m’avait émerveillée, j’avais hate de voir la nouvelle production de Yeon Sang Ho. Encore une fois, je ne suis pas déçue. Les mêmes thèmes sont abordés : les relations humaines difficiles, le divorce, les choix qu’on doit assumer, le sacrifice des parents pour leurs enfants.
Si le personnage de Seok Heon est plutot drole au début, il se fait rapidement rattraper par les événements et passe d’anti héros à vrai héros. Il fait d’ailleurs un peu penser à Peter Parker/Spiderman, que ce soit quand il découvre maladroitement ses pouvoirs ou lorsqu’il vole (au sens propre du terme) sauver sa fille et les commerçants. Ses pouvoirs un peu loufoques contrebalancent avec la cruauté inhumaine mais tellement réelle des grandes entreprises et leur argent (qui est lui aussi à sa façon un super pouvoir). Certaines scènes sont violentes, voire choquantes (par exemple ici dans le cas du décès accidentel mais ultra violent de la mère, ou lorsque la police tire à la lance à incendie sur un commerçant acculé et suspendu à un balcon pour le faire tomber et mourir) Encore une fois, Yeon Sang Ho ne fait pas dans la dentelle et montre la réalité crue et nue. Un style scénaristique bien loin des superproductions hollywoodiennes.
Seul petit point noir (s’il faudrait faire un reproche), je n’ai pas vraiment compris comment l’eau a été contaminée par une étrange force surnaturelle. Je sais que je dois me reteindre en blonde… Mais en attendant, si quelqu’un a vu le film et peut m’expliquer ce passage…
Une belle découverte que je vous recommande à tous.